Le blog de Monsieur Julien (Rouen)

Chroniques et points de vue sur l'actualité, la politique, la culture, Rouen...

06 octobre 2009

Rouen : le pas laid des Congrès ?

palais_congresJ'ai trop d'articles en archives et assez peu de temps pour me souvenir de ce que j'ai écrit. Il est bien possible que je me contredise donc...mais ce ne sera pas la première fois.

Voilà donc que Frédéric Quillet arrive à me faire sortir de ma fainéante retraite bloguesque. Retraite ici mais en fait sur le front du travail et un peu fatigué en rentrant. Et puis, disons-le une petite lassitude. Ce n'est peut être que passager. On a ses passes.

Mais alors, qu'est-ce qui peut me réveiller un beau mardi de ce bel été indien que nous traversons ?

Le projet du Palais des Congrès, bien sûr ! En voyant les nouvelles images du nouveau projet, je me suis dit : "Tout ça pour ça...". S'en est suivi un grand désespoir sur l'état de santé de nos élus socialistes locaux. J'ai eu un peu de pitié pour eux qui se grillent deux fois (déjà) de façon magistrale pour leurs réélections (leur boulot à eux qui rapportent).

Puis, tout de suite après, j'ai pensé de nouveau (oui, ça fuse chez moi) : "en fait, je crois bien que je m'en fous". Eh oui ! Je m'en tamponne les amygdales. Qu'ils construisent la même daube qui n'a duré que trente ans.

L'architecture sans intérêt dont on se sert pour concevoir les bâtiments à Rouen doit être pensée pour être démolie bientôt.

Les socialistes ont fait de la démagogie à outrance sur les projets précédents présentés par l'ancien maire et ce brave architecte (qui comme celui de la médiathèque) doit en avoir plein le ... des rouennais et leur petite ville pourrie par la pluie et la pollution.

Enfin, les socialistes ont fait leur numéro de référendum, de démocratie participative, d'écoute à deux francs six sous (en fait, sans doute un peu plus...) puis après avoir laissé de côté l'idée électoraliste de faire un jardin à la place du Palais des Congrès, ont sorti de leur chapeau magique un gros gâteau de boudoirs, surmonté de feuilles à la menthe, pour faire la déco et sans doute plaire aux écolos (auxquels on se doit de plaire, sous peine d'être un gros ringard). En réalité, l'édifice qui nous attend est un immeuble style Reconstruction (style stalinien balnéaire ou bunker allemand aéré par meurtrières ) qui plait beaucoup à certains mais qui chez moi provoque un sentiment de mochitude occulaire assez prononcé.

Les premiers projets en verre étaient audacieux : le reflet de la cahédrale dans le futur palais était original.

Car, bien évidemment, pour être sur cette place mythique et historique, il faut s'élever tôt pour plaire. Tout nouveau projet suscitera des discusions, des critiques.

L'idée, cependant de voir un jardin suspendue, genre "Babylone" (c'est d'eux la référence), auquel le bon rouennais aura accès par ascenseur, est tout de même très fumant et sent déjà la panne, puis l'abandon.

Bref, la cathédrale rira encore longtemps de ses voisins toujours aussi ridicules à côté d'elle.

Pour en revenir aux socialistes...il m'est arrivé une apparition miraculeuse, il y a quelques jours.

J'étais un peu comme Bernadette Soubirous, sur le chemin du retour, après une journée de don de moi, quand j'ai vu Laurent Fabius. Oui, j'ai vu Fafa ou Laulau, bref, Laurent Fabius, la terreur des gens de droite dans l'agglomération rouennaise. Le pauvre inaugurait un garage à vélos à Mont-Saint-Aignan, près d'une station TEOR. De loin, j'ai vu que la délégation avait du mal à ouvrir la porte puis le miracle s'est produit : Laurent Fabius est entré. Il a inauguré de sa présence ce garage à vélos. Avec un air (mais quel air peut-on avoir lorsque l'on nous demande d'inaugurer une telle chose?), on va dire presque christique, le président de l'agglomération a honoré tous ses range-vélos suspendus qui ne s'en remettront pas de si tôt d'avoir vu un Premier ministre !

Surréaliste. Un peu comme cette proposition de Palais des Congrès.

Mais Dieu a parlé. Et sur cette pierre, ils vont construire leur nouvelle église bétono-socialo-coco-écolo, tout à leur gloire. Pensent-ils.



17 août 2009

Pélissier, pas si aimable !

Pelissier_Marechal_en_crim_eC'est en rédigeant l'article sur le 74ème Régiment d'infanterie que j'ai eu à faire
la rencontre d'un certain Aimable Pélissier, qui donna à Rouen son nom à une caserne rouennaise, aujourd'hui désaffectée mais réutilisée, il me semble, en bâtiment administratif.

Une sorte de rebondissement de l'Histoire, comme il est toujours intéressant d'en faire.

Avec un doux prénom comme Aimable, qui donna tant à l'orchestre (rires), on pouvait s'attendre au meilleur. En réalité, c'est au pire qu'Aimable nous a conduit.

Aimable Pélissier est LA gloire locale de Maromme(commune de l'agglomération de Rouen), la seule grande figure qui y est née, et ce en 1794.

Il est un militaire qui eut une carrière exceptionnelle, notamment sous le Second Empire, où il s'illustra, durant la guerre de Crimée, comme commandant en chef des forces françaises au fameux siège de Sébastopol, puis comme maréchal de France après la victoire de Malakoff. Après ces campagnes glorieuses contre la Russie impériale, le vieux briscard fut fait sénateur, duc de Malakoff, avec une rondelette pension de 100.000 francs et ambassadeur de France à Londres. Et puis, pour décorer le tout, on lui remit les insignes de grand chancelier de l'Ordre de la Légion d'honneur.

En fait, la suite de sa carrière ne se comprend qu'en étudiant le début de ses exploits d'officier. En 1860, il est nommé gouverneur-général de l'Algérie et meurt en fonction, non sans heurts là-bas, en 1864. Mais il connut l'Algérie bien avant, dès 1830, au commencement de la conquête du territoire.

Dans l'Empire libéral : Etudes, récits, souvenirs, Emile Ollivier, ancien républicain, chargé de former le dernier gouvernement de Napoléon III, consacre plusieurs pages à Pélissier, tout en vérité :

"Fils d'un colonel d'artillerie, Pélissier, élève de l'Ecole militaire en 1815, entra dans l'état-major dès sa formation en 1818. En qualité d'aide de camp, il participa à l'expédition d'Espagne et à celle de Morée. En Morée, il reçut la croix de Saint-Louis sur la proposition du maréchal Maison. Il suivit Bourmont dans sebastopoll'expédition d'Alger. Depuis, il ne quitta plus l'Algérie et y fit tout son avancement.
Un fait de terrible sévérité se rattachait à son nom. Colonel, il avait été chargé de réduire les Ouled-Riah, cachés dans des grottes vastes et profondes. Il les somme de sortir, ils refusent. Il comble l'entrée des grottes de fascines et les somme de nouveau : ils ne bougent pas. Alors il ordonne de mettre le feu aux fascines et 500 Arabes sont enfumés"

En réalité, ce sera même un millier de morts. Et comme le rapporte l'historien Augustin Bernard dans un livre un peu vieilli : Terrible mais indispensable résolution ! écrivait Saint-Arnaud. Pélissier employait tous les moyens, tous les raisonnements, toutes les sommations. Il a dû agir avec vigueur. J'aurais été à sa place, j'aurais fait de même, mais j'aime mieux que ce lot lui soit tombé qu'à moi. Ce triste incident, grossi par des polémiques passionnées, fit grand bruit en France. Bugeaud couvrit son subordonné, qui n'avait fait qu'exécuter ses ordres (Histoire des colonies françaises, Algérie, Tome 2)

Le colonel Saint-Arnaud et le général-gouverneur Bugeaud, celui à la casquette fameuse, ou encore le général Cavaignac ne sont en effet pas en reste et la pratique des emmurements et des enfumades devient bien commune dans ces régions soulevées de l'Algérie.

algerie_1830_1930Le père Bugeaud conseillera explicitement à ses subordonnés : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, enfumez-les à outrance comme des renards ».
Et Pélissier, décidé à ne point faire tâche, renchérira : « Il faut détruire leurs petits, comme les renards ».

Interpellé par des parlementaires indignés tout de même pour cette forfaiture, Pélissier répliquera « La peau d’un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables ». Le crime est signé et en aucun cas regretté.

Sadek Selam, universitaire algérien, qui classe ces faits avec les crimes contre l'humanité modernes que nous connaissons trop, rappelle qu' "Il convient de préciser que l'armée française a eu recours à l'emmurement des grottes pendant la guerre de 1954 à 1962".

Voilà ce qu'il faudra retenir de notre Aimable Pélissier.

Ne pas oublier, ne pas juger mais ne pas honorer.

On a bien débaptisé le square Solférino...

PS : Article publié à l'origine chez feu Mon-Rouen, qui a cassé sa pipe sans prévenir d'où réédition ici.

Tableau : Isidore Pils, Tranchée devant Sébastopol, Musée des Beaux-Arts, Bordeaux.

01 juillet 2009

Le palais des cons...grrrr...eh !

Aujourd'hui, je me suis promené à Rouen (c'est de l'information ça !) et que n'ai-je pas vu sur la façade du palais des Congrès de Rouen...? Une grande bâche représentant une route et de la nature autour...des plus quelconques !

Pour célébrer Claude Monet, on a habillé cette poubelle, cette verrue horrible qui nous bouffe les yeux à chaque qu'on va du côté de la cathédrale. Tellement tagué, tellement le ciment se barre de tous les côtés...

Au lieu de fringuer le Palais des Congrès pour le cacher tellement il est affreux, on attend quoi pour le démolir et n'en faire qu'un tas de gravats...

Jusqu'à quand va-t-on devoir subir cette croûte architecturale ?

Pour cet été et jusqu'en semptembre donc, pour ces fameuses nuits impressionnistes, on va coller un pansement qui, au passage, doit coûter un pognon fou....

C'est de la dépense publique utile, vous croyez ?

Pour quelques mois, rouennais, tu as encore le droit à ce bunker désaffecté. Merci pour le paysage ! La verdure, il vaut mieux l'avoir en vrai qu'en peinture, ou en photo !

Rouen respirerait un peu plus...

20 juin 2009

Chaud devant : hausse des impôts à Rouen !

rouen_impotsLa ville de Rouen augmentera ses impôts locaux de 8% en 2010

La ville de Rouen dont le maire est la députée socialiste Valérie Fourneyron va augmenter ses impôts locaux de 8% en 2010 pour équilibrer son plan pluriannuel d'investissements (PPI) 2010-14, a-t-on appris le 19 avril auprès du cabinet du maire.

Cette hausse permettra de dégager une marge de manœuvre de six millions d'euros par an pour financer un PPI qui doit s'élever à 205 millions et sera principalement consacré à des projets de "proximité".
Valérie Fourneyron justifie cette hausse par "la détérioration des finances municipales depuis 2003", au cours du mandat de Pierre Albertini (DVD), due notamment à des emprunts présentant "un risque élevé ou très élevé".

Selon le maire, après cette hausse, les impôts locaux de la ville se situeront "dans la moyenne" des grandes villes françaises avec notamment un taux de 19,99% pour la taxe d'habitation. La moyenne se situe à 21,33%, selon l'Association des maires de grandes villes de France.
Cette décision est vivement dénoncée par l'opposition municipale qui rappelle que Valérie Fourneyron avait écarté toute hausse en 2008 lors de la campagne électorale. "C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise", a affirmé le conseiller municipal UMP Edgar Menguy en parlant de "déni de démocratie".

Source : Site de La gazette des communes avec AFP

Une hausse des impôts : pour faire quoi de plus ? Une nouvelle fois, on ne sait pas faire des économies : faire mieux avec autant, ça ne doit pas être de la capacité de nos politiques. Pourtant, ils ont fait des études ces gens-là...
Remarquez, avec leurs revenus et leurs indemnités, 8%, c'est pas grand chose...
Ah les finances publiques ! Quand il faut trouver de l'argent pour faire un centre d'archives, le département a de l'argent. Par contre, quand il faut faire une vraie médiathèque, plus de pognon chez personne ! Désolant... 

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14 juin 2009

Rouen est dans L'Express mais elle prend son temps...

rouen_expressL'Express a consacré un dossier sur Rouen en supplément de son édition nationale. Il est aujourd'hui disponible sur Internet. Drôle d'impression après sa lecture. La ville de Rouen semble être en attente dont on ne sait trop quoi.

Morceaux choisis :

Sur les finances tout d'abord, dont le pauvre rouennais moyen ne sait toujours pas si objectivement, elles sont catastrophiques ou non :

« A la fin de 2008, il fallait l'équivalent de 13,6 années à la ville pour rembourser sa dette. La dégradation est sensible (+6,6 ans en huit ans), mais le seuil critique (15 ans) n'est pas encore atteint. Calculé par habitant, l'endettement (1500 euros) est supérieur de 30% à celui des villes comparables, ce qui est inquiétant sans être critique, là encore. Mais à cela s'ajoutent d'importants contrats d'externalisation de longue durée (éclairage public...). L'horizon paraît donc très menaçant. Au cours des dernières années, l'équipe Albertini a en effet multiplié les investissements supportés pour l'essentiel par la ville. La médiathèque, par exemple, absorbait à elle seule une année pleine d'investissement! "Nous avons été victimes d'une technique d'encerclement et d'étouffement de la part des autres collectivités de gauche", plaide Jean-Michel Guyard, ex-adjoint (UMP) aux finances ».

« La découverte progressive d'emprunts toxiques a achevé d'inquiéter les nouveaux élus. Les produits à effet cumulatif (les fameux crédits snowballs) portaient au départ sur 34 millions d'euros d'encours. Un accord a été trouvé pour l'un d'eux. Reste celui vendu par Natixis (24 millions d'euros). En avril, le surcoût était estimé à 8,5 millions d'euros sur la durée totale de l'emprunt (15 ans). "La situation est très angoissante, parce que le risque fluctue selon les cours du marché, indique l'adjointe (PS) Emmanuèle Jeandet-Mengual. Il n'est donc pas maîtrisable" ».

Sur les projets à venir ou arrêtés (passons sur le projet de la médiathèque, aujourd'hui reconvertie dans une vision à la petite semaine)... :

« Ce n'est en fait qu'en ce printemps 2009, plus d'un an après l'élection, que le tournant du mandat se joue. Si la nouvelle équipe n'a pas chômé depuis son arrivée, elle n'a pas encore pris de décisions stratégiques majeures ».

Rouen-plage, Rouen-sous-la-neige... :

« Pour marquer un changement, la nouvelle équipe a multiplié les petites mesures peu onéreuses concernant la vie quotidienne. Création de pedibus pour les écoles (trajets piétonniers accompagnés), mise en réseau des bibliothèques municipales pour effacer les errements du projet de médiathèque, multiplication des fêtes et des animations... Rouen givrée, la version modernisée de l'ancien marché de Noël (avec ses pistes de ski, de luge, de raquettes ou ses chorales de quartier), fut un succès ».

Sur le seul projet à peu près sympathique dans la ville aux cents projets (il en reste combien maintenant ?)... :

« Pour réduire la voilure, certains projets (tel l'aménagement de l'île Lacroix) semblent d'ores et déjà menacés d'ajournement. Les décisions définitives, toutefois, ne seront prises que début juillet ».

Sur la restructuration des services municipaux et le dialogue social :

« La nouvelle équipe espère aussi achever la réorganisation de la machine municipale d'ici à la fin de l'année […]. Mais il s'agit aussi de décloisonner une mairie connue pour ses pesanteurs. Quant au dialogue social, il est à reconstruire intégralement. Et la partie n'est pas gagnée, à en juger par le discours de François Botté, leader de la CGT, le syndicat dominant: "Valérie Fourneyron n'est pas désagréable, mais son discours sur le thème "Nous n'avons pas d'argent" ne peut suffire. Les agents lui étaient très favorables au départ. Aujourd'hui, ils sont tous très déçus par le manque de projet et d'ambition"».

Sur le vrai projet d'avenir qu'est la nouvelle gare de Rouen et alors que la gauche est à toutes les manettes (ville, agglomération, département, région)... :

« Le projet ambitieux de création d'une gare d'agglomération rive gauche (quartier Saint-Sever) et d'un nouveau quartier d'affaires se heurte à l'épineuse question du manque de moyens et semble repoussé aux calendes grecques. La consultation des habitants risque de rester sans effet avant longtemps »

Dans la rubrique « promesse oubliée », l'espace Monet-Cathédrale ou « Tout ça pour ça » :

« "Il est urgent de raser l'ancien palais des congrès et de laisser respirer la place", soutenait Valérie Fourneyron durant la campagne, en promettant un référendum sur ce sujet sensible. Une consultation fut bien organisée, mais sans valeur juridique, car le bâtiment appartient à un acteur privé et toutes les voies de recours avaient déjà été épuisées. "On a leurré le public", estime Pierre Albertini. De discrètes négociations sont actuellement menées avec le promoteur afin d'obtenir quelques modifications au projet de nouveau palais de congrès signé Jean-Paul Viguier. Bien que décrié, celui-ci verra donc bien le jour ».

Du bide des « Jeux olympiques de la jeunesse » :

« La candidature de Rouen pour cette compétition internationale d'importance, présentée comme "une chance unique", a connu un flop retentissant. En septembre 2008, le Comité national olympique et sportif français a préféré soutenir la candidature de la France pour les Jeux d'hiver de 2018 ».

Sur l'opposition municipale ou « petits meurtres entre amis » :

« L'opposition est morcelée, inefficace, stérile..." Au conseil municipal, trois groupes coexistent, dont deux composés de... deux élus! Dès le lendemain du scrutin, l'ancien maire (centriste) Pierre Albertini a présenté sa démission. "Je n'avais pas l'intention de jouer la mouche du coche", explique-t-il. Pour Edgar Menguy, ce départ brutal fut difficile à avaler. L'ancien bras droit du maire aurait préféré que ce dernier l'aide à se débarrasser de Bruno Devaux, son rival de l'UMP. Il y parvint finalement seul, en novembre 2008, à la faveur d'une élection interne de délégué à la circonscription qui écarta Bruno Devaux. Celui-ci n'a rien perdu de sa pugnacité. Mais nombreux sont ceux qui l'estiment désormais hors jeu ».

« Depuis le début de l'année, Catherine Morin-Desailly et Edgar Menguy ont amorcé leur rapprochement. Tel est leur intérêt dans l'immédiat, et pour quelques années. Ensuite, ils savent qu'il leur faudra se départager lorsque l'heure de la reconquête de l'hôtel de ville aura sonné. Dans cette perspective, la sénatrice a déjà acheté toute la déclinaison des noms de domaine Internet "www.rouen2014". On n'est jamais trop prudent! »

« Si y en a que ça les démange » d'aller lire ce que devient Pierre Albertini ou de savoir si Valérie Fourneyron est vraiment une marionnette de Laurent Fabius, allez ici

11 juin 2009

Les nuits impressionnistes de Rouen


Les nuits impressionnistes à Rouen 2009
envoyé par Domino_TV.

24 avril 2009

Docks 76, nouveau "phare ouest"

docks_76

Cela fait maintenant un certain temps que j'habite les quartiers Ouest de Rouen et je remarque avec grande satisfaction son évolution surprenante et rapide.

Comme beaucoup, je suis allé aux docks dans l'espoir de trouver une jardinerie.... Je me suis trompé : point de plantes là-bas ou pas encore en tout cas.

Mais quelle surprise ! Quel monde !

Je ne me doutais pas un seul instant en me baladant si souvent sur les quais de la Seine et les abords du nouveau pont qu'un nouveau centre commercial de cette taille viendrait à voir le jour.

Les docks 76 sont un centre Saint-Sever bis, avec un tas de magasins (80 selon la brochure) et bien évidemment un cinéma de 14 salles. Un beau Pathé...qui lui, n'est pas de sable !

Un nouveau palais de la consommation en somme, en attendant qu'un palais des sports voit le jour par là-bas aussi....

C'est vrai que les docks se situent loin du centre-ville historique. On y retrouve des enseignes nationales, déjà présentes un peu partout.

Tout paraît gigantesque pour ce quartier, un peu désert, tout entier dédié à la voiture et à ses concessionnaires.

La réalisation de l'ensemble est très soignée. Les entrepôts sont remarquablement restaurés et utilisés.

Les grandes baies nous font admirer le décor de friches aux alentours. Un véritable far-west où le commerce crée la vie et l'attraction. C'est très étrange.

Ces docks comptent sur les cinémas pour faire venir du monde mais cela suffira-t-il?

Un Monoprix s'est installé...pas loin, il existait déjà un Intermarché (le mien)...

Qui ira faire ses courses pour le dépanner au Monop des Docks...? 

Des millions ont été investis et je trouve cela très courageux de croire en ce projet. On se dit que s'il y a autant d'argent mis sur le tapis, les choses devraient rouler...

Croisons les doigts et espérons que toute cette offre commerciale s'équilibre avec celles déjà existantes, que tout cela encourage l'emploi...

Souvenons-nous juste...

L'espace du Palais était aussi très prometteur au début...et nous avons vu les déboires du centre, avant que la Fnac vienne sauver le tout. 

C'est sans doute parce qu'il faisait beau mais je me suis dit que ce qu'il manquait vraiment dans l'Ouest de Rouen, c'était une belle piscine....

Ce beau soleil, les promenades, le bonheur valent mieux que les achats, non ?

Tout sur les docks ici

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18 avril 2009

Eh, lecteurs !

Heureusement qu'en ces temps difficiles, certains arrivent à nous tirer un sourire. La preuve :

"C'est dingue comme ils sont cons ceux qui aspirent à nous gouverner un jour, je pense très sérieusement que l'on devrait boycotter, que l'on devrait s'abstenir de voter à toutes les élections!! Exemples sympathiques...la lecture du blog de la Sénatrice UDF-Modem-Nouveau Centre de Seine-Maritime ne parle jamais de ceux qui crèvent la faim ou de celles et ceux qui souffrent des fermetures d'usines!.. J'ai envie de dire que Rouen Perspective se dit blog indépendant alors qu'il ne l'est pas ..." (Chouchou, Le journal d'une rouennaise)

Pourquoi donc parler des pauvres ? De toute manière, les vrais pauvres sont soit dans la rue, soit ne votent pas, soit votent à gauche. Donc aucune raison pour un bourgeois de s'intéresser aux pauvres qui vivent dans des logements, même pas classés aux monuments historiques comme ceux du génial concepteur de cage à lapins Marcel Lods.

Mais les pauvres n'ont pas simplement le tort de ne pas avoir d'argent, ils sont aussi ceux qui manquent de culture. Et là, je dis bravo au blog de Catherine Machin-Bidulchouette où la culture règne en maître et où l'intelligence crève le plafond. Comment ne pas s'extasier devant les envolées lyriques sur la loi Hadopi, les archives...

Oui, je suis heureux de payer des impôts pour soutenir tous ces sénateurs épris de mouvement, de gaité et d'envies réformatrices.

Non, en fait, ce n'est pas si mal mais on ne voit pas l'intérêt d'avoir des sénateurs pour faire un travail que des députés, s'ils se bougeaient un peu plus le trognon, pourraient faire*. 

Rouen perspectives...encore un nom obscure pour signifier pas grand chose de concret.

Comment peut-on être "indépendant" quand on dit "amen" à tout ce que dit l'UMP ?

On ne peut que rire.

Toute cette histoire de partis, de tendances, de courants politiques...ce ne serait pas plutôt un truc pour avoir des places au chaud dans les palais de la République et des indemnités très éloignées du smic horaire ?

Et celles et ceux qui font de la politique...vous n'avez pas remarqué...ils sont tous médecins, hauts fonctionnaires, professeurs, avocats...

Pourquoi la politique n'a finalement pas évolué depuis le XIXe siècle et qu'on se retrouve avec les mêmes catégories de gens pour représenter une grande majorité de français qui n'appartiennent pas à ces classes aisées ? C'est ça ce que l'on appelle la démocratie ?

Autant mettre sur le trône de France, Napoléon IV, Louis-Philippe II ou Louis XXI...et rétablissons au grand jour le fait du prince, l'arbitraire et les passe-droits.

Non ?

Vous préférez Sarkozy se dandinant sur ses talons devant Obama ou Royal en boubou, c'est ça...

Pauvres gens !

*Ce n'est pas moi qui le dis, voyez ici ! 

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28 mars 2009

Promenade virtuelle à Rouen

street_view_rouen

Rien de très nouveau pour beaucoup. En ce qui me concerne, je ne savais pas que cela existait.

Street View est une fonctionnalité que l'on trouve sur Google Maps et qui permet de parcourir les rues de villes comme Rouen. Au lieu d'avoir une vulgaire carte 2D, voilà que les rues prennent forme et l'on peut suivre un chemin en cliquant sur des fléches et tourner à 360° grâce à une commande multi-directionnelle.

On pourra désormais se balader à Rouen de chez soi et l'où que l'on se trouve. Qu'on soit loin ou qu'on ne puisse pas sortir, il n'y aura plus de prétexte pour connaître les moindres détails de nos belles rues.

On a beau dire, en plus de me faire venir la grande majorité de mes visiteurs (rires), Google est vraiment un monstre gratuit (?)d'inventivité, avec des options toujours plus innovantes et très utiles.

Le monde d'Internet n'en finit pas de me ravir. Que de choses révolutionnaires pouvons-nous voir ! Je m'émerveille vraiment pour un rien...

A bientôt trois ans d'existence (oui, Madame !), ce blog vit et vivra encore. Il y a juste des moments où on ne peut pas vraiment trouver de temps. Et puis, il faut avoir de l'espace de cerveau disponible, comme dirait l'autre, pour écrire des articles, ce qui n'est pas le cas actuellement. Ma capacité à saturer étant vite atteinte.

Qu'on se le dise, un blog est un gouffre de temps !

Et puis, un événement numérique est venu troubler mes habitudes d'information : j'ai, depuis quelques jours, la télévision numérique que Monsieur SFR a bien voulu me concéder. J'étais jusqu'à lors, avec Monsieur Feu Neuf, un peu à l'image de ces gens qui payent cher une offre qui n'évolue pas trop et qui sont dès lors des gros dindons bien gras à qui l'on ponctionne chaque mois 29, 90 EUROS, avec la courtoisie d'un service qui m'a évité de payer l'abonnement pharaoniquement abusif de l'opérateur historique et le sentiment partagé de l'existence d'une grosse truanderie. Que dans le centre de Rouen l'on me dise que le service de TV HD ne peut pas être mis en place, alors que dans n'importe quel village normand,tout le monde est éligible, je ris !

Enfin bref, voilà les dernières splendeurs et misères de ma courtisane Internet.

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21 mars 2009

Un été en hiver

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