vendredi 3 juillet 2009
Martine Aubry est-elle un petit pot à tabac ?
Sur France-Inter, le chroniqueur Stéphane Guillon, qui s'en était pris à DSK, avait qualifié peu après sur les mêmes ondes Martine Aubry de "petit pot à tabac".
Dans le numéro de ce week-end du Nouvel-obs, Nicolas Sarkozy, qui fait la une, accorde une interview "exceptionnelle" à Michel Labro et Denis Olivennes, pour dire à quel point la fonction l'a changé et qu'il fait ce qu'il peut pour nous sauver des méfaits de la crise...
Et il revient aussi sur Stéphane Guillon, la liberté d'expression, ce que l'on doit dire ou non...
Le Nouvel Obs - "Lorsque vous vous attaquez à un humoriste comme Stéphane Guillon sur France-Inter parce qu'il prend pour cible DSK, Martine Aubry ou vous-même d'ailleurs, vous sortez de votre rôle".
Nicolas Sarkozy - "Je ne m'attaque à personne même si je considère que traiter sur le service public Mme Aubry de "pot à tabac" n'est pas respectueux de la dignité des personnes".
Le fait même de reprendre ses propos de Stéphane Guillon est assez malin pour le président de la République qui a parlé de manière détournée de Martine Aubry. Nicolas Sarkozy, qui nous ressert du "pot à tabac", ce n'est pas gratuit. Ce n'est pas très respectueux de la dignité de la personne de Martine Aubry !
C'est comme tous ceux qui disent de Nicolas Sarkozy qu'il est un nain à talonnettes, c'est honteux ! Nicolas Sarkozy est une personne comme les autres à qui on ne doit pas dire "casse-toi pauvre con !", même s'il l'a dit ! Un peu de dignité !
En lisant ce numéro spécial d'explications sarkozystes par Sarkozy lui-même, Claude Bartolone (un socialiste...mais sinon qui est Claude Bartolone ?) a eu "mal à son Nouvel Obs" regrettant que le journal se plie à "un plan com'. Il y en a qui disent des choses qui ne devraient pas dire et d'autres des choses qu'ils disent mal...parce que le "j'ai mal à mon Nouvel Obs", il faut vraiment être dans un parti en bonne santé pour dire ça !
Enfin un peu de temps à soi : vive les vacances !
mercredi 1 juillet 2009
Le palais des cons...grrrr...eh !
Aujourd'hui, je me suis promené à Rouen (c'est de l'information ça !) et que n'ai-je pas vu sur la façade du palais des Congrès de Rouen...? Une grande bâche représentant une route et de la nature autour...des plus quelconques !
Pour célébrer Claude Monet, on a habillé cette poubelle, cette verrue horrible qui nous bouffe les yeux à chaque qu'on va du côté de la cathédrale. Tellement tagué, tellement le ciment se barre de tous les côtés...
Au lieu de fringuer le Palais des Congrès pour le cacher tellement il est affreux, on attend quoi pour le démolir et n'en faire qu'un tas de gravats...
Jusqu'à quand va-t-on devoir subir cette croûte architecturale ?
Pour cet été et jusqu'en semptembre donc, pour ces fameuses nuits impressionnistes, on va coller un pansement qui, au passage, doit coûter un pognon fou....
C'est de la dépense publique utile, vous croyez ?
Pour quelques mois, rouennais, tu as encore le droit à ce bunker désaffecté. Merci pour le paysage ! La verdure, il vaut mieux l'avoir en vrai qu'en peinture, ou en photo !
Rouen respirerait un peu plus...
samedi 27 juin 2009
Paris pop
Hier, nous étions à Paris, des camarades et moi, pour une belle exposition au Grand Palais, plus précisément aux Galeries Nationales. Beau moment que nous avons vévu là et certainement une visite guidée des plus ludiques. Je devais juste être à un mètre des oeuvres, ayant eu le malheur d'oublier mes lunettes. La myopie a parfois des avantages mais pas dans un musée où il faut sans cesse repérer des détails, tourner sa tête, regarder à l'envers....
Toute la journée, nous étions dans ce beau quartier entre les Petit et Grand Palais et l'avenue des Champs-Elysées.
Très beaux palais rénovés que la République peut s'enorgueillir de posséder. Le drapeau flotte, triomphant sur la verrière. Il est bien plus grand qu'on ne le pense. Les jardins aménagés aux sculptures très académiques et les colonnades très classiques, presque blanchies sont très entretenus. C'est le moins que l'on puisse dire. Un temps superbe, après les pluies de la nuit et les orages qui ont du empêcher toute la Normandie de passer une bonne nuit.
