dimanche 11 mai 2008
La mort de Pascal Sevran : deuxième !
Je ne sais plus où Yann Moix disait qu'il ne regardait pas les émissions de Pacal Sevran mais qu'il était content de savoir qu'elles existaient. Eh bien, je dois dire que je partage ce point de vue. Pourtant comme un article précédent et prémonitoire peut être le confirmait, j'aime la chanson française. Mais la chanson française selon Pascal Sevran, c'était trop...trop, comment dirais-je...kitch, trop vieux, trop des pastels partout, trop d' accordéonistes béats, trop de figurants bidons, trop "tintin par ci", trop "tintin par là"...bref trop ch***.
Passé ce constat sévère, Pascal Sevran aura eu ce talent de faire revivre, au moins, des vieilles gloires de la chanson à une heure qui aujourd'hui est squattée par des séries insipides. Pascal Sevran, avec ce côté garçon-coiffeur à manières, parlait aux vieux comme personne. Et d'ailleurs, plus personne aujourd'hui ne parle aux vieux. Plus personne ne les fait danser. Reste encore Derrick qui les fait dormir...
Alors Pacal Sevran était à contre-courant, au delà des modes. On l'a viré. Et puis, la télévision publique l'a repris pour une "nouvelle" émission le dimanche midi. C'était une chance aux chansons dominicale avec les mêmes couleurs passés, les mêmes accordéons vombrionnants... Mais quel dilemme ce devait être aux pays des mémés ! On part à la messe ou on regarde Sevran ? Finalement, il y avait davantage de gens qui le regardaient. Souvent, je fus surpris de regarder ce numéro présenter d'un ton qui n'appartenait qu'à lui des inconnus chanter des chansons sorties de nulle part. Une belle émission pour la famille qu'on regarde en prenant l'apéritif et surtout en se tapant des rondelles de saucisson. Histoire peut être d'oublier...
Et puis, on connut à la fin de sa vie un homme de lettres que je me pris à lire avec plaisir, parfois avec agacement. Je n'ai pas lu tout son journal mais il me plaisait bien, malgré une vantardise et un ton parfois un peu trop assumé. Mais après tout, il s'agissait d'un journal intime. Une publication libre.
Après plusieurs mois de sortie, on accabla un de ces livres en lui reprochant des propos outranciers sur les noirs et leurs bites. Quel mal il y avait à dire que la famine était le fait d'un non-contrôle des naissances ? N'est-ce pas là une réalité ? Pourquoi enfanter alors qu'on n'a pas les moyens matériels de nourrir ? L'inconscience est bien de cautionner l'inverse.
Alors les âmes bien-pensantes se sont émues, ont manifesté leur mécontentement. L'excès dont ils se sont rendus coupables était bien pire que les propos d'origine.
Face à cette campagne de lynchage, je préfère retenir que Pascal Sevran était un mitterrandien fidèle et
surtout un parolier de talent pour Dalida : l'incontournable Il venait d'avoir dix-huit ans mais aussi d'autres chansons que j'aime comme A ma manière, Voilà pourquoi je chante, Comme disait Mistinguett...et bien d'autres.
En ce sens, avec la dispartion de Pascal Sevran, un pan de l'histoire de la chanson française vient de tomber. Et c'est toujours bien triste.
mercredi 7 mai 2008
Des chansons pour toujours (1)
Je me souviens très bien lorsque j'avais une petite dizaine d'années - peut être un peu moins - des premiers Compact disc que j'avais achetés au supermarché avec mon amie Aurélie (qui vient sur ce blog !) et ma chère Maman : Dix ans déjà de Claude François (il y avait dessus Je vais à Rio, Magnolias for ever, Alexandrie, Alexandra....), Le meilleur de Jacques Dutronc et Starmania.
C'était le début des années 1990 et déjà au collège quand je parlais de mes goûts musicaux, c'est à peine si on ne se moquait pas de moi. Mais je m'en suis toujours fichu. Je sentais déjà que les boys band ne survivraient pas et que j'étais dans le vrai avec ma variété française.
Depuis, quelques années ont passé. Et pourtant, le jeune enfant que j'étais n'a pas beaucoup changé de goûts musicaux.
Pour revenir encore plus loin, mes premières émotions musicales furent celles de Chantal Goya (Pandi Panda fit fureur chez moi pendant de longues années ) et Jean-Luc Lahaye avec Papa chanteur....
Assis devant mes Légo ou mes Playmobil, je branchai le radio-cassette et tout en jouant, j'écoutais les cassettes de la maison : Michel Berger, Serge Gainsbourg, Yves Duteil, Véronique Sanson...
La variété française façonnait mes oreilles, petit à petit.
Dans le salon, il y avait un tas de vinyls sous la platine et je me plaisais à les écouter aussi. Parfois, je les montais jusqu'à ma chambre et je les faisais tourner sur le vieux Teppaz jaune de mon frère.
C'est ainsi que j'ai connu Edith Piaf, Jean Ferrat, Serge Lama, Charles Aznavour, Gérard Lenormand...et tant d'autres.
Et puis ce Julien...je le dois tout de même à un certain Julien Clerc. Heureusement que Maman l'écoutait lui plutôt que Johnny. Ce blog se serait appelé "Le blog de Monsieur Johnny". Ah que, c'est ridicule, non ?
NB : C'est fou ce qu'un commentaire de Sessyl peut susciter.... La découverte de certaines chansons d'Aznavour dernièrement m'a remonté le moral de façon étonnante. Que Charles Aznavour, les chansons et la musique plus généralement en soient remerciés.























