30 août 2009
Sur les traces de Victor Hugo
Quelques photos de mon voyage sur les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Un air très british dépaysant au possible.
Embarquement dans la Cité corsaire et natale de Chateaubriand, puis direction Saint-Hélier, capitale de Jersey, à l'économie très dynamique.
En face du port, le protecteur château Elizabeth.
Le centre-ville, très victorien.
Les Français sont des grenouilles et les Jersiais, des crapauds.
Direction l'est de l'île, au port de Gouray, voir le château de Mont Orgueil, fort imprenable du XIIIe siècle.
Un chevalier égaré.
Un portier ronflant.
Un arbre généalogique.
Un arbre aux urines : selon la couleur, le diagnostic n'est pas le même.
L'Union Jack qui flotte.
Le drapeau jersiais et le drapeau suédois en bonus.
Après un tour en bus mémorable de l'île, nous voilà à attendre dans un petit bourg.
Rien à faire si ce n'est prendre une boite aux lettres en photo.
Nous voici à Guernesey. Gros coup de coeur dès l'arrivée.
Avant toute visite, nous déposons nos bagages à l'hôtel qui se trouve dans la rue où a habité Vicor Hugo.
Première maison de Victor Hugo.
Deuxième maison de Victor Hugo. Propriété de la ville de Paris.
Par contre, on ne peut pas payer en euros....
Avant la visite, tour superbe de l'île en bus et visite du port capitale, Saint Peter.
Château Saint Cornet, qui lui aussi garde l'entrée du port capitale de Saint Peter.
Et enfin la cerise sur...le bouquet, la visite de l'intérieur de la maison de Victor Hugo.
On se rend compte que Victor Hugo avait une passion pour la récupération.
Chez Victor, la vaisselle est accrochée au plafond.
Au dessus du "H", Notre Dame de Bonsecours.
Mais rien à voir avec la commune de l'agglomération rouennaise.
Le fauteuil pour les absents.
Le salon de réception, très théâtral.
La bibliothèque de Victor Hugo.
Le bureau où Victor Hugo n'écrivait pas.
En face, dans la même pièce, le lit de Victor Hugo où il ne dormait pas.
La pièce symbolisant juste la mort, le jugement dernier...
A travers une fenêtre de sa chambre. Tiens, on y verrait bien mes doigts...
Salon avec une belle vue.
Et pour finir, les jardins de la maison de Totor.
Voilà ce que c'est que de ne plus avoir de batterie...les autres photos sont dans ma tête.
06 août 2009
Pierre Bénichou en vacances
En vacances, surtout après un mois, on finit toujours par s'emmerder un peu. Heureusement, il y a les podcasts de l'émission "On va s'gêner" dont je suis un aficionado depuis dix ans déjà....
Ce qui est bien, c'est qu'on peut les écouter quand on veut et partout. Je dois même dire qu'il m'arrive de me repasser les émissions que j'ai écoutées, pourtant la veille. C'est dire à quel point je suis accroc.
Autrefois quand Internet n'existait pas, au siècle dernier donc, j'enregistrai sur des cassettes. La fée Internet est passée par là et c'est tant mieux car les horaires 16h-18h ne sont pas tout à fait les miens. Aujourd'hui, je ne loupe rien.
Il y a dix ans donc, j'écoute en direct la première d'un inconnu pour moi : Pierre Bénichou. Cette écoute va révolutionner mes après-midis puisque tel un drogué, j'ai besoin de ma petite dose de Pierre Bénichou.
Quel dommage de ne pas l'avoir connu plus tôt ce Pierro. Oui, car plus jeune à cette fameuse question - qu'est-ce que tu veux faire plus tard? -, j'aurais répondu : moi, plus tard, je voudrais devenir Pierre Bénichou. Pierre Bénichou sait tout ou en tout cas occupe l'espace sonore en faisant croire qu'il sait tout. Il est du genre à avoir un avis sur tout et rien. Une histoire drôle, une chanson, un poème...il rebondit avec jeunesse d'esprit et truculence sur tout ce qui bouge. Il est aussi un dragueur invétéré, un tripoteur radiophonique, amateur des femmes plantureuses ou un peu sévères (la liste est longue : de Christine Lagarde à Michèle Alliot-Marie en passant par Laurence Boccolini ou Caroline Diament...) et ça aussi c'est drôle.
