27 juin 2009
Paris pop
Hier, nous étions à Paris, des camarades et moi, pour une belle exposition au Grand Palais, plus précisément aux Galeries Nationales. Beau moment que nous avons vévu là et certainement une visite guidée des plus ludiques. Je devais juste être à un mètre des oeuvres, ayant eu le malheur d'oublier mes lunettes. La myopie a parfois des avantages mais pas dans un musée où il faut sans cesse repérer des détails, tourner sa tête, regarder à l'envers....
Toute la journée, nous étions dans ce beau quartier entre les Petit et Grand Palais et l'avenue des Champs-Elysées.
Très beaux palais rénovés que la République peut s'enorgueillir de posséder. Le drapeau flotte, triomphant sur la verrière. Il est bien plus grand qu'on ne le pense. Les jardins aménagés aux sculptures très académiques et les colonnades très classiques, presque blanchies sont très entretenus. C'est le moins que l'on puisse dire. Un temps superbe, après les pluies de la nuit et les orages qui ont du empêcher toute la Normandie de passer une bonne nuit.
Un souvenir a plané sur toute la journée. Un moment à part qui restera graver forcément. Dès le matin, la mort de Michael Jackson est sur toutes les bouches qui s'ouvrent. Assis dans une brasserie en face du Grand Palais pour siroter un petit noir (hommage), nous regardons les clips qui passent en boucle. Je vois le clip de Thriller en entier : j'en étais déjà conscient depuis longtemps. Cet album est peut être l'un des plus formidables de la musique pop et ce morceau un des plus révolutionnaires. Les clips et les chansons pop ne seront plus jamais comme avant.
Nous avons failli aller à l'exposition Andy Warhol, malgré une file interminable. Pour voir des boites de conserve (qui ont eu grand peine à passer la douane, me dit-on) et des portraits de toutes les couleurs, je préfère passer mon chemin. Au départ donc, j'ai tout fait pour ne pas y aller. Et puis, je me suis laissé tenter.... Mais le temps a joué pour nous. Il a fallu vite repartir. Pas d'Andy ! Pas de Petit Palais que j'ai su bien vendre (musée généraliste, gratuit que j'affectionne particulièrement avec ses salles dédiées au Moyen Age revu par le XIXème siècle ). Finalement, on est allé sur la plus belle avenue du monde. On s'est payé le luxe de manger là-bas chez un belge qui sert des choses rapidement. On a parlé, on s'est baladé, on a flâné, on s'est posé sur une pelouse. Je n'ai rien ramené...sauf une auréole de fiente de pigeons sur ma veste ! Décidément, les rats volants m'en veulent.
En revenant le soir, je vois un documentaire sur le king de la pop et après avoir eu une bonne partie de ses musiques en tête, j'ai l'autre image beaucoup moins fascinante du personnage : le fricoteur fantômatique qui s'entoure d'enfants dans son ranch de Neverland. Michael Jackson, dont la jeunesse a été business, essaye de rattraper le temps perdu. Les procès s'enchaînent et la folie n'a pas l'air de s'arranger. Sa vie a été tragique, comme l'a dit le nouveau messie et président des Etats-Unis.
Force est de constater que l'émotion est universelle. Presque autant connu que le Coca-Cola, chacun se sent le possesseur d'un peu de Michael Jackson. Le problème est que dans les dernières années, il n'en restait plus grand chose.
Image : Coll. Grand Palais, cliché François Tomasi.
Commentaires
Yaeeeeeep !
On devrait proposer un nouveau concept pour le son et lumière rouennais.
"jackson aux pixels" Qu'en pensez-vous. je me demande si ca plaira à l'élite autoproclamée des blogueurs (ses)
Mais pourquoi pas! Il suffit juste d'échanger les diapos !
Michael Jackson qui avale la flèche de la cathédrale, ça a de la gueule !
Ah je ne sais pas...faut leur demander !
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