jeudi 8 mai 2008
8 Mai 1988 : François Mitterrand est réélu
Le 8 mai 1988, François Mitterrand est réélu président de la République avec une large majorité face à son adversaire et Premier ministre Jacques Chirac. En mai, François Mitterrand est donc confirmé dans son poste. La cohabitation l'aura placé comme un recours et une veille républicaine utile. Les Français feront de lui alors le président qui aura le plus longtemps gouverné la France.
François Mitterrand, déjà rentré dans l'Histoire parce qu'il symbolisait l'alternance politique nécessaire dans une démocratie moderne, est celui qui, comme marque de son passage, fera abolir dès 1981 la peine de mort.
Homme d'Etat, adversaire déterminé du régime et de la personne de De Gaulle, François Miterrand se confond dans les institutions de la Cinquième République, après les avoir critiquées.
Réformateur, visionnaire, bâtisseur ou monarque républicain, vichysto-résistant, adepte de la duplicité, François Mitterrand est un homme dont l'héritage est autant complexe que difficile à appréhender lorsqu'on sort des vaines querelles.
La dimension de son esprit était, c'est certain, un grand honneur pour la France.
vendredi 18 avril 2008
Nous l'aimions bien M et ses airs
«La culture, c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable»
Aimé Césaire
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mardi 8 avril 2008
Gaulliste sans le savoir
Ce soir, France 2 va nous proposer un documentaire sur l'année 68 réalisé par Patrick Rotman qui n'est pas à son coup d'essai. J'attends sa réalisation avec attention.
Il n'est pas très difficile de s'immerger dans l'ambiance de Mai au regard de la marée de publication sur le sujet.
Chacun y va de son petit pavé.
Et comme sous un chêne, on ne trouve pas que des glands, j'ai ramassé l'adresse d'un site remarquable : une compilation de l'INA sur les discours du général de Gaulle.
Pour rester dans l'ambiance du jour, je vous conseille l'entretien du général de Gaulle après les événements de Mai 68, avec Michel Droit. Le plus remarquable est cette opposition du général au communisme et au capitalisme et la promotion du principe de la participation. Un instant, je me suis dit : mais il a raison ! C'est dans cette voie qu'il faut aller.
L'oeuvre sociale gaullienne, notamment au sortir de la guerre, est véritablement fondatrice de nos valeurs actuelles. Le pire, c'est qu'aujourd'hui, les acquis de la Libération sont rognés chaque jour un peu plus.
Chacun de nous est gaulliste sans le savoir.
Seulement quand on voit la stature du général, on pense que ceux qui se disent gaulliste en politique, ont bien pâle figure. Qu'ont-ils retenu ?
J'ai eu la chance d'avoir deux grands-pères : un communiste résistant et un autre gaulliste, infirmier blessé de guerre et envoyé au STO.
Celui qui était communiste était aussi le fils de républicain espagnol et communiste.
Si notre nom est d''origine espagnole, il est aussi celui d'un Français libre et rare participant français à l'opération navale de juin 44. Mon pépé, il a sauvé l'honneur de la France !
Mon pépé communiste qui a rejoint de Gaulle en Angleterre s'est illustré aussi...dans la cuisine.
Je peux dire avec amusement que mon pépé, il a préparé aussi de la langouste au chef de la France Libre.
Pas de cuisiniers, plus de vivres...mon pépé s'est dévoué pour faire avec les moyens du bord.
Félicité par le général.
Voilà la participation de notre famille à la grande Histoire.
Je me souviens d'avoir demandé à Pépé ce que ça lui avait fait d'avoir rencontré le général de Gaulle.
Il m'avait répondu, avec un ton blasé : "Tu sais, moi de Gaulle..."
Et moi de surenchérir : "Mais enfin, c'était de Gaulle quand même !"
Plus gaulliste que le résistant !
Il était comme ça notre pépé : pas de flonflons, pas d'inutile, brut de décoffrage, communiste jusqu'à la fin de sa vie...le genre pas facile tous les jours mais attachant.
On l'aimait bien notre pépé.
Il m'est bien difficile de savoir si j'aurais été du côté des gaullistes ou des communistes après la guerre.
A quel défilé, je serais allé ? Aux Champs-Elysées ou sur les barricades ?
Il parait qu'on ne refait pas l'Histoire. Tant mieux, la question tombe à l'eau.
dimanche 17 février 2008
Salves d'or pour Riton
Il y a pléthore d'émissions et d'articles – c'est la loi du genre - qui honorent le souvenir d'Henri Salvador et pour ceux comme moi qui ne le connaissaient pas bien, c'est une occasion en or pour se faire une idée du personnage.
A près de 90 ans, c'est sûr qu'il a vu défiler une bonne partie de l'Histoire – trois Républiques tout de même disait un journal. Déjà 64 ans quand je suis né ! Et nous sommes nés un 18 juillet ! Dingue ! – mais aussi a participé, surtout, à la petite histoire, pas moins intéressante, de la chanson française. En 70 ans de carrière, il en a croisé des fous chantants.
Henri Salvador fait partie de ces tous premiers artistes noirs à avoir fait rire en chantant et en retournant les clichés de manière magistrale. Quand on voit les scopitones de Juanita banana ou de Faut rigoler, on peut penser à Joséphine Baker, obligée de faire des numéros de négresse pour être acceptée par ces bandes de blancs qui les applaudissent pour bien se marrer après. Oh regardez les noirs comme ils sont joyeux ! Oh la jolie banane ! Oh comme ils ont le rythme dans la peau !
A ce sujet, le journal Le Parisien, dans son article hommage, rappelle ce racisme culturel : « débarqué dès 7 ans à Paris, [Henri] avait fait aussitôt l'expérience du racisme. « T'as vu ? Un petit nègre ! » s'était exclamé un voyageur. Plus tard, un prêtre lui refusait la chasuble d'enfant de choeur au motif qu'il était noir ».
Dans l'émission Recto-Verso, présentée par Paul Amar, rediffusée sur Paris-Première, le documentaire retraçant sa vie parle qu'Henri connait les effets du racisme également pendant son service militaire, et cela sans trop s'appesantir. Le type met les rieurs de son côté et une bonne partie des cons aussi et le voilà tranquille.
Le rire est toujours une défense très habile. Et il a été celui qui en a usé et abusé...
Lors de sa dernière interview décrochée par un journaliste de Paris-Normandie, le célèbre pétanqueur qui devait inaugurer un boulodrome à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, à la question du journaliste qui lui demandait ce que cachaient son sourire et son rire, il répondait : "Ça ne cache rien. Je suis né comme ça et j'espère que je vais mourir comme ça".
Nous voilà rassuré. Par contre sur l'état de la chanson, Henri n'était-il pas un poil vieux chnok en disant : C'est la dégringolade. On est foutus. Il n'y a plus de compositeurs. [...] Il n'y a plus de talent. La chanson, c'est un art sérieux qu'on a pris à la rigolade. Ils ont oublié la qualité, pour pouvoir faire plus de fric. »
Il faut dire que le crooner avait fait ses adieux il y a quelques mois...
Enfin, quand on inspire la bossa nova avec la chanson Dans mon île, qu'on fait du jazz avec Boris Vian et qu'on inaugure le rock en même temps, qu'on swingue avec Ray Ventura,...on peut avoir un avis sur la chanson actuelle. Pourvu juste qu'il se soit trompé. La chanson, c'est formidable !
dimanche 3 février 2008
Académite
Il y a les posts qu'on publie et ceux qui ne verront jamais le jour. C'est triste, non ? On réfléchit à ce qu'on va dire pendant plusieurs jours. On croit avoir trouver le sujet en or, celui qu'on va exploiter comme jamais. Et puis rien. Rien ne vient au moment où il faut écrire. Alors chacun devra se passer de ce petit article de plus ou en moins.
C'est dommage. L'Académie française, lieu complétement dépassé, me passionne comme dernier sanctuaire intouchable de la culture. Une approche intellectuelle qui faisait la grandeur de la France depuis Richelieu, et aujourd'hui, qui semble se renfrogner sur elle-même, avec des gens ignorés par tous. Et pourtant, derrière les petits costumes verts miteux et palmés, il y a bien des talents qui font resusciter les vieilles gloires et perpétuent l'oeuvre des Anciens et des Modernes de leur temps.
La France se résume un peu dans cette institution. Que reste-t'il de cette vision universelle des choses ?
C'est donc, comme on se pencherait sur le nombre d'espèces sauvergardées dans une réserve, qu'il faut envisager l'Académie française. Peut être que finalement, la désuétude a toujours fait partie du cahier des charges, comme la poussière pesante sur les lustres. Livrées avec.
Jeudi dernier, Max Gallo entrait à l'Académie française. Pour l'occasion était présent le président de la République qui, privilège concédé à sa fonction, arrivait par la grande porte du Quai Conti sur tapis rouge et Garde Républicaine à cheval.
Max Gallo remplaçait Jean-François Revell, dont on apprend qu'il était de gauche avant d'être de droite, participant à la Culture au contre-gouvernement de François Mitterrand en 1965.
Pendant un long moment et presque exclusivement comme le veut la tradition, Max Gallo a fait l'éloge de son prédecesseur. Et toujours dans ce déroulement immuable, un académicien fait un discours de réception. Celui qui s'y est collé est Alain Decaux. L'historien populaire, qui commence à sucrer les fraises (c'est de
saison ?) a rappelé à l'envi le parcours d'immigré italien, les débuts de mécanicien-ajusteur, les premiers postes universitaires, l'engagement politique à gauche, tout cela sur un ton bien amical. Mais ce qui fait la force et la particularité de Gallo, c'est bien l'abattage dont il fait preuve pour ses publications. Et contrairement à Alexandre Dumas, jusqu'à preuve du contraire, Max Gallo n'a pas besoin de nègres.
Imaginez environ deux heures de discours, écoutées par votre serviteur mais aussi par un Nicolas Sarkozy, muet et dont le nom n'a pas été prononcé ! Même si les portes sont grandes ouvertes et qu'un petit bonhomme y est entré pour voir des Immortels, L'Académie est peut être le dernier refuge pour ne pas entendre parler de sarkozisme, après tout.
jeudi 31 janvier 2008
A bientôt le fauché
Philippe Khorsand n'est plus. Il reste ses nombreuses prestations dans les si fastueux et si plaisants Palace, Une famille formidable, Mes meilleurs copains...Marcel Philippot sous les traits du client pas facile par excellence aura eu finalement la peau du directeur. Gentil John va !
P.S. : Dans Palace, on pouvait voir Jacqueline Maillan, Darry Cowl, Jacques François, Jean Carmet et tant d'autres... C'était la période où la télévision avait de l'audace et savait faire rire : ça change d'aujourd'hui, c'est sûr.
vendredi 18 janvier 2008
Carlos, la bonne humeur personnifiée
Sa bonhommie et sa voix bien enveloppées ont accompagné sans le savoir quelques générations. Les refrains très gais qu'il chantait et que nous entonions font aujourd'hui partie du patrimoine populaire de la chanson. Des Numéros Un aux Top A organisés par Gilbert et Maritie Carpentier, Carlos a participé à nombre d'aventures télévisuelles aux côtés de ses amis dans les années 70. Puis dans les années 80-90, je me souviens de lui dans le club Dorothée ou dans les Grosses Têtes qui passaient alors, aussi, à la télé. Et, on rigolait bien, faut le dire.
Avec ses chemises fleuries à souhait, Il était l'ami des stars, le Brialy du zinc, le raconteur de blagues devant l'éternel, le noceur avec ses compères de la bande à Barclay : Stéphane Collaro, Darry Cowl, Philippe Lavil, André Pousse.... Secrétaire personnel de Johnny puis de Sylvie, Carlos avait été leur meilleur ami. Il faut entendre le message de Johnny Hallyday sur RTL, ému aux sanglots, pour comprendre que ces deux-là ont perdu beaucoup. Il était aussi pour lui l'ami des débuts. Pour Mike Brandt, il fut même celui qui l'a découvert.
Toujours joyeux, Carlos a toujours gardé la pêche jusqu'au bout. C'est rare les rigolos qui ne veulent pas à un moment faire plus sérieux. Pas de désir névrotique d'être reconnu dans l'art dramatique. Le fils de Dolto a été bien élevé.
Publicité quand tu nous tiens : aujourd'hui, ce dont je me remémore surtout comme air, c'est le refrain pour la boisson Oasis. J'ai honte. Mais c'est comme ça.
Heureusement, récemment, j'avais vu des émissions de pêche au gros où en prenant du bon temps sur de beaux bateaux, il visitait les îles...On voyait bien là sa gentillesse et son goût des autres.
Des qualités remarquables et suffisantes pour être soulignées.
Enfin, il nous reste toujours Big Bisou, Rosalie, Papayou, Tout nu et tout bronzé, A la cantine, Senor météo...et tant d'autres farces musicales que je vais m'empresser de ré-ré-ré-ré-écouter.
Allez, en guise d'hommage, chantons tous en choeur :
Tirelipimpon sur le Chihuahua
Tirelipimpon avec la tête avec les bras
Tirelipimpon un coup en l'air un coup en bas
Touche mes castagnettes moi je touche à tes ananas !...
dimanche 30 décembre 2007
Valérie Bègue retrouve sa voix (ou sale période pour les dindes)
Après une semaine d’intense agitation mais aussi de réflexion, Geneviève de Fontenay, avec le comité miss France et la société Miss France, a accepté de rencontrer Valérie Bègue pour mettre à plat tous les éléments d’une situation devenue intenable et essayer de lui trouver une issue raisonnable.
Valérie Bègue reconnaît à nouveau qu’elle a commis une faute en ne déclarant pas au Comité Miss Réunion qu’elle avait posé pour des photos que tout le monde connaît maintenant. Néanmoins elle confirme qu’elle n’a jamais voulu que les photos soient publiées mais admet qu’elles aient pu choquer.
Geneviève de Fontenay, pour sa part, considère ces photographies comme totalement contraires à l’image de Miss France et regrette que certains aient pu penser qu’elle pouvait en vouloir à Valérie Bègue ou à la Réunion, alors qu’elle n’a jugé que des faits qui auraient dû conduire à écarter Valérie Bègue de l’élection de Miss Réunion.
Geneviève de Fontenay, le Comité Miss France et la Société Miss France ne souhaitant pas se substituer au public et juger seuls du maintien du titre de Miss France, ont pris en compte le fait que Valérie Bègue a été élue devant 9 millions de téléspectateurs et que le titre lui a été décerné suite au vote du public et du jury.
Valérie Bègue comprendrait qu’elle puisse être destituée, Geneviève de Fontenay a accepté qu’elle conserve sa couronne mais sous la condition qu’elle ne se présente pas aux élections internationales qui, compte tenu des publications lui seraient certainement interdites et que pendant un temps donné en tout cas, elle ne participe pas aux élections régionales et enfin que dans l’hypothèse où Valérie Bègue obtiendrait des dommages et intérêts suite à son action contre le magazine qui a publié les photos, cette dernière s’engagerait à reverser ces sommes aux deux associations qu’elle soutient (Vaincre la mucoviscidose et La Ligue contre le cancer du sein)."
Fait à Paris le vendredi 28 décembre 2007
Communiqué co-signé par Geneviève de Fontenay (présidente du Comité Miss France) et Valérie Bègue (miss France 2008)
Si ce n'est qu'il y a désormais trois textes importants dans l'Histoire de France : l'ordonnance de Villers-Cotterêts, le Code civil et le communiqué de Geneviève de Fontenay et Valérie Bègue de 2008. C'est donc naturellement que j'ai classé cet article dans la rubrique "culture".
Des trèsors de l'intelligence française. Des pépites. De l'or en barre. Je n'ai plus de mots pour décrire le sommet de la connerie que nous venons d'atteindre. Alors qu'au même moment la démocratie au Pakistan pleure à chaudes larmes, on est à Paris inquiété par le sort de Miss France 2008.
Va-t'elle oui ou non garder sa couronne ? Qu'on nous le dise !
Oui, on a convoqué la presse (et que celle-ci se déplace) pour entendre ça... Mais c'est à désespérer...
Comment la France peut-elle être pendue aux lèvres d'une pintade déguisée en panda ?
Qu'on m'explique dans quel monde je vis !
Le plus drôle, c'est que Geneviève de Fontenay est choquée par des photos "provocantes" en maillots de bain dans Entrevue. Par contre, lorsqu'il s'agit de faire défiler les mêmes Miss en maillots dans des cérémonies qui ressemblent, à s'y méprendre, à des comices agricoles, là, c'est classe !
Pour finir, j'apporterai une note de culture en citant Monsieur Bordeau Chesnel ( ne pas confondre avec Paul Deschanel) en disant que nous aussi, "nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs".
mardi 25 décembre 2007
Monsieur Julien...Gracq est mort
Julien Gracq est mort. Pour beaucoup, la nouvelle ne fait ni chaud, ni froid. Et ils ont bien raison.
Bien sûr que je savais qu'il existait le pauvre homme car il est avec Julien Green, écrivain beaucoup plus sympathique, l'un des rares auteurs à porter le même prénom que moi : ça crée des liens forcément.
Sauf que Julien Gracq est comme Julien Lepers un imposteur. Quand on s'appelle Roland ou Louis, faut assumer les gars ! Le prénom Julien, il a bon dos !
Surtout Louis Poirier...il a du souffrir pépère dans la cour d'école. Et à la piscine, il a du forcément boire la tasse : "Allez Louis, fais nous le poirier !", et ses petits camarades appuyant sur sa tête de souffre-douleur.
Mis à part le bal des faux derches qui s'active toujours dans ces cas là pour rendre hommage au "plus grand écrivain du XXème siècle", la majorité des lecteurs n'ont pas conscience de perdre grand chose.
Ce je retiendrais du type est qu'il a refusé de paraître en livre de poche. Voulant bien dire, vous les pauvres, allez vous faire voir ailleurs que chez les Gracq.
Ses allures de pisse-froid ne l'arrangent pas. On le cite volontiers en exemple, comme s'il avait perdu une jambe à Verdun, pour son refus du Goncourt en 1951. Quel courage, bon diou !
"Le rivage des Syrtes"...on le lira peut être si les ayants-droits sont moins présomptueux que le bout de gigot qui se fera incinérer dans les prochains jours...
Ce qui me rassure, c'est que Michel Perdrial, lui qui aligne les références comme Vincent Delerm se sert des noms propres dans ses chansons, ne l'a pas lu non plus. Ouf, je suis excusé.
P.S. : Un hommage iconoclaste très injuste certes mais qui est disponible gratuitement et pas seulement dans la collection de La Pléiade. Signalons que c'est la lecture, plaisante et quotidienne depuis un moment, du blog de Michel Perdrial qui nous a donné l'envie d'avoir envie d'écrire sur ce...grand écrivain.
lundi 24 décembre 2007
Ratatouille, la bonne cuisine du cinéma
Un peu de cinéma en ce jour de veille de Noël, histoire de mettre tout le monde d'accord. Vu hier le dessin-animé Ratatouille.
Je dois dire que j'ai été souvent plié en deux. En plus d'être bien fait, c'est attendrissant. Un film que les enfants et ceux qui le sont restés doivent absolument voir. Il faut dire qu'il y a du talent chez les studios Pixar. Et je pense ne pas avoir raté une de leurs productions.
Walt Disney se penche avec ce film sur la culture française, plus précisément la culture gastronomique. La meilleure cuisine du monde, c'est nous. A Paris et pas ailleurs.
Le film commence sur quelques notes de Marseillaise...
Un hymne à France, à sa culture...tous ceux qui voulaient enterrer notre vieux et beau pays ces derniers temps en sont pour leur frais.
Dans ce film d'animation, les petits rats sont plus vrais que nature et finement étudiés. Il n'est pas étonnant que maintenant maintenant tous veulent un "ti" rat tout mignon. Surtout un comme Rémy, le héros de l'affiche.
Car contrairement aux autres de la colonie de rats vivant dans les combles d'une maison de campagne, Rémy a des sens
ultra-développés et s'intéresse aux bonnes choses. Son papa lui donne donc la mission de détecter si la nourriture trouvée dans la poubelle est empoisonnée ou non.
Humanophile, se tenant debout sur deux pattes et se lavant les mains avant de manger, Rémy est un rat modèle. Mais le plus intéressant est qu'il sait lire...et notamment le livre du grand chef Gusteau, qu'il vénère. "Tout le monde peut cuisiner " est sa Bible.
Pour agrémenter un champignon et du fromage de chèvre, Rémy décide de partir en mission dans la cuisine chercher du safran. La petite vieille qui habite là somnole. Rémy en profite pour zyeuter la télévision et tombe sur un hommage à Gusteau qui vient de mourir. A peine le temps de s'attrister, la gardienne des lieux se réveille et attaque les deux rats à coup de fusil de chasse. Finalement, le plafond s'effondre et la centaine de petits rats est obligé de fuir...
S'échappant par les égouts, Rémy qui veut sauver le livre de Gusteau arrive par se perdre. Heureusement, l'esprit de Gusteau sorti de son imagination l'aide et lui conseille de voir ce qu'il se passe dehors...
Rémy est à Paris ! Sur les toits, Rémy voit l'enseigne du chef étoilé Gusteau et décide de s'y précipiter. Là il trouve un petit commis chargé des poubelles qui se révélera être l'héritier du célèbre cuisinier. Le petit rat des goûts décide de cuisiner une soupe...qui se retrouve sur la table d'une critique. Et quelle surprise ! Elle est appréciée grandement. Le petit commis fait équipe avec le rat qui le dirige de sa toque.
Allez, je ne vous raconte pas tout...
L'un des passages les plus drôles est celui où Rémy est conduit avec son papa retrouvé devant une vitrine de droguerie spécialisée contre les rats....une vision horrible pour le petit Rémy. Car les humains sont génocidaires...eh oui !
La peinture du critique gastronomique Anton Ego est bien marrante aussi. Un peu l'incarnation de l'exigence culturelle et élitiste française.
Paris est merveilleusement dessinée, avec bien évidemment une vision très romantique des choses.
Comme quoi les Américains ne nous veulent pas toujours que du mal...
P.S. : J'ai aussi vu le film Jean-Philippe mais ça m'a un peu déçu donc je n'en parlerai pas...
Photos : Ratatouille le film
