Un souvenir a plané sur toute la journée. Un moment à part qui restera graver forcément. Dès le matin, la mort de Michael Jackson est sur toutes les bouches qui s'ouvrent. Assis dans une brasserie en face du Grand Palais pour siroter un petit noir (hommage), nous regardons les clips qui passent en boucle. Je vois le clip de Thriller en entier : j'en étais déjà conscient depuis longtemps. Cet album est peut être l'un des plus formidables de la musique pop et ce morceau un des plus révolutionnaires. Les clips et les chansons pop ne seront plus jamais comme avant.
Nous avons failli aller à l'exposition Andy Warhol, malgré une file interminable. Pour voir des boites de conserve (qui ont eu grand peine à passer la douane, me dit-on) et des portraits de toutes les couleurs, je préfère passer mon chemin. Au départ donc, j'ai tout fait pour ne pas y aller. Et puis, je me suis laissé tenter.... Mais le temps a joué pour nous. Il a fallu vite repartir. Pas d'Andy ! Pas de Petit Palais que j'ai su bien vendre (musée généraliste, gratuit que j'affectionne particulièrement avec ses salles dédiées au Moyen Age revu par le XIXème siècle ). Finalement, on est allé sur la plus belle avenue du monde. On s'est payé le luxe de manger là-bas chez un belge qui sert des choses rapidement. On a parlé, on s'est baladé, on a flâné, on s'est posé sur une pelouse. Je n'ai rien ramené...sauf une auréole de fiente de pigeons sur ma veste ! Décidément, les rats volants m'en veulent.
En revenant le soir, je vois un documentaire sur le king de la pop et après avoir eu une bonne partie de ses musiques en tête, j'ai l'autre image beaucoup moins fascinante du personnage : le fricoteur fantômatique qui s'entoure d'enfants dans son ranch de Neverland. Michael Jackson, dont la jeunesse a été business, essaye de rattraper le temps perdu. Les procès s'enchaînent et la folie n'a pas l'air de s'arranger. Sa vie a été tragique, comme l'a dit le nouveau messie et président des Etats-Unis.
Force est de constater que l'émotion est universelle. Presque autant connu que le Coca-Cola, chacun se sent le possesseur d'un peu de Michael Jackson. Le problème est que dans les dernières années, il n'en restait plus grand chose.
Image : Coll. Grand Palais, cliché François Tomasi.
Michael Jackson d'après la Jacqueline de Picasso par Monsieur Julien
samedi 20 juin 2009
Chaud devant : hausse des impôts à Rouen !
La ville de Rouen augmentera ses impôts locaux de 8% en 2010
La ville de Rouen dont le maire est la députée socialiste Valérie Fourneyron va augmenter ses impôts locaux de 8% en 2010 pour équilibrer son plan pluriannuel d'investissements (PPI) 2010-14, a-t-on appris le 19 avril auprès du cabinet du maire.
Cette hausse permettra de dégager une marge de manœuvre de six millions d'euros par an pour financer un PPI qui doit s'élever à 205 millions et sera principalement consacré à des projets de "proximité".
Valérie Fourneyron justifie cette hausse par "la détérioration des finances municipales depuis 2003", au cours du mandat de Pierre Albertini (DVD), due notamment à des emprunts présentant "un risque élevé ou très élevé".
Selon le maire, après cette hausse, les impôts locaux de la ville se situeront "dans la moyenne" des grandes villes françaises avec notamment un taux de 19,99% pour la taxe d'habitation. La moyenne se situe à 21,33%, selon l'Association des maires de grandes villes de France.
Cette décision est vivement dénoncée par l'opposition municipale qui rappelle que Valérie Fourneyron avait écarté toute hausse en 2008 lors de la campagne électorale. "C'est une pression supplémentaire sur les Rouennais qui travaillent et sont directement confrontés à la crise", a affirmé le conseiller municipal UMP Edgar Menguy en parlant de "déni de démocratie".
Source : Site de La gazette des communes avec AFP
Une hausse des impôts : pour faire quoi de plus ? Une nouvelle fois, on ne sait pas faire des économies : faire mieux avec autant, ça ne doit pas être de la capacité de nos politiques. Pourtant, ils ont fait des études ces gens-là...
Remarquez, avec leurs revenus et leurs indemnités, 8%, c'est pas grand chose...
Ah les finances publiques ! Quand il faut trouver de l'argent pour faire un centre d'archives, le département a de l'argent. Par contre, quand il faut faire une vraie médiathèque, plus de pognon chez personne ! Désolant...
dimanche 14 juin 2009
Rouen est dans L'Express mais elle prend son temps...
