Le blog de Monsieur Julien (de Rouen)

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mercredi 27 juin 2007

Tony Blair laissera sa marque

tony_blair_downing_streetC'est aujourd'hui que Tony Blair sera remplacé par Gordon Brown, son rival et fidèle ministre de l'Economie.
Arrivé le 2 mai 1997, le travailliste Blair officie au 10 , Downing Street depuis dix ans, et non sans une certaine usure. Les Britanniques ne semblent pas nostalgiques de voir partir cet homme d'Etat qui inspira les uns et les autres, en France plus qu'ailleurs.

De Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, en passant par Jean-Marie Bockel, de droite et de gauche, on s'en inspire et on le cite en exemple.
Il invente "la Troisième voie", sorte de nouveau centre, qui n'est pas sans faire penser à la route que veut tracer, à sa manière, François Bayrou et dont l'objectif est bien de faire une politique pragmatique, au-delà des clivages et des idéologies.

" La gestion de l'économie n'est ni de gauche ni de droite, elle est bonne ou mauvaise. "

Il y eut de grands succès. L'Education, qu'il jugeait en 1997 être sa priorité, a embauché massivement et les dépenses par élève ont doublé. La santé a rattrapé son retard avec un budget ambitieux, une centaine de constructions d'hôpitaux et un important recrutement de personnels médicaux. Sur le sujet de la sécurité, Tony Blair résume ses choix de maintien de l'ordre par la phrase " Dur avec le crime, dur avec les causes du crime" : le nombre de crimes a diminué de 35 %. Les libertés indiduelles, dada des Britanniques, sont certes un peu ébranlées mais les attentats de Londres de juillet 2005 ont justifié ses choix autoritaires. Mais ce sont surtout ses performances économiques, jugées "impressionnantes" par le FMI qui peuvent susciter l'admiration des autres pays : dix années de croissance exceptionnelles. Sa vision du travail, si elle ne néglige pas les plus pauvres par la mise en place d'un revenu minimum, met en place un plan de retour à l'emploi contraignant mais qui porte indéniablement ses fruits.

La grande erreur de Tony Blair ne fut pas tant de faire voter le 18 mars 2003 une action militaire pour destituer Saddam gordon_brownHussein mais bel et bien d'avoir persevéré dans cette galère, que Jacques Chirac avait bien vu venir. Le fiasco irakien était-il à l'origine une inspiration divine ? On peut se poser la question à la lueur de sa déclaration de 1996 où il confie que ce qui l'a mené à militer à gauche était tout simplement sa foi. Une foi éclairée qui n'interdit pas cependant des lois sur l'avortement ou le droit des homosexuels.
A propos de l'Europe, Tony Blair n'a pas su changer le regard des Anglais sur l'Euro, et bien que son parti Le Labour soit devenu pro-européen. Mais chacun sait que l'atlantisme est plus fort que le sentiment européen. Nos cousins d'outre-Manche sont incorrigibles pour freiner l'Europe, d'où la volonté de l'élargissement et le soutien à la candidature de la Turquie.

Aujourd'hui, Tony Blair donne sa démission à la Reine. Gordon Brown est chargé de former un nouveau gouvernement. L'Histoire continue mais il en restera sans conteste quelque chose.

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dimanche 31 décembre 2006

Contre la peine de mort...

Interview de François Mitterrand, candidat du Parti socialiste (PS) à l’élection présidentielle de 1981, à l’émission "Cartes sur table" sur Antenne 2, le 16 mars 1981

- Extrait -

Pas plus sur cette question que sur les autres je ne cacherai ma pensée. Et je n'ai pas du tout l'intention de mener ce combat à la face du pays en faisant semblant d'être ce que je ne suis pas. Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, l'église catholique, les églises réformées, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et je n'ai pas besoin de lire les sondages, qui disent le contraire, une opinion majoritaire est pour la peine de mort. Eh bien moi, je suis candidat à la présidence de la République et je demande une majorité de suffrages aux Français et je ne la demande pas dans le secret de ma pensée. Je dis ce que je pense, ce à quoi j'adhère, ce à quoi je crois, ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles, ma croyance, mon souci de la civilisation, je ne suis pas favorable à la peine de mort.

Conférence de presse de Jacques Chirac, candidat du Rassemblement pour la République (RPR) à l’élection présidentielle de 1981, devant les jeunes, à Paris, le 24 mars 1981

- Extrait -

Mais sur ce point de vue, il est difficile de se prononcer autrement que par des convictions personnelles. C'est pourquoi j'ai indiqué qu'à mes yeux l'important était le sentiment collectif d'une nation à cet égard (...). Et naturellement, on m'a demandé ce que je voterai moi, si un tel référendum était institué. Et jusqu'ici je n'avais pas répondu, considérant que je n'avais pas à influencer qui que ce soit dans un domaine qui relève de la morale de chacun. Mais au fond ce soir, il est naturel, parlant à des jeunes, que je me prononce. Et bien, en effet c'est que, si je ne ferais rien pour influencer quiconque, si je me rallierais naturellement à la décision qui serait prise par la personne France dans ce domaine, moi je voterais contre la peine de mort.

Posté par Monsieur_Julien à 02:47 - Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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