Le blog de Monsieur Julien (de Rouen)

Chroniques, actualités, Rouen...et tout et tout !

mardi 15 avril 2008

Berlusconi III ou le triomphe du lifting

berlusconi_1

Connaissant encore et toujours les turpides du régime des partis que la France a abandonné - Dieu merci - en 1958, l'Italie est politiquement instable et ne sait vraiment pas à qui s'en remettre. Faute de mieux, elle choisit Berlusconi une troisième fois et dit au revoir à Walter Veltroni, Romano Prodi et tutti quanti...pour répondre à ses problèmes pressants. A vrai dire, les poubelles de Naples dont on ne sait que faire et que les médias ont eu à coeur de nous exposer, l'avenir d'Alitalia, symbole volant de l'unité italienne...sont autant de démonstrations de la faiblesse du gouvernement de Rome à réagir. Qui d'autres qu'un homme d'affaires milliardaire - troisième fortune du pays - peut appliquer de vraies bonnes recettes pour redorer le blason du pays de César ?

Alors l'Italie traverserait une crise. Comme l'Allemagne, la France, les Etats-Unis, bientôt l'Espagne...les grandes puissances vascillent, doutent et se désespérent inexorablement. Les empires d'aujourd'hui ou de jadis ne font plus miracle sur l'économie.

Peut être voit-on là des effets de la mondialisation que les libéraux des grandes puissances ont voulu nous vendre comme un gage de liberté et de prospérité.

Force est de constater que la mondialisation est un gros "bordel". Aujourd'hui donc, les pays pauvres crient famine et les pays riches crient déprime. On revient sur les biocarburants et on veut nourrir une terre dont on ne peut contrôler la démographie à grande échelle. Les problèmes sont mondiaux et nos institutions mondiales sont de véritables peine à jouir, incapables de par leurs statuts au moindre courage. Sans être malthusien, il faut bien reconnaître que la natalité de certains pays en développement menace aujourd'hui l'équilibre alimentaire, politique et social de nos pays développés. Des enfants, des enfants...oui, c'est bien beau mais quand on ne sait pas comment les alimenter, merci la contraception ! (Pascal Sevran m'a soufflé ce couplet)

Comment pourrait-on alors s'en sortir avec un tel tableau ? Qui a la solution ? Qu'il se dénonce ! 

Pour en revenir à l'Italie, en parcourant l'Humanité, on lit qu'au cours de ses élections la gauche enregistre un reflux important. Echec politique causé par des erreurs jospinesques qui ne font pas un pli. Car à trop vouloir être indépendant, on se casse les dents :

Walter Veltroni s’est gardé d’attaque frontale, de Berlusconi comme de l’électorat de gauche. "Nous sommes réformistes, pas de gauche", précisa-t-il au cours de la campagne, pour justifier son refus d’alliance avec la gauche de transformation sociale.(L'Humanité)

Résultat des courses pour les forces de gauche...

"Pour la première fois depuis la naissance de la République italienne, socialistes, communistes et Verts sont portés disparus au Parlement..."(Le Monde, le 15 avril 2008)

Heureusement que toute cette histoire tragique se passe en Italie ! Que deviendrait tous nos joyeux drilles de l'opposition ? Alors oui, la droite, voire l'extrême-droite a gagné ses législatives. Mais il faut lire avec quel programme : immigration, baisse d'impôt, régime drastique annoncé...On dit que Berlusconi s'est inspiré de Sarkozy. En fait, au regard de ces remèdes de choc, on voit, par ricochet, que si Sarkozy a filé des tuyaux à  Berlusconi alors ce dernier a pioché - directement et finalement - dans le sac à idées du Front National. C'est vrai que quand on s'allie avec les xénophobes de la Ligue du Nord, il vaut mieux avoir un programme musclé et prendre la posture mussolinienne.

"L’une des premières choses à faire est de fermer les frontières et de mettre en place davantage de camps pour identifier les ressortissants étrangers qui n’ont pas d’emploi et sont acculés à la criminalité", a-t-il dit à la télévision. "Deuxièmement, il nous faut davantage de policiers de terrain pour constituer une ’armée du bien’ sur les places et dans les rues pour s’interposer entre le peuple italien et l’armée du mal", a-t-il ajouté.(L'Humanité)

Juste pour la troisième fois (rires), l'entreprise de Berlusconi, c'est l'Italie. Mais comment pourrions nous croire au rétablissement de l'Italie quand le même Cavaliere est déjà tombé deux fois de la selle ?

Il tombe et se relève peut être comme Jésus. Mais question miracle, il faudra repasser.

(Correction orthographique...plus tard)

free music

Posté par Monsieur_Julien à 23:25 - Editoriaux - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 décembre 2007

Il y a de quoi en perdre son latin

royal_segoleneBeaucoup de français ne savent plus à quel saint se vouer. En feuilletant le dernier Nouvel Observateur, on se rend compte de cette perplexité qui envahit l'électorat. Les valeurs se confondent plus que jamais et à force d'être reprises, triturées, mélangées, perdent leur sens. Derrière les beaux discours politiques, combien de paroles, qui au regard des réalités, sont vides. On l'a vu avec Ségolène Royal et les propositions qu'elle a faites pendant sa campagne, le smic à 1500 euros notamment, celles-ci n'étaient pas toutes voulues par la candidate. Si une prétendante à la présidence de l'Elysée ne peut pas affirmer par elle-même ses points de vue et ses options pour gouverner le pays, alors qui le fera ?

Ce qui a distingué Nicolas Sarkozy de Ségolène Royal, c'est bien la sincérité du programme avancé par la droite. Les électeurs ne s'y sont pas trompés. Entre un programme fait de bric et de broc, par démocratie participative, sans réalisme politique et sans liens logiques, les français ont choisi le parti de l'homme d'action et d'un certain parler vrai.      

Qu'une grande part de l'électorat socialiste fasse confiance à Nicolas Sarkozy pour mener à bien les réformes et ait une bonne opinion de Nicolas Sarkozy (plus de 50%), voilà une chose étrange pour le moins.

Face à cette superpuissance politique que l'on brocarde et qu'on nous vend régulièrement en passant, arrive comme pendant la jetée aux orties de Ségolène Royal, considérée comme une abrutie finie. Après avoir reçue la bénédiction, la pécheresse des sondages fluctuants est désormais sur le bûcher et les flammes montent.

Ceux qui osent défendre l'ancienne candidate se trouvent en partie à droite. Le premier d'entre eux semble être Nicolas Sarkozy qui n'a pas assez de paroles louangeuses à l'égard de son opposante. En effet, comme on mérite ses adversaires, il vaut mieux les grandir un peu. Enfin, c'est bien connu que la droite était ravie de voir Royal pour porter les couleurs socialistes. On disait même que même bien des électeurs de droite avaient pris leur carte juste pour faire élire Royal, perdante à coup sûr. Et l'Histoire montrera qu'ils n'avaient pas tort dans leur stratégie. La droite n'a pas dans ses rangs des gens intelligents, elle a des gens malins et suffisamment opportunistes pour conquérir le pouvoir.

Il ne faut pas non plus croire qu'il n'y a que des intellectuels à gauche : ça se saurait.

Justement, toujours en lisant le Nouvel Observateur, l'hebdomadaire donne un tas de passages gratinés sur le livre de Ségolène Royal. Il y a les passages de Rocard et Bayrou, déjà évoqués ici sous la plume de Jean d'Ormesson et je ne résiste pas à en remettre une couche sur François Bayrou :ALeqM5gYUlxeY_IcEnoQhzCXB9DPHyWDwA

Non, non, ne montez pas, il y a du monde dans la rue.» J'ai François Bayrou au téléphone. Il est là-haut chez lui et, moi, je suis en bas dans la voiture. Je n'en reviens pas. Au dernier moment, François Bayrou refuse de me recevoir. Comme un amoureux qui craint la panne ou comme un adultère risqué. Mes intentions, pourtant, vous allez le voir, ne sont pas de cette nature ! J'insiste. Il n'y a absolument personne dans la rue Cler, 7e arrondissement, à 23 heures passées. C'est une rue de marché, animée le matin et immobile le soir. L'officier de sécurité qui m'accompagne le confirme. Il fait une ronde discrète. Aucune âme qui vive à l'horizon. «Mais c'est vous qui l'avez proposé. Il faut bien se parler puisque le téléphone n'est pas sûr.» J'insiste. Nous sommes en début de semaine. J'ai proposé à François Bayrou de venir à Matignon si je suis élue. DSK ayant déserté le champ de bataille, je me suis tout naturellement tournée vers lui. Nous avions évoqué l'idée de l'annoncer lors du débat télévisé contre Nicolas Sarkozy. Et nous étions donc convenus de nous rencontrer pour bien caler les termes, le sens des choses, les cohérences, les projets. Mais le cheval (ce n'est pas discourtois de ma part, c'est l'animal préféré de François Bayrou) a reculé devant l'obstacle. Trop haut ? Trop nouveau ? Il en a été dissuadé ? Par qui ? Il s'en est dissuadé tout seul ? Je l'ignore.

C'est évidemment pas de la grande littérature mais c'est moins pire qu'on aurait pu le craindre. Une chose est certaine, les expressions ne sont pas bien senties : "Comme un amoureux qui craint la panne ou comme un adultère risqué. Mes intentions, pourtant, vous allez le voir, ne sont pas de cette nature !"....comme si on s'imaginait qu'il se passait des choses de cet ordre entre Royal et Bayrou...). Autre passage, celui sur ses talons aiguilles qu'elle aurait portée au Chili (et dont je ne me souviens pas) :

Frappée, elle aussi, par ces images récurrentes de mes chaussures, une amie m'a appris que Freud analysait le fétichisme des pieds, bottes, bottines et talons comme une perversion liée à l'angoisse infantile de la castration et le fétiche comme un substitut du phallus pour les femmes. Dans cette perspective interprétative, peut-être devrais-je accueillir cette fixation podologique comme une forme de reconnaissance : à défaut des attributs traditionnels du pouvoir masculin, je ne serais pas totalement désarmée... J'avoue, aujourd'hui encore, ma perplexité.

ALeqM5iBBMbp0nLT4aca6WqRyospu5CBkgC'est drôle comme Ségolène Royal veut parfois jouer à la petite bourgeoise qui se réjouit de petites pensées mal placées. Même topo avec BHL, qui incontestablement la dragouille un peu :

J'ai reçu l'appui infiniment précieux d'un philosophe français réputé pourtant loin de ce que je pouvais représenter. [...] Nous nous retrouvions dans un bar, non loin de mon antenne de campagne. [...] Au total, une bonne dizaine de fois. Le talent, la gaieté, l'intelligence, la gagne étaient communicatifs et, parfois, lorsque la fatigue déformait mes traits et qu'il me répétait sa phrase préférée : «Vous êtes d'une beauté extrême !», je savais que c'était exagéré. Mais cela me faisait rire et, je l'avoue, ne pouvait pas me faire de mal.

Par contre sur le non-appui de son parti, de l'attitude de François Hollande ou le soutien de Jean-Pierre Chevénement, Ségolène Royal est tout à fait crédible. Sur le vieux lion pas encore mort de Belfort, elle joue les Cyrano à la mode poitevine :

Il a oublié, pour un instant, sa vision personnelle. [...] Eh bien oui. Cet homme qui est un grand bonhomme, cet homme qui a vécu beaucoup de choses, le fait qu'il soit capable de faire cela, et de le faire au service d'une candidate bien plus jeune que lui et, à certains égards, moins expérimentée, je trouve que le mot qui lui convient, c'est panache.

Tout compte fait, elle n'est pas celle que l'on croit la Ségolène. Pas si idiote la bête, surtout quand elle parle de sa foi :

Oui, j'ai reçu une éducation chrétienne et je l'assume. (...) Et je pense qu'avoir appris la méditation, le retour en soi-même, la force qui déplace les montagnes, l'amour du prochain n'est pas inavouable. Je crois même (va-t-on me reprocher ce «croire» ?) que, dans les moments les plus difficiles de la campagne, quand il a fallu aller chercher l'énergie au plus profond de soi et, en même temps, ne plus penser à soi, quand il a fallu écrire cette histoire plus grande que nous tous malgré les tourments, quand il était indispensable de maîtriser les moments d'euphorie, quand j'ai dû avoir la force de ne pas perdre pied face à la hargne des autres, alors oui, je crois que mon éducation chrétienne m'a aidée. Certains observateurs ont écrit que «même mes proches étaient gênés par ces paroles». Eh bien, il leur en faudrait bien peu, pour être gênés, perturbés ! Qu'ils lisent les propos superbes de Léon Blum sur l'identité commune des Justes et des Saints dans ses «Nouvelles Conversations de Goethe avec Eckermann». Et le fait pour Jaurès d'avoir fait baptiser ses filles... suspect, non ? Grande preuve de liberté Ode la part de grands militants de la laïcité. Je veux leur dire ici que la vérité intérieure permet d'être en accord avec soi-même, d'être authentique. Seule la sincérité rend libre, y compris avec ses faiblesses et ses défauts.