L'Express a consacré un dossier sur Rouen en supplément de son édition nationale. Il est aujourd'hui disponible sur Internet. Drôle d'impression après sa lecture. La ville de Rouen semble être en attente dont on ne sait trop quoi.
Morceaux choisis :
Sur les finances tout d'abord, dont le pauvre rouennais moyen ne sait toujours pas si objectivement, elles sont catastrophiques ou non :
« A la fin de 2008, il fallait l'équivalent de 13,6 années à la ville pour rembourser sa dette. La dégradation est sensible (+6,6 ans en huit ans), mais le seuil critique (15 ans) n'est pas encore atteint. Calculé par habitant, l'endettement (1500 euros) est supérieur de 30% à celui des villes comparables, ce qui est inquiétant sans être critique, là encore. Mais à cela s'ajoutent d'importants contrats d'externalisation de longue durée (éclairage public...). L'horizon paraît donc très menaçant. Au cours des dernières années, l'équipe Albertini a en effet multiplié les investissements supportés pour l'essentiel par la ville. La médiathèque, par exemple, absorbait à elle seule une année pleine d'investissement! "Nous avons été victimes d'une technique d'encerclement et d'étouffement de la part des autres collectivités de gauche", plaide Jean-Michel Guyard, ex-adjoint (UMP) aux finances ».
« La découverte progressive d'emprunts toxiques a achevé d'inquiéter les nouveaux élus. Les produits à effet cumulatif (les fameux crédits snowballs) portaient au départ sur 34 millions d'euros d'encours. Un accord a été trouvé pour l'un d'eux. Reste celui vendu par Natixis (24 millions d'euros). En avril, le surcoût était estimé à 8,5 millions d'euros sur la durée totale de l'emprunt (15 ans). "La situation est très angoissante, parce que le risque fluctue selon les cours du marché, indique l'adjointe (PS) Emmanuèle Jeandet-Mengual. Il n'est donc pas maîtrisable" ».
Sur les projets à venir ou arrêtés (passons sur le projet de la médiathèque, aujourd'hui reconvertie dans une vision à la petite semaine)... :
« Ce n'est en fait qu'en ce printemps 2009, plus d'un an après l'élection, que le tournant du mandat se joue. Si la nouvelle équipe n'a pas chômé depuis son arrivée, elle n'a pas encore pris de décisions stratégiques majeures ».
Rouen-plage, Rouen-sous-la-neige... :
« Pour marquer un changement, la nouvelle équipe a multiplié les petites mesures peu onéreuses concernant la vie quotidienne. Création de pedibus pour les écoles (trajets piétonniers accompagnés), mise en réseau des bibliothèques municipales pour effacer les errements du projet de médiathèque, multiplication des fêtes et des animations... Rouen givrée, la version modernisée de l'ancien marché de Noël (avec ses pistes de ski, de luge, de raquettes ou ses chorales de quartier), fut un succès ».
Sur le seul projet à peu près sympathique dans la ville aux cents projets (il en reste combien maintenant ?)... :
« Pour réduire la voilure, certains projets (tel l'aménagement de l'île Lacroix) semblent d'ores et déjà menacés d'ajournement. Les décisions définitives, toutefois, ne seront prises que début juillet ».
Sur la restructuration des services municipaux et le dialogue social :
« La nouvelle équipe espère aussi achever la réorganisation de la machine municipale d'ici à la fin de l'année […]. Mais il s'agit aussi de décloisonner une mairie connue pour ses pesanteurs. Quant au dialogue social, il est à reconstruire intégralement. Et la partie n'est pas gagnée, à en juger par le discours de François Botté, leader de la CGT, le syndicat dominant: "Valérie Fourneyron n'est pas désagréable, mais son discours sur le thème "Nous n'avons pas d'argent" ne peut suffire. Les agents lui étaient très favorables au départ. Aujourd'hui, ils sont tous très déçus par le manque de projet et d'ambition"».
Sur le vrai projet d'avenir qu'est la nouvelle gare de Rouen et alors que la gauche est à toutes les manettes (ville, agglomération, département, région)... :
« Le projet ambitieux de création d'une gare d'agglomération rive gauche (quartier Saint-Sever) et d'un nouveau quartier d'affaires se heurte à l'épineuse question du manque de moyens et semble repoussé aux calendes grecques. La consultation des habitants risque de rester sans effet avant longtemps »
Dans la rubrique « promesse oubliée », l'espace Monet-Cathédrale ou « Tout ça pour ça » :
« "Il est urgent de raser l'ancien palais des congrès et de laisser respirer la place", soutenait Valérie Fourneyron durant la campagne, en promettant un référendum sur ce sujet sensible. Une consultation fut bien organisée, mais sans valeur juridique, car le bâtiment appartient à un acteur privé et toutes les voies de recours avaient déjà été épuisées. "On a leurré le public", estime Pierre Albertini. De discrètes négociations sont actuellement menées avec le promoteur afin d'obtenir quelques modifications au projet de nouveau palais de congrès signé Jean-Paul Viguier. Bien que décrié, celui-ci verra donc bien le jour ».
