mercredi 7 mai 2008
Des chansons pour toujours (1)
Je me souviens très bien lorsque j'avais une petite dizaine d'années - peut être un peu moins - des premiers Compact disc que j'avais achetés au supermarché avec mon amie Aurélie (qui vient sur ce blog !) et ma chère Maman : Dix ans déjà de Claude François (il y avait dessus Je vais à Rio, Magnolias for ever, Alexandrie, Alexandra....), Le meilleur de Jacques Dutronc et Starmania.
C'était le début des années 1990 et déjà au collège quand je parlais de mes goûts musicaux, c'est à peine si on ne se moquait pas de moi. Mais je m'en suis toujours fichu. Je sentais déjà que les boys band ne survivraient pas et que j'étais dans le vrai avec ma variété française.
Depuis, quelques années ont passé. Et pourtant, le jeune enfant que j'étais n'a pas beaucoup changé de goûts musicaux.
Pour revenir encore plus loin, mes premières émotions musicales furent celles de Chantal Goya (Pandi Panda fit fureur chez moi pendant de longues années ) et Jean-Luc Lahaye avec Papa chanteur....
Assis devant mes Légo ou mes Playmobil, je branchai le radio-cassette et tout en jouant, j'écoutais les cassettes de la maison : Michel Berger, Serge Gainsbourg, Yves Duteil, Véronique Sanson...
La variété française façonnait mes oreilles, petit à petit.
Dans le salon, il y avait un tas de vinyls sous la platine et je me plaisais à les écouter aussi. Parfois, je les montais jusqu'à ma chambre et je les faisais tourner sur le vieux Teppaz jaune de mon frère.
C'est ainsi que j'ai connu Edith Piaf, Jean Ferrat, Serge Lama, Charles Aznavour, Gérard Lenormand...et tant d'autres.
Et puis ce Julien...je le dois tout de même à un certain Julien Clerc. Heureusement que Maman l'écoutait lui plutôt que Johnny. Ce blog se serait appelé "Le blog de Monsieur Johnny". Ah que, c'est ridicule, non ?
NB : C'est fou ce qu'un commentaire de Sessyl peut susciter.... La découverte de certaines chansons d'Aznavour dernièrement m'a remonté le moral de façon étonnante. Que Charles Aznavour, les chansons et la musique plus généralement en soient remerciés.
Libre, je suis libre
J'ai fait de ma carte du Modem des confettis...depuis un certain temps déjà. Je ne dirais pas que j'ai été déçu. Ce n'est pas vrai. Pour la simple et bonne raison que je n'y ai jamais cru. Un peu comme au poker, j'ai pris (payé) ma carte pour voir ce qu'il s'y passait et pour soutenir aux municipales celle que j'ai connue grâce à ce blog.
Donc je suis venu, j'ai vu...et sincèrement, ça ne m'a pas emballé. Voire, ça m'a ennuyé...
Je ne me suis pas senti en phase avec mes idées. Tout simplement parce que mes idées, aujourd'hui, ne sont dans aucun parti...
Les valeurs du Modem, pour moi, c'est un peu du bidon. L'humanisme, l'Europe...toutes ces valeurs un peu lointaines et creuses (bref un joli fourre-tout) qui font la différence avec le grand parti de droite - l'UMP- ne suffit pas à créer son identité politique. Soit on est de gauche, soit on est de droite...les autres, indécis, adeptes d'une troisième voie, je n'y crois pas.
Qu'on ne me dise pas que c'est le culte de la personnalité qu'on reproche à Sarkozy, vu qu'au Modem, tout repose - ou presque -sur la personnalité d'un type qui ressemble à une sorte de François Hollande bégayant. Bayrou est la seule tête qui dépasse du Modem...et il faut bien l'avouer, avec un talent bien moindre que Sarkozy.
Je croyais en un Modem de centre-gauche, une sorte de PS rénové. Je me suis mis le doigt dans l'oeil. Rien n'a changé à l'UDF. D'ailleurs, l'honnêteté intellectuelle exigerait de reprendre cette bonne vieille étiquette, qui a tant servi la droite.
L'alliance avec les partis de gauche était une exigence élémentaire dans mon esprit. Aux municipales, ce fut du cas par cas. Le cul entre deux chaises...c'est ça la ligne politique du Modem ?
Si être au Modem, c'est cultiver ce côté mièvre et indécis, alors non merci.
Le courage de ses opinions, c'est de les assumer et de choisir vraiment.
Alors vive la gauche !