Et il faut bien le dire, ça part toujours un peu dans tous les sens et c'est pour cela qu'on l'aime notre pierro, notre monument national et public de l'humour. Il est aujourd'hui plus drôle que n'importe quel autre humoriste. Le pire est que ça n'est pas son métier : c'est peut être pour cela qu'il est plus naturel et donc moins sinistre. Le comique de situation et non préparée m'a toujours fait beaucoup rire.
Pierre Bénichou est donc ce petit garçon d'Oran qui sait nous raconter l'histoire de France de ces dernières années de son oeil de journaliste et d'homme de culture. Cette culture que j'aime, qui n'en fait pas trop, qui est là pour nous alléger et nous donner beaucoup de bonheur. Un véritable humaniste en somme. Ou une somme en humanisme, comme vous voudrez.
Ces points de vue sur le monde qui nous entoure et vers lequel nous allons sont toujours distillés avec beaucoup de mauvaise foi et derrière les saillies, avec un peu de vérité.
Et rendons à César ce qui appartient à Pierre Bénichou, il m'a fait aimer la chanson française plus que de raison, donné le goût des poésies classiques, des films en noir et blanc, des petites histoires de la politique... C'est dire s'il est aujourd'hui quelqu'un qui compte pour moi. Il est une sorte de maître qui vous inspire, qui vous suit et qui vous donne quelque chose dont on n'arrive pas à connaître le sens immédiat et qui est pourtant si précieux. Il y a des Hommes, des parcours ("Quel parcours! comme dirait Michel", repris par Pierre...) comme ça qui donnent des clefs.
Ce qui me rassure, c'est de ne pas être le seul à aimer notre Pierro. Il y a un vrai fan club qui se mobilise à noter ses petites phrases. Sorties de leurs contextes, elles perdent un peu de leur substance mais bon, c'est un peu nos évangiles selon Pierro puisque les traces du maître sont rares.
Vivement qu'il nous écrive un livre notre Pierre sur ses souvenirs de Saint-Germain, des soirées parisiennes, du petit monde artistique et politique qu'il a croisé, chez Castel, à la Closerie et ailleurs.... Le fera-t-il un jour? Je n'ai pas l'impression. C'est dommage, il serait un bon témoin. Inutile de dire que je serai le premier à me ruer dessus.
Ce n'est pas très beau d'être admiratif. On est toujours un peu bêta. Les bons sentiments ne payent plus.
*****
Pour le reste de vacances, je vous livre une interview parue dans le journal Sud Ouest où Pierre Bénichou raconte ses vacances sur l'île de Ré car tout bon auditeur de l'émission d'Europe 1 sait que "Pedro" a une maison sur l'île où il rencontrait ou même continue à voir le tennisman Lionel Jospin, définitivement sorti du cours.
Si beaucoup ne voient plus aujourd'hui en lui qu'un rigolo au service de Ruquier ou Drucker (1), rappelons tout de même que Pierre Bénichou fut surtout le patron du Nouvel Observateur - dont il conserve toujours le titre de conseiller de direction - mais aussi le compagnon de route et de noctambulations du tout Saint-Germain-des-Prés littéraire et canaille. Mais, à 71 ans, le chroniqueur semble désormais essentiellement se régaler à jouer les vieux réacs de compétition, avec une justesse telle que l'on se dit parfois qu'elle ne peut pas être tout à fait feinte. Fort en gueule, capable d'un long monologue sur le dernier modèle de chez Renault autant que de déclamer ex abrupto quelques vers d'Éluard, Bénichou est sans doute l'un des derniers amuseurs osant assumer un humour dont le degré dépasse souvent celui d'une vodka polonaise de contrebande.
« Sud Ouest ».
Vous jouez à longueur d'année les urbains intégristes, comment faites-vous pour renoncer à Paris le temps d'un bol d'air loin de la civilisation ?
Pierre Bénichou.
À la campagne, la journée on se fait chier, et la nuit on a le trac. Je suis un urbain, sinon intégriste, du moins pratiquant. C'est vrai que la nature m'emmerde un peu, surtout le côté écolo à la mode... La réintroduction de l'ours, des loups, tout ça c'est grotesque, alors que pendant des siècles l'homme s'est battu pour vaincre les désastres et les maladies. La campagne, je ne suis pas contre, c'est comme le sport, il faut pratiquer, mais un peu. Sauf que cet été je passe un mois à Loix, d'habitude c'est huit jours maximum.
Personne ne vous assigne pourtant à résidence sur l'île de Ré...
J'aime cette île pour toutes les raisons qui sont contraires aux clichés que certains véhiculent. Ah la vie nocturne, les fêtes de people comme à Ibiza... mais non, c'est Hiroshima ! Surtout à Loix, cette langue de terre isolée au bout des marais salants. À 3 heures de l'après-midi, il n'y a pas âme qui vive dans la rue. Ici on a toujours un peu l'impression d'attendre que les gens arrivent.
Pied-noir, amoureux de Marseille, pourquoi alors ne pas plutôt avoir investi à Saint-Paul de Vence ?
C'est sûr qu'il y a des jours ou je préférerais avoir une petite maison dans le sud. Mais ça a quand même beaucoup de charme par ici, les couchers de soleil sur le marais par exemple. Et puis Saint-Martin, le port de la Flotte, mon village préféré. Ars, aussi, avec son petit côté Jospin-bobo caricatural. En revanche, ne me parlez pas des Portes-en-Ré, ce Saint-Tropez avec son genre faux chic 16e arrondissement, c'est insupportable. Loix, à l'inverse, c'est un peu Bandol, tellement plus ravissant.
Comme vos compatriotes parisiens, on vous imaginait ici à l'ombre d'une vaste demeure, égaré entre la piscine, le jacuzzi et le court de tennis...
Et vous découvrez une petite maison ouvrière avec un jardin de curé. J'ai dû l'acheter 400 000 francs à l'époque, je n'étais que directeur délégué de l'Obs ! Hier, j'ai tout gâché en achetant deux transats bleus... mais finalement ça donne un petit côté vulgaire que j'aime bien, à l'opposé du chic-désuet de Ré qui me gonfle. 70 euros chez Super U, alors qu'une commerçante de La Couarde a essayé de m'en vendre un à 675 euros en solde !
On connaît votre biotope, mais pas franchement votre mode de vie estival.
Vous reproduisez votre schéma de noctambule parisien ?
Non, les gens sont de plus en plus ennuyeux, et, ici, il y a des flics partout sur les routes, impossible d'aller boire un verre. D'ailleurs je suis devenu un partisan de la répression absolue de la vitesse et de l'alcool au volant. Sur Ré, c'est donc plutôt famille, chaînes infos, lecture et sudoku.
Ce jeu me rend fou, je n'arrive jamais à dépasser le premier niveau. Je joue au poker également, deux fois par semaine avec des gars du coin. Mais c'est plutôt version 7 familles que Macao l'enfer du jeu.
Quand il fait très beau, il m'arrive d'aller à la plage. Je ne suis pas un fou de l'effort physique, mais pas non plus de ces intellectuels qui détestent les jeux du corps. L'apéro à la terrasse de La Route du Sel, à Loix, et quelques restaurants enfin, comme La Bicyclette, que je viens de découvrir au Bois-Plage.
Avec plus ou moins de dérision, vous affirmez régulièrement votre haine des cyclistes, qui ne feraient rien qu'à embêter les automobilistes.
Vos trajets rétais doivent être un calvaire ?
Je les déteste d'abord par bonté d'âme : j'ai peur de les écraser. Surtout à Paris où les jeunes prennent des risques inconsidérés. Je me suis d'ailleurs fâché avec mon ami Delanoë à cause des Vélib. Sur Ré ils sont encore plus nombreux, mais je les tolère. Cette île est aussi plate que Djerba, il faut bien que ça serve à quelque chose.
Le péage du pont de Ré ne doit pas spécialement plomber votre budget, mais comprenez-vous que certains redoutent sa suppression ?
Pas du tout. Une fois remboursé, il doit devenir gratuit, même s'il y en a qui craignent d'être envahi par les pauvres.... tout cela pour que trois Parisiens puissent se pâmer d'être en villégiature dans un endroit préservé.
Votre réputation de dandy n'est plus à faire, mais pourquoi ne pas profiter des vacances pour céder à l'appel du short et des tongs ?
On dit que je suis élégant parce que mes chemises sont taillées sur mesure... sauf que je n'ai pas le choix avec mes grands bras de singes. Aujourd'hui, regardez, je me contente d'un pantalon de chez Gap et d'une chemise en lin Monoprix. Ceci dit, ce n'est pas parce c'est l'été que l'on doit forcément s'habiller comme Georges Marchais en vacances !
Vous, l'intellectuel proche de Mitterrand, le fils spirituel de Jean Daniel, le camarade de Belmondo, Delon ou Cassel, êtes désormais la proie d'un grand public fan du Bénichou rigolard.
Et l'on se dit que votre très forte amitié avec Coluche aurait pu vous conduire à une belle carrière de comique...
C'est vrai que l'on me saute dessus de plus en plus souvent, et j'aime bien. Mais l'on m'appelle encore aussi parfois Elkabbach, ou Monsieur Bénamou. Pour le reste, en effet, j'ai mis le nez rouge, j'assume. J'étais le rigolo chez les intellectuels, et je suis désormais l'intellectuel chez les rigolos.
(1) - Il officie sur Europe 1 et Direct 8
Source : Sud Ouest - Interview Sylvain Cottin
29 juillet 2009
Sur Facebook comme Sarkozy
Ces derniers temps, j'ai pris un peu de recul vis à vis de ce blog. Pas d'inspiration, mais pas du tout. Je préfère ne rien écrire plutôt que de reprendre ce que disent un tel ou une telle sur ceci ou cela. En plus, c'est l'été et il ne se passe pas grand chose d'intéressant.
Je me replie sur Facebook dont je me persuade à trouver un intérêt. Pour moi, il n'y en a pas si ce n'est servir la gloire de celui qui tient sa page Facebook avec un grand égocentrisme. C'est à dire que ça ne sert à rien.
Enfin, on remplit ses petites fiches, on coche, on se dévoile un peu, on se trouve des ami(e)s, on participe à des jeux aussi cons les uns que les autres, on devient fan de personnages ridicules ou historiques pour passer le temps et esquisser un petit sourire. Oui, j'ai comme ami "Louis XIV" : c'est drôle, non ? Non, c'est pas drôle mais bon....
Pour m'amuser, j'ai concocté une petite bannière style "pot-pourri" de toutes les photos qui sont sur mon bureau virtuel. Il y a un peu tout et rien...et moi aussi ! Saurez-vous me trouver ? Indice chez vous : je ne porte pas de perruque.
Bon été !
16 juillet 2009
Mélange estival
Mon anniversaire approche et je me souviens...
Chantal Goya est indéniablement ma première grande émotion artistique. Je l'aimais beaucoup et comme je ne suis pas ingrat, je continue à l'aimer. Nombreuses sont les chansons de "Madame Goya" qui me donnent l'oeil humide. Oui, "Madame Goya", voilà comment je l'appelais lorsque j'étais haut comme trois pommes. Le monde de Chantal Goya, c'était la joie, le bonheur et la paix. A cause de Chantal Goya, du talent mélodique de Jean-Jacques Debout, je suis attaché aux musiques harmonieuses. Vous trouverez toujours des "intellectuels" pour vous dire que Chantal Goya, à l'époque, c'était vraiment nul. S'occuper de la jeunesse est une belle tâche. Celles et ceux qui chantent pour elle ont une responsabilité considérable.
On aimerait penser que quand on a été élevé avec ces douces mélodies, on ne peut pas apprécier des textes violents ensuite, qui appellent à casser des machoires, même par "dépit amoureux".
Car faire croire qu' O*** est un artiste...de quel art, parlons-nous? Celui de chanter et d'écrire, avec les pieds sans doute, une chanson aux mots mal choisis et vulgaires.
Pour rester dans la vertu...
Revoyez l'émission Apostrophes de Bernard Pivot avec Daniel Cohn-Bendit pour vous faire une autre idée de ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas. François Bayrou n'avait pas tort de ressortir cette affaire. Le lieu et le moment n'étaient juste pas bien choisis. Mais ce Daniel Cohn-Bendit qui aime se faire tripatouiller et tripatouiller (dans le texte), humainement, ça pose un souci éthique.
Un homme politique a des idées pour la société. La société de Cohn-Bendit, si c'est cela, je n'en veux surtout pas. Dans un autre genre, c'est un peu comme Jean-Marc M*** qui se prend pour le contrôleur général de la télévision après avoir présenter les pires émissions que l'on ait pu voir...
Voilà pourquoi le mouvement "Europe Ecologie" - qui prend une ampleur considérable - dans ce qu'il semble avoir de vertueux écologiquement me fait bien rire...moralement.
Je prends les paris : "Europe Ecologie" va se casser la gueule aux régionales. Et ce sera bien fait !
Les commentateurs qui nous ont expliqué par A+B le pourquoi du comment de cette réussite aux élections européennes, expliqueront à nouveau avec un grand talent par A+B le pourquoi du comment de la surprenante dégringolade d'Europe Ecologie...
Pendant ce temps là, les sinistres Mélenchon, Besancenot et consorts (écrivez-le comme vous voulez), qui ont un siècle, au moins, de retard, empêchent la vraie gauche de gouvernement de réellement changer les choses. Les rêves de luttes de classes, et toutes ces sornettes, il faut virer cela rapidement....d'ailleurs, mis à part faire quelques incantations, qu'ont-ils à proposer de concret et viable ? Rien !
A côté de cela, Manuel Valls se sent pousser des ailes et veut être candidat ("pour battre Sarkozy"...sacré programme !) à on ne sait pas très bien quoi. Aucune idée, aucun projet d'envergure mais moi, moi, moi, moi, moi...
On se fout de Valls ! On s'en tamponne ! Les électeurs veulent que leur vie change et non que la vie d'un tel ou d'une telle s'améliore parce qu'il ou elle a été élu(e)!
Et qu'attend Martine Aubry pour faire du Parti socialiste (un nom de parti de plus en plus désagréable) un parti de la gauche moderne....
Voilà, je suis tout remonté. Je vais écouter Chantal Goya pour me rappeler le temps où je n'avais aucune conscience politique. Je ne m'en portais pas plus mal d'ailleurs.
NB : article non corrigé.
27 juin 2009
Paris pop
Hier, nous étions à Paris, des camarades et moi, pour une belle exposition au Grand Palais, plus précisément aux Galeries Nationales. Beau moment que nous avons vévu là et certainement une visite guidée des plus ludiques. Je devais juste être à un mètre des oeuvres, ayant eu le malheur d'oublier mes lunettes. La myopie a parfois des avantages mais pas dans un musée où il faut sans cesse repérer des détails, tourner sa tête, regarder à l'envers....
Toute la journée, nous étions dans ce beau quartier entre les Petit et Grand Palais et l'avenue des Champs-Elysées.
Très beaux palais rénovés que la République peut s'enorgueillir de posséder. Le drapeau flotte, triomphant sur la verrière. Il est bien plus grand qu'on ne le pense. Les jardins aménagés aux sculptures très académiques et les colonnades très classiques, presque blanchies sont très entretenus. C'est le moins que l'on puisse dire. Un temps superbe, après les pluies de la nuit et les orages qui ont du empêcher toute la Normandie de passer une bonne nuit.
Un souvenir a plané sur toute la journée. Un moment à part qui restera graver forcément. Dès le matin, la mort de Michael Jackson est sur toutes les bouches qui s'ouvrent. Assis dans une brasserie en face du Grand Palais pour siroter un petit noir (hommage), nous regardons les clips qui passent en boucle. Je vois le clip de Thriller en entier : j'en étais déjà conscient depuis longtemps. Cet album est peut être l'un des plus formidables de la musique pop et ce morceau un des plus révolutionnaires. Les clips et les chansons pop ne seront plus jamais comme avant.
Nous avons failli aller à l'exposition Andy Warhol, malgré une file interminable. Pour voir des boites de conserve (qui ont eu grand peine à passer la douane, me dit-on) et des portraits de toutes les couleurs, je préfère passer mon chemin. Au départ donc, j'ai tout fait pour ne pas y aller. Et puis, je me suis laissé tenter.... Mais le temps a joué pour nous. Il a fallu vite repartir. Pas d'Andy ! Pas de Petit Palais que j'ai su bien vendre (musée généraliste, gratuit que j'affectionne particulièrement avec ses salles dédiées au Moyen Age revu par le XIXème siècle ). Finalement, on est allé sur la plus belle avenue du monde. On s'est payé le luxe de manger là-bas chez un belge qui sert des choses rapidement. On a parlé, on s'est baladé, on a flâné, on s'est posé sur une pelouse. Je n'ai rien ramené...sauf une auréole de fiente de pigeons sur ma veste ! Décidément, les rats volants m'en veulent.
En revenant le soir, je vois un documentaire sur le king de la pop et après avoir eu une bonne partie de ses musiques en tête, j'ai l'autre image beaucoup moins fascinante du personnage : le fricoteur fantômatique qui s'entoure d'enfants dans son ranch de Neverland. Michael Jackson, dont la jeunesse a été business, essaye de rattraper le temps perdu. Les procès s'enchaînent et la folie n'a pas l'air de s'arranger. Sa vie a été tragique, comme l'a dit le nouveau messie et président des Etats-Unis.
Force est de constater que l'émotion est universelle. Presque autant connu que le Coca-Cola, chacun se sent le possesseur d'un peu de Michael Jackson. Le problème est que dans les dernières années, il n'en restait plus grand chose.
Image : Coll. Grand Palais, cliché François Tomasi.
07 juin 2009
Je suis devenu un blog socialiste...
...pourtant, je ne suis pas toujours tendre ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Ils doivent donc aimer une certaine franchise au PS. De toute manière, c'était bien loin Lille (je travaille, moi !). Mon indépendance me laisse dire des choses très...politiquement incorrectes. S'il y a bien une chose que je déteste sur la toile, c'est bien ces blogs de militants prêts à tout pour défendre leurs candidats.
Il en faut des militants. Je n'ai pas ce don d'abnégation. Je n'en fais toujours qu'à ma tête. Na !
Et puis, un blog n'est qu'un blog donc ce n'est pas très important. Pas de quoi donner une accréditation et encore moins une carte de presse pour des bafouilles pas toujours très bien pensées écrites. Je milite pour un blog du dimanche, à la pausette. Je suis ici pour me détendre ! Vive les vrais journalistes ! Donner son avis et l'écrire est un vrai métier.
Et même si ça fait toujours plaisir d'être lu et apprécié ! J'avoue : je suis ravi.
*********
"Meeting socialiste de Lille du 4 Juin 2009
Je t'envoie les informations complémentaires, l'accréditation blog est à retirer à l'accueil presse.
Merci de m'envoyer ton nom, prénom et numéro de portable pour pouvoir t'inscrire sur la liste.
Jeudi 4 juin 2009
Au ZENITH, bd des Cités Unies
59000 LILLE
18h30: Ouverture des portes au public
19h00 : Accueil par Jean-Christophe Cambadélis
19h05 : Appel des invités
19h25 : Rudy DEMOTTE (MEP, belge)
19h30 : Antoine DETOURNE, président du MJS
19h35 : Gilles PARGNEAUX, tête de liste de la région Nord-Ouest
19h50 : Bertrand DELANOE
20h00 : Laurent FABIUS
20h10 : Intervention de Poul Nyrup RASSMUSSEN, Président du PSE
20h25 : Intervention de Martine Aubry
En présence de : Harlem DESIR, Catherine TRAUTMANN, Henri WEBER, Benoit HAMON
à A l'issue du meeting (vers 21h30/22h) Martine Aubry et les candidats se retrouveront, pour un buffet de fin de campagne, à la brasserie du nouveau lieu culturel « Saint Sauveur ». Un bus sera à disposition de la presse pour se rendre sur le site".
06 juin 2009
Dimanche, votez socialiste !
Et voilà, j'hésitais entre le Modem et le Parti socialiste.
Deux fois que je prends ma carte au Modem, tout de même.
Et pourtant, comme la première fois où j'ai pu voter, je continue à voter pour le PS.
Rien n'a pu vraiment me faire basculer.
Et même si les critiques adressées au PS peuvent être nombreuses,
je ne me compromets pas dans le choix des convenances à la petite semaine.
Que voulez-vous, je suis fidèle à ma famille de pensée.
Je veux une Europe rose du changement, du progrès social, anti-libérale, humaniste, tolérante...
Je dois rêver. Tant pis !
11 avril 2009
Brèves d' Histoire
A bientôt trois ans d'existence, le blog de Monsieur Julien s'efforce d' écrire des articles originaux. Il n'y a aucun intérêt, en effet, à venir lire des choses copiées-collées. Toutefois, au cours de visites sur certains sites d'information, on découvre des perles qui sont souvent susceptibles de disparaître très rapidement dans des archives payantes.
Donc, au lieu de venir saturer le blog de Monsieur Julien en articles piqués ailleurs, il valait mieux créer autre chose, à côté.
Il est vrai que j'ai déjà essayé de faire ce genre de doublons par le passé. Et cela a été toujours peu concluant. Je ne baisse pas les bras et récidive.
C'est aussi parce que les blogs d'histoire ne courent pas les rues qu'il me semblait intéressant de compiler des articles qui ont une certaine actualité avec l'Histoire.
"Brèves d'Histoire" est donc une annexe sans prétention originale puisque je ne ferai que reprendre certains articles lus ici et là et qui me semblent intéressants.
C'est aussi une façon de choisir de belles oeuvres d'art pour venir illustrer le propos. De quoi faire plaisir aux yeux et en savoir un peu plus qu'en arrivant.
24 janvier 2009
Choses vues
Difficile de rattraper tout ce retard. Le travail est bien trop prenant. Et je ne suis pas très inspiré.
Après tout, ça peut arriver. Un blog traverse des passages à vide ;-)
Enfin, on va essayer de combler le retard.
Si vous regardez "On n'est pas couché" le samedi soir(programme qu'on regarde faute de mieux), vous savez qu'avant de commencer son émission (ça dure des plombes en plus...), Laurent Ruquier fait la liste des invités qui n'ont pas pu venir. A ma manière, je pourrais faire la liste des posts que j'aurais pu écrire.
Oui, je cède un peu à la facilité, au remplissage bête et méchant. J'assume !
Donc, vous avez raté un merveilleux article qui commentait une sélection de vidéos du Figaro.fr relatant les incidents au Parlement. Le premier d'entre eux datait du 14 janvier 1998 : la fameuse sortie de Lionel Jospin accusant la droite d'être antidreyfusarde et favorable à l'esclavage. Rapprocher les combats et les clivages d'hier avec ceux d'aujourd'hui s'apparente souvent à prendre les raccourcis de l'Histoire. La méthode est hasardeuse. Pourtant, les indignations de la droite étaient tellement dérisoires ("Démission! Démission!") que Lionel Jospin, fier de son coup, affichant un joli rictus, s'en sort finalement bien.
Drôle de voir François Bayrou dans l'opposition sous Jospin et avant en ministre de l'Education nationale. Une vidéo rappelle que François Bayrou dut subir les remontrances socialistes au Sénat sur sa réforme de la loi Falloux en 1993. Ah la loi Falloux ! Soutenir par des fonds publics l'enseignement privé reste tout de même très discutable, qu'on a le droit d'estimer contraire à des principes républicains comme l'égalité et la laïcité. A la liberté de l'enseignement, il est préférable de répondre : Vive l'école laïque, gratuite et obligatoire ! Il n'y a aucune raison pour qu'il y ait des différences et que cette inégalité soit payée par l'Etat. On s'égare...
Une nouvelle fois, si on rapproche les choix politiques passés et actuels, peut-on dire encore que les
défenseurs de la Loi Falloux votent à droite et sont en grande majorité des catholiques et que les partisans de l'école publique votent à gauche ?
Mais non ! Tout est mélangé et on ne s'y retrouve plus. Il doit bien avoir des socialistes qui amènent leurs enfants dans les écoles privées et des farouches républicains de droite, fidèles à l'école publique. Mais oui !
Dernier rebondissement sélectionné par Le Figaro.fr : l'esclandre des députés frontistes en 1987 qui avaient voté à la place d'autres députés pour manifester contre l'absentéisme récurrent de ces derniers. Malheureusement, on ne peut pas leur donner tort de dénoncer ces abus du système parlementaire qui font qu'un certain nombre d'électeurs potentiels ou actifs se détournent des urnes. Et on a beau dire que les séances publiques retransmises à la télévision ne sont pas l'essentiel du travail d'un parlementaire.... On se demande pourquoi ils ne sont pas aussi nombreux pour discuter et voter toutes les lois. Sans doute faut-il aussi arrêter les cumuls...?
Autre post qui ne sera pas publié...
Et ces quelques sénateurs qui veulent augmenter la redevance pour améliorer la télévision publique.... Quelques euros pour aider les pauvres de la télévision.
Ce serait mieux qu'en France, on puisse un jour faire mieux avec autant, voire avec moins (je suis idéaliste, hein?). Je ne vois pas pourquoi, ce serait au contribuable de payer des émissions (ou des productions) aussi débiles et affligeantes que sur les chaînes privées. Comment se fait-il que sur France 2, par exemple, il y est des jeux où on gagne de l'argent ? Qui paye?
Pendant qu'on parle de cela, vous l'aurez compris, on ne parle de rien d'autre. Et les médias publics nous abreuvent sans cesse sur cette suppression de la publicité, qui soit dit en passant, n'a rien révolutionné. Gagner quinze minutes entre le journal télévisé et le programme du soir...
Comment faire la vaisselle maintenant ?
La publicité était un moyen de financement. On se demande bien à qui profite le crime...
En fait, une vraie mesure pour "sauver le service public" serait plutôt en fait de supprimer les sénateurs... Des gens non élus au suffrage universel (grosso modo, ils sont là par copinages) et qui s'autorisent à proposer d'augmenter les impôts...
Quelques euros, ce n'est pas grand chose, c'est certain, quand on a une belle rente sur neuf ans, aux frais de la princesse (en fait, c'est toi lecteur, la princesse!)...
Avec les économies engendrées, on pourrait financer les "missions du service public". C'est sûr.
PS: article non corrigé.
19 décembre 2008
Un peu de nouvelles tout de même
N'est-il pas temps pour moi de vous souhaiter de bonnes fêtes, un joyeux Noël, une bonne année et tout ce qui s'en suit : la santé, le bonheur, la réussite....? Oui ? Alors je le fais avec grand plaisir.
2008 a été une dure et belle année pour moi. Je ne sais pas pour vous...
Depuis quelques temps, le travail me prend beaucoup de mon temps.
Je n'ai guère l'état d'esprit reposé pour écrire des articles sur ce blog. Pourtant, les sujets ne manquent pas. Je demeure un observateur attentif et critique de tout ce qui peut se passer autour de nous. Certaines actualités ne manquent pas d'humour et de capacités à devenir de vrais sujets de discussion.
Plus le temps passe et plus je pense que la complexité des questionnements, des réponses à apporter l'emporte souvent sur le simple fait de donner son avis. Ce qui se trouve devant nous étant tout à la fois étonnant et particulièrement nouveau. Comment alors avoir assez de recul? Il est des temps qu'il vaut mieux contempler du haut des pyramides plus ou moins grandes de son esprit. L'orage passera bien et chacun en donnera son analyse présente, passée ou à venir. A quoi bon en rajouter.
Par ailleurs, mon métier m'apprend beaucoup, aussi sur la nature humaine et celle en formation.
L'état des lieux n'est pas très optimiste. Je n'ai pas l'impression que l'heure soit à l'excellence et aux valeurs qui grandissent l'âme. Suppression et rendement, voilà ce qui résume un peu l'éducation que l'on cite toujours comme un sujet essentiel, primordial.
Force est de constater que les grands perdants sont toujours les mêmes. La difficulté est qu'ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus précaires.
"Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste..." comme disait l'autre.
Plus que jamais l'injustice de notre système est révoltante tant elle touche tout et tout le monde. Les milliards que l'on trouve pour les uns, on ne les débloque pas pour les autres.
Sauver une banque de la faillite vaut mieux que de donner un toit ou assurer une vie digne à d'autres.
Nous vivons une époque formidable où l'on doit sauver les conséquences du libéralisme sans jamais en discuter les conditions. Tant que tout va bien, les affairistes peuvent faire ce qu'ils veulent, demander moins d'état et d'impôts. Et quand tout va mal, on lance des grands appels au secours, et l'Etat doit venir en aide.
Maintenant que l'on sait les faiblesses de notre système financier, espérons que les choses changeront. Mais comment le pourraient-elles...?
Le seul point positif est que les idées d'Etat, d'interventionnisme, de socialisme..reviennent en force.
“Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l ‘audace et la France est sauvée!”
Que l'on soit rassuré, Danton est bien mort. Nous ne sommes point revenus en 1792 mais la guerre qu'il faudra mener doit être tout aussi totale.
Malgré tout, la vie continue. Bonne année 2009 à toutes et tous !
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