Du bide des « Jeux olympiques de la jeunesse » :
« La candidature de Rouen pour cette compétition internationale d'importance, présentée comme "une chance unique", a connu un flop retentissant. En septembre 2008, le Comité national olympique et sportif français a préféré soutenir la candidature de la France pour les Jeux d'hiver de 2018 ».
Sur l'opposition municipale ou « petits meurtres entre amis » :
« L'opposition est morcelée, inefficace, stérile..." Au conseil municipal, trois groupes coexistent, dont deux composés de... deux élus! Dès le lendemain du scrutin, l'ancien maire (centriste) Pierre Albertini a présenté sa démission. "Je n'avais pas l'intention de jouer la mouche du coche", explique-t-il. Pour Edgar Menguy, ce départ brutal fut difficile à avaler. L'ancien bras droit du maire aurait préféré que ce dernier l'aide à se débarrasser de Bruno Devaux, son rival de l'UMP. Il y parvint finalement seul, en novembre 2008, à la faveur d'une élection interne de délégué à la circonscription qui écarta Bruno Devaux. Celui-ci n'a rien perdu de sa pugnacité. Mais nombreux sont ceux qui l'estiment désormais hors jeu ».
« Depuis le début de l'année, Catherine Morin-Desailly et Edgar Menguy ont amorcé leur rapprochement. Tel est leur intérêt dans l'immédiat, et pour quelques années. Ensuite, ils savent qu'il leur faudra se départager lorsque l'heure de la reconquête de l'hôtel de ville aura sonné. Dans cette perspective, la sénatrice a déjà acheté toute la déclinaison des noms de domaine Internet "www.rouen2014". On n'est jamais trop prudent! »
« Si y en a que ça les démange » d'aller lire ce que devient Pierre Albertini ou de savoir si Valérie Fourneyron est vraiment une marionnette de Laurent Fabius, allez ici
jeudi 11 juin 2009
Les nuits impressionnistes de Rouen
Les nuits impressionnistes à Rouen 2009
envoyé par Domino_TV.
mardi 9 juin 2009
En joue, feu !
A lire et écouter les différentes interventions ici et là, on se rend compte qu'il n'y a plus grand monde au Modem et encore moins pour le défendre.
Les critiques ont fusées très rapidement contre François Bayrou aussitôt la défaite actée. Cette remise en cause est un peu dure à entendre, surtout de la part de celles et ceux qui l'ont accompagné. Les Corinne Lepage et autre Jean-François Kahn sont aujourd'hui à cracher dans la bonne soupe de François, après que ce dernier les ait sauvés de la cruelle déchéance médiatique.
François Bayrou n'a pas changé de point de vue, ni de stratégie : sa volonté d'être candidat en 2012 n'échappait à personne depuis longtemps. Qui peut croire que quelqu'un d'autre au Modem soit candidat à la présidentielle ?
L'opportunisme politique n'a donc point de limites. C'est vrai que le petit monde de la politique n'est pas vraiment tendre. On ne fait pas dans les sentiments. Point d'esprit de famille. Chacun pour soi et même pas Dieu pour tous.
Pour beaucoup, le choix de se tourner vers François Bayrou était moins un engagement sincère de croire à une force du centre qu'un pis aller pour marquer son profond dégoût à la tournure que prenait le Parti socialiste. L'erreur était bel et bien de penser que le bon score de François Bayrou aux présidentielles était chose acquise.
Le Modem est un parti vérolé par le centre-droit depuis le début, qui plus est, se trouve sans véritable orientation idéologique. Les socialistes d'hier qui se sont embarqués dans l'aventure Modem ont profité du 6 juin pour débarquer sur les terres Vertes ou socialistes d'avant. Comme en 1944, tout est à reconstruire !
Si ça continue comme ça, le Modem va finir par se rallier au Nouveau Centre, sa famille naturelle, et tout redeviendra comme avant.
Je vous fais le pronostic aussi que le score des Europe Ecologie et consorts s'effondrera aux élections régionales, sauf si on rediffuse une nouvelle fois l'excellent et utile film de propagande Home quelques jours avant le scrutin. Et on feindra une nouvelle fois : on vouera aux gémonies ces braves écologistes, comme l'on fait actuellement pour ce bon Bayrou.
La politique est un éternel recommencement et le retournement de veste, une habