republique-francaiseVoilà, c'est presque terminé. Ou plutôt, tout va commencer.

La campagne présidentielle a été intense en petites phrases, en rebondissements, en événements tragiques, en clips d'un autre âge... Mais ce sera dimanche que l'horizon électoral va s'éclaircir un peu.

Ces derniers mois auront été marqués par quelques personnages croquignolesques.

Jean-Luc Mélenchon aura été la grande révélation de 2012. Le candidat opportuniste d'un parti Communiste en décomposition fait de la surenchère idéologique ne sachant plus trop jusqu'où s'arrêter. Tant que ça marche, le bougre continue, persévère. Lui, le transfuge qui s'invente un passé idéal en rappelant les mânes de Robespierre, être humaniste, fuyant l'arbitraire comme chacun sait, aux dizaines de milliers de morts sur la conscience.... "Que le sang sèche vite quand il entre dans l'Histoire" comme l'a chanté Jean Ferrat. Comme symbole d'unité nationale, on peut trouver mieux. Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon s'accommode de l'Histoire lorsqu'il laisse penser, à Marseille, lors d'un rassemblement, que la Marseillaise et l'Internationale ont été écrites au même moment. 1792 pour l'une, 1871 pour l'autre. A 79 ans près, c'est vrai que Rouget de Lisle aurait pu tailler le bout de gras avec Eugène Pottier....Ne pas maîtriser ces fondamentaux communistes et prétendre renouer avec l'Histoire, voilà qui fait tache. Jean-Luc Mélenchon est un usurpateur mais les communistes sont si contents de revoir les fantômes de Thorez, Duclos, Marchais.... Mais il ne suffit pas de se planter devant la Bastille pour se prétendre Jean Jaurès.

Eva Joly. Celle qui aura plombé l'écologie. Stricte dans les propos, Eva Joly a instruit le procès de l'écologie et prononcé rapidement sa condamnation à mort pour l'élection de 2012. Robespierre à lunettes new generation. Ah si ça avait été Hulot...! Mélenchon ne serait peut être pas monté dans sa mongolfière enchantée. Eva Joly, la nature ne te dit pas merci ! On a beau dire - un peu méchamment, mais Eva n'a jamais été aussi drôle que lorsque l'on a su qu'elle s'était rétamée dans les marches d'un cinéma. On en rit encore !

Marine Le Pen avait commencé très fort. Contrairement à son père, elle avait essayé d'avoir un programme économique : cela faisait plus sérieux que d'habitude. Que nenni ! Au final, Marine s'est pris les pieds dans le tapis habituel du racisme et de l'amalgame, faisant de tous les immigrés potentiels des tueurs en série. Echouer si près du but.

François Bayrou. Le parti d'un homme. Il nous a resservi la même soupe qu'en 2007. A force de tactique, François Bayrou a mené une campagne sans programme clair. D'ailleurs, y-a-t'il un programme au Modem ? Aucune proposition concrète n'est ressorti. Ou si, on sent un rapprochement à droite. Le retour de l'UDF ? Tout ça pour ça. A force de se positionner entre deux blocs ou entre deux chaises, on finit par avoir mal au .... . Enfin, bref. Avec François Bayrou, c'est à la fois le surplace et le mouvement vers l'un et l'autre. Un peu le principe du jokari. Sa stratégie est inutile.

Nicolas Dupont-Aignan...Relire la fable de La Fontaine : "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf". Le boeuf étant Charles de Gaulle.

Philippe Poutou. Ces clips étaient originaux.  

Nathalie Arthaud. A présenter à l'émission des sosies sur TF1. Catégorie : Arlette Laguiller.

Jacques Cheminade. En repérage pour une émission des Bogdanoff ?

Nicolas Sarkozy. RIP

Bon, finalement, il nous reste François Hollande. Et comme le dit une maxime de Boniface VIII : qui tacet consentire videtur. Traduit en bon français comme suit : qui se tait semble consentir. Merci Wikipédia.