hondelatteHier soir, j'ai encore regardé Faîtes entrer l'accusé, une émission qui me coupe le souffle à chaque fois. On dit qu'après avoir écouté du Mozart le silence qui suit, c'est encore du Mozart. Eh bien, je crois que pour cette émission, c'est un peu le même principe. Je reste scotché à l'histoire. Presque...j'ai encore des sueurs.

Ce soir il y avait la tuerie de Louveciennes et ses six morts. Mais je me souviens de la diabolique Simone et sa meuleuse magique, les disparus de Mourmelon et son militaire qui prenait en auto-stop des gens qu'il ne rendait pas (même pas les slips!)*, Thierry Paulin et son dézingage de petites vieilles pour avoir de l'argent de poche, et j'en passe... C'est juste passionnant parce qu'on est dedans complétement.   

Je suis toujours impressionné de voir comment la dramaturgie est toujours bien amenée. Au départ, on peut croire que ça ne va pas vous passionner et puis, la réalisation est faite d'une façon telle que n'importe quelle affaire nous fait rester.

Je ne suis pourtant pas un fanatique des faits divers et des séries policières, sauf peu être parfois Hercule Poirot, Maigret ou encore Nestor Burma...

Mais je crois en fait que je n'aime pas qu'on me raconte des salades. Là au moins, c'est de la vraie viande froide. Et puis le dénouement de l'histoire arrive à la fin.
C'est fou d'ailleurs comme des drames chez les autres nous passionnent alors que bien évidemment, le fond de ces crimes est à peu près toujours horrible, atroce, toujours glauque.

Et puis, la  musique, celle de Michel Legrand dans Le Messager, est envoûtante, mystérieuse... Même le moment où Hondelatte prend son cuir, part après avoir fermé consciencieusement la porte d'entrée et que l'on voit à travers les vitres, même cette mise en scène qui pourrait paraître un peu "too much" passe. Nous devenons bizarrement complices jusqu'au bout.

Finalement, cette émission ressemble un peu la vie dans ce qu'elle a de fragile. On ne le sait pas mais tout peut basculer à n'importe quel moment. Tous ces meutres nous apprenent peut être à connaître notre bonheur d'exister encore, pour un temps.


Découvrez Juliette Gréco!

*A lire : un article de l'écrivain trublion Marc-Edouard Nabe à l'époque où il était en service militaire sous les ordres de l'adjudant. Nabe, cet être littéraire excessif mais si drôle.