Tout bien pesé, on achètera pas le bouquin mais on lui accorde volontiers le bénéfice du doute quant à sa démarche sincère d'aborder la politique. Ce qui n'excuse pas certaines maladresses qui ne font pas d'elle une chef d'Etat née. Les attaques qui la visent dans ce qu'elle représente de femme sont inadmissibles et rien que pour cela, cela vaut bien de replacer les choses. Ou alors est-ce juste histoire de justifier mes bulletins Royal en 2007.... :-(

Photos : AP et AFP

Posté par Monsieur_Julien à 08:00 - Editoriaux - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 27 août 2007

Raymond Barre nous manquera

raymond_barre_1Comme dans le fameux sketch de Thierry Le Luron et Bernard Mabille, Raymond barre recevait dans sa célèbre propriété de Saint-Jean-Cap-Ferrat pour un entretien très bien fait, mené par Franz Olivier Giesbert, ce soir sur France 2. Cette émission, enregistrée en 2005, d'une grande sobriété a permis de faire s'exprimer un esprit tout à fait étonnant.

Les caricaturistes s'en étaient donnés à coeur joie sur ce personnage rond. Il se définissait d'ailleurs comme cela : Du Bebête Show jusqu'aux Guignols (dont je me rappelle une fausse pub où l'on voyait Raymond nu comme un ver faire la pin-up...), rien ne lui a été épargné. Quand on est un peu gros et moche, on ne voit tout de suite que ça...(c'est un peu la même histoire avec François Hollande). Et sans oublier, les médias "sérieux" qui présentaient Raymond Barre dans un exercice qui arrive à plus d'un, sauf que lui ne faisait pas semblant : dormir à l'Assemblée. Alors que les autres se forcent à s'engueuler et en rajoutent en claquant leur pupitre, Raymond Barre, lui, osait ronfler mais c'était parce qu'il savait que le vrai moment de travail n'est pas dans ces quelques heures théâtrales.

Bref, on aurait tendance à oublier qu'il fut un exemple d'homme d'Etat : vice-président de la Commision européenne sous le général de Gaulle et Georges Pompidou, ministre du Commerce extérieur en janvier 1976, puis six mois après, Premier ministre du président Giscard d'Estaing, succédant ainsi à Jacques Chirac...le même qui en 1988, sera un adversaire lorsqu'il se présenta aux présidentielles.

Dans cet entretien télévisé, "le meilleur économiste de France" comme l'avait consacré Giscard d'Estaing est apparu comme un sage sans haine, ni rancoeur. Le jugement de cet homme est mesuré, réfléchi, dont les formules sont finement trouvées. On sent une réelle admiration pour le Général, et pourtant, il dira qu'il a gouverné comme "un roi fainéant", "laissant ses maires du palais diriger". De Giscard, j'ai retenu qu'il le percevait comme un homme sensible aux coups, agréable, à la stature d'un homme d'Etat et qui le vouvoiera jusqu'au bout. C'est bien Giscard....

Comme il ne se disait pas homme politique, Raymond Barre ne débine pas systématiquement les socialistes, approuvant le tournant rigoureux pris en 1983. Il dit aussi de François Mitterrand qu'il fut le "Lawrence d'Arabie de la politique", "un aventurier", qui avait lui aussi la dignité d'un chef de l'Etat, sachant prendre les décisions courageuses quand elles s'imposaient. Et puis, il admirait comme beaucoup ce courage qu'il avait eu d'affronter la mort au pouvoir.

Pour Chirac, il commentera que ce fut son tour et qu'acharné comme il était, les Français reconnaissant lui devaient bien cela. Rien de méchant.

Pour les journaux et les médias indélicats et/ou nauséabonds, FOG rappelera qu'il pratiquait la "politique des boules Quiès". La tempête ne l'effraie pas et ne le dissuade pas de bousculer la France pour son bien futur. Ce que Chirac était incapable de faire...

Et ne parlons pas de l'affaire après l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980, ni du soutien à Maurice Papon. Il a balayé sans difficultés ces accusations outrancières.

Face au grand vide idéologique à gauche, le flou artistique au centre et la fascination pour le président moitié people, moitié de Funès à droite, on se dit que la France perd un être intègre et donc devenu rare, dont le souci premier n'était pas son image mais le rétablissement économique. La vraie rupture, c'est quand on prône les valeurs de l'humilité et de la refondation.

Certains avaient eu l'Histoire, la stature ou bien le moment, Raymond Barre avait lui le courage.

Posté par Monsieur_Julien à 02:00 - Editoriaux - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 5 mai 2007

Sarkozy président

sarko_president

Le Tout Sauf Sarkozy n'aura rien fait. Sarkozy est élu président de la République. Avec une belle avance.
Le peuple français s'est exprimé. Il doit avoir raison. Ségolène Royal n'était pas la Jeanne d'Arc sauvant la France des Anglais et des Bourguignons. Ségolène Royal aura été une adversaire, toute entière marketée. Le paquet était beau et ce ne fut un cadeau que pour son adversaire.

Je ne sais plus qui avait dit que nous avions en France "la gauche la plus con du monde". Mais il n'avait pas tort...

Sur le fond, la gauche n'a pas du tout assuré. Rien de certain. Tout est à venir. Les idées des autres sont les miennes. Tu parles d'un projet....La politique me passionne par son côté anecdotique. Comment y croire vraiment avec tous ses calculateurs ? Celui qui réussit en politique est celui qui a la plus grande gueule. Beau programme.

Et si mon avenir était dans le nouveau parti de François Bayrou ?

Les Socialistes n'ont-ils de socialistes que le nom ? Ne sont-ils finalement que des bourgeois, petits penseurs centristes ? Quitte à voter pour des centristes, autant voter pour les vrais.

Aujourd'hui désabusé. Demain lassé.

Monsieur Julien


Et si tout ce que je disais était vrai ? Mon Dieu....Socialistes, réveillez-vous ! Je suis devenu fou !

Posté par Monsieur_Julien à 13:41 - Editoriaux - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 28 avril 2007

Débat Bayrou-Royal : une étape historique

royal_bayrou_bfm_debatJe dois dire que je suis ravi de ce débat.
Il en est sorti beaucoup d'éléments positifs.
Certes, ils n'ont pas été d'accord sur tout. Les 35 heures, le degré de l'interventionnisme de l'Etat, l'économie en général sont des points sur lesquels François Bayrou et Ségolène Royal ont pu montrer certaines divergences. Mais le ton du débat fut détendu. Il n'y avait aucune mauvaise intention, de coups bas. Cela change.

Le côté européen de François Bayrou a été clairement exposé : le député du Béarn a expliqué le Non au référendum de façon tout à fait juste. Derrière ce Non, il y avait un Oui que les uns et les autres n'ont pas su conforter. La peur d'une Europe ultralibérale a fait voter Non. Ce fut mon cas.

De l'humour aussi dans cette conversation à deux. L'une et l'autre se sont montrés, tour à tour, volontiers amusants et amusés. Un bon moment de démocratie, loin des petits couteaux plantés dans le dos. Ces deux là s'entendent et sont à l'évidence prêts à gouverner ensemble. Bayrou s'est retenu de dire qu'il voterait pour la candidate. Mais cela laisse peut de doute....

Jean-Jacques Bourdin, qui était l'un des organisateurs du débat et intervieweur, n'a pas nié avoir reçu des "tentatives de pression" de la part de...vous savez qui...(Ne l'ignorez pas, en votant Sarkozy, vous votez pour le musellement de la presse !)

Finalement, c'est Nicolas Sarkozy qui est passé pour un triste sire, préférant démagogiquement ou électoralement visiter Valenciennes chez son grand ami Jean-Louis Borloo. A plusieurs reprises, il a stigmatisé (comme à sa grande habitude) les conversations dans les grands hôtels de Royal et Bayrou....

" Il y en a qui sont dans un grand hôtel à bavasser ensemble, moi, mon hôtel, c'est ici", "sur le terrain"

C'est vrai qu'en étant maire de Neuilly, ville la plus riche de France et en étant un familier des grands PDG, on peut crachersarkozy_tramway_valenciennes sur le luxe et les plaisirs de riches. Monsieur Sarkozy a donc fait un petit tour en tramway...histoire de voir si on est mieux assis que dans les grandes berlines.

De qui se moque-t'on...La comédie Sarkozy devra cesser et le plus tôt sera le mieux !

Posté par Monsieur_Julien à 22:51 - Editoriaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 23 avril 2007

Le vrai Sarkozy fait froid dans le dos

marianne_le_vrai_sarkozyLe journal Marianne met en ligne son dossier sur Nicolas Sarkozy.

Le_Vrai_Sarkozy

Je me permets de le faire diffuser au plus grand nombre.
Lisez ces 6 pages éclairantes sur ce pompier pyromane.

La République des clans, de l'argent, de la peur,
de la censure, du musellement de la presse et des médias, de la violence légalisée, du fricotage avec les puissants. Voilà ce qui nous attend si on ne se mobilise pas contre lui !
C'en sera fini de la séparation des pouvoirs : la Justice et tous les services de l'Etat seront aux gardes à vous.

L'arrivisme a fait des malheurs. Avec Sarkozy, il a fait des émules.

J'aime trop la France et sa liberté pour laisser un prétentieux la salir et trahir ses idéaux.

Posté par Monsieur_Julien à 16:33 - Editoriaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 12 avril 2007

La Justice et La Loi

justice_chiracJacques Chirac sera-t'il jugé après son "douzennat" ? Oui, bien sûr, il le sera.
Bah oui, évidemment. On vit en République, non ? Quand on commet des manquements, on est jugé, puis condamné, n'est-ce pas ? Dans un pays de droits où le président de la République n'est qu'un citoyen comme n'importe quel autre citoyen, la Justice passe et fait trépasser ceux qui ont oublié La Loi.

Pourquoi voudriez-vous que Jacques Chirac ne soit pas jugé, hein, franchement ? Alain Juppé, ancien premier ministre, découvreur du Québec, a bien été, lui, condamné. Et si mes souvenirs sont bons, la décision de justice qui touchait l'ex-futur-ancien prétendant à la succession de J.-C. parlait aussi d'un certain maire de P. (capitale de la France). En effet, Alain Juppé serait, en gros, un porte-flingues. Le big boss, lui, resterait mystérieusement inconnu....Pas assez de preuves sans doute.

Bref, Alain Juppé a pris pour les copains, ou en l'occurence pour Le Copain.

Il reste que le RPR (qui n'est pas la Religion Prétendue Réformée) sentant un peu trop les dossiers judiciaires fumants et étouffés, a été habilement génétiquement modifié en UMP. Et le fruit qui est apparu s'appelle Nicolas Sarkozy.

Bref, le nom a changé mais le produit est le même : la politique des copains continuera, après le changement de propriétaire.

Nicolas Sarkozy, c'est Jacques Chirac avec la même soif du pouvoir, les mêmes dents longues mais l' intransigeance avec l'extrême-droite en moins. La glissade sur la pédophilie nous a montré un candidat Sarkozy généticien. Il doit être certainement meilleur en génétique qu'en politique, aux vues des résultats douteux de ses passages à l'Intérieur et à l'Economie. D'ailleurs, si vous êtes chômeur, je suis certain que les délires philosophiques de Nicolas Sarkozy avec Michel Onfray doivent vous passionner.

Posté par Monsieur_Julien à 18:36 - Editoriaux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 11 mars 2007

Jacques Chirac s'en va

chirac_gardes_republicainsJacques Chirac s'est donc exprimé pour nous dire qu'il ne se représenterait pas. La chose était entendue depuis un certain temps. Aujourd'hui, nous en avons la confirmation. Il faut en saluer la sagesse.
Le prompteur et le fond tricolore incrusté sont des choix discutables. On s'attendait à un peu plus d'intimité, à une ambiance plus personnelle, et un message aux français un peu plus long.
Il n'en fût rien. Jacques Chirac rappelle les valeurs essentielles que la République doit porter en elle : la lutte contre le racisme, la construction européenne, la confiance des français en eux-mêmes....

Jacques Chirac aime la France, les français. On le croit. L'émotion sobre du président s'est affirmée simplement.
Un président qui s'en va de lui-même, c'est toujours une victoire pour la démocratie.
Le président Chirac fût un président honorable de la Cinquième République. Certes, il reste des choses à faire. De grandes actions à entreprendre. Ce qu'il faut retenir de Jacques Chirac, c'est cette grande bonhommie, cette familiarité dans le pouvoir.

Sur le plan international, le président Chirac s'est illustré, on le sait. Et son bilan, en matière environnementale, est loin d'être nulle. Sur le plan intérieur, les résultats semblent moins probants. Que les socialistes soient juste avec ce président qui pendant cinq ans a permis à la gauche plurielle de gouverner.

La reprise des essais nucléaires, la dissolution de 1997, les "affaires", le "non" au référendum, le "CNE", les émeutes en banlieue... ont terni la présidence indéniablement, irrévocablement.

Plus personnellement, le président Chirac sera, pour moi, le premier président que j'ai vu rééllement au pouvoir. Né en 1981, j'avais donc quatorze ans quand j'ai vu triompher le candidat Chirac avec sa populaire marionnette des Guignols et ses slogans éloquents : "Mangez des pommes" et sa célèbre "fracture sociale". J'étais chiraquien forcément. Le personnage était si sympathique. En 2002, j'ai d'abord voté pour Lionel Jospin et puis, les événements m'ont amené à voter Jacques Chirac au second tour. Ce doit être là l'ironie du sort.

Une page se tourne. Une page de Notre histoire se tourne. Douze ans, ce n'est pas rien.

chirac_president_republique_1995

Posté par Monsieur_Julien à 20:15 - Editoriaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 8 mars 2007

Raymond a raison !

raymond_barreAvez-vous écouté l'émission de Raymond Barre sur France Culture ? Si non, je vous invite à le faire.
L'ancien Premier Ministre est en effet accusé d'avoir tenu des propos antisémites puisqu'il n'a pas vomi, comme le politiquement correct l'exige, sur Maurice Papon et Bruno Gollnisch.

Ecoutez cette émission et vous vous apercevrez à quel point le politiquement correct est horrible dans notre pays. Raymond Barre est, au contraire, plein de bon sens quand il parle de Papon. En effet, en 1940, tout le monde ne pouvait pas quitter la France....Et la continuité de l'Etat ? On en fait quoi? On donne toutes les clefs aux nazis ?
Bien sûr, en France, le lobby juif n'existe pas : d'ailleurs pour le prouver, les "groupes de pression" - on ne peut pas dire "lobby" en France - ont ameuté les bonnes âmes et les médias pour tirer à boulet rouge sur l'ancien maire de Lyon :

"Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait été le premier vendredi à se dire "scandalisé" par de tels propos, estimant que Raymond Barre avait "rejoint l'extrême droite".
La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et La Ligue internationale contre la racisme et l'antisémitisme (Licra) ont dénoncé des "propos déshonorants".
Le Parti socialiste a jugé ses "propos indignes d'un ancien Premier ministre de la République, (...) censé rester une référence" et François Bayrou les a qualifiés de "purement et simplement inacceptables".
Enfin, SOS Racisme a demandé au ministre de la Justice que des poursuites judiciaires soient engagées contre Raymond Barre. "(AFP)

Tout le monde s'en donne à coeur joie....D'ailleurs, au passage, Raymond Barre a démonté "l'illusion bayrouiste" de ces derniers temps. C'est d'ailleurs, pour cela, que "François Le Troisième" l'égratigne d'un coup de griffe aveugle.
Raymond Barre est un homme d'Etat objectif, honnête, qui fût un bon premier ministre, un économiste sérieux.
Pourquoi faut-il chercher des poux à tout le monde de cette manière ?
C'est, ni plus, ni moins scandaleux ! Et la liberté d'expression, on en fait quoi ?

Posté par Monsieur_Julien à 00:02 - Editoriaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 mars 2007

Royal, c'est la République

republique_r_publique_fran_aiseAux prochaines élections présidentielles, je voterai pour Ségolène Royal.
Je me résous à ce choix sans difficulté. Mes interventions précédentes sur ce blog et ailleurs montraient une certaine réserve. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute : c'est elle et pas un autre !

Face à l'extrême-droite, face à la droite, il n'y a qu'une solution : la gauche de gouvernement.
L'extrême-gauche n'a jamais rien accomplie de grand en France. Et quand elle a pris le pouvoir dans le monde, c'est pour imposer une dictature qui s'appliquait à l'encontre de la masse qui avait cru en elle.

Les sondages nous font voir un Jean-Marie Le Pen modéré aussi bien dans le discours que dans les intentions de vote : je n'y crois pas. La puissance des partis d'extrême-droite est une honte française. La xénophobie s'invite impunément, fréquemment, facilement....

Faire porter tous les malheurs du monde sur l'étranger est vieux comme le monde : nous ne sommes plus dans l'Athènes classique. Le bon vieux temps de l'Action française est terminé en France. Ses nouveaux suppôts veulent renouer avec le passé noir de l'Histoire de France. Ne vous y trompez pas : Hitler n'était pas un monstre. Non, c'était un homme. Et les hommes sont parfois des ordures. Si vous pensez que les dérives que nous avons vécu dans les années 30 ne pourront jamais revenir, vous vous trompez loudement. L'idéologie démagogique et puante sonne toujours à notre porte. Il faut la refouler à coups de pieds vigoureux dans le séant et la conduire jusqu'au néant.

Les médias ont trouvé leur nouvelle coqueluche : François Bayrou. Un feu de chapeau de paille du Béarn....L'homme à tout pour jouer chez Labiche. Pour les grandes scènes tragiques qu'imposent la République, il passera son tour.
Attendons la réalisation d'un "grand parti démocratique". Pour l'instant, l'UDF est un parti de notables, plus ou moins philanthropes et de bobos déçus de la gauche. Les forces vives de l'Education nationale se réfugient dans le charisme "gentil garçon" du gars François : l'Ecole n'est plus ce qu'elle était, en effet....

Il faut exiger le meilleur, ne pas se contenter de gérer en petit père tranquille. La gauche, c'est le progrès humain. La recherche du mieux vivre. Le travail est nécessaire et vital, l'épanouissement et l'équilibre des hommes sont les seules fins des individus : voilà ce qui est plus important que le travail ou la famille ou la patrie de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, prince des sondages, spécialiste ès crimes et délits, plus qu'en économie où le brave n'a pas fait beaucoup d'étincelles, doit être rembarré. D'ailleurs, il ne fût pas à l'économie très longtemps. Il ne s'y est pas trompé : il a préfèré utiliser les privilèges médiatiques du trop facile levier de la répression pour faire ses apparitions d'apprenti démagogue.
Ses meetings, ses sacres de Reims dont il reste le coût mais pas la grandeur, sont autant de démonstration de son incapacité notoire. Nicolas Sarkozy, c'est Jacques Chirac jeune, le radical-socialisme en moins dans les veines et le crime d'avoir créer le désordre dans la jeunesse des banlieues en plus.

Si Nicolas Sarkozy est élu, je vous promets la guerre civile. Les Français ne seront pas unis avec ce qu'ils ont en commun, ils seront carresés dans le sens de leur différence.

Les uns contre les autres. Moi, je veux les uns avec les autres !

La France ne se brade pas, ne se divise pas en parcelles électorales pour le communautarisme prôné en valeur par Nicolas Sarkozy.

Napoléon avait vendu la Louisiane aux Américains. Nicolas Sarkozy vendra toute la France aux intérêts les plus capitalistes des Etats-Unis. Si vous aimez la France dans ce qu'elle a de plus grand, vous ne pouvez pas voter pour un représentant de la France à partager.

La France mérite mieux. Sarkozy n'est pas le nouveau messie. Il est cet oiseau de mauvaise augure qui prédit la fin des grands empires.

J'aime la France noblement : d'autres l'aiment servilement.

Je voterai avec le coeur pour Ségolène Royal parce que je pense que la candidate et le parti socialiste sauront garantir toutes les valeurs humanistes de la France de toujours, que d'autres tentent de mettrent à mal.

Vive la France ! Vive Ségolène Royal ! Vive la République !

Monsieur Julien

Posté par Monsieur_Julien à 10:30 - Editoriaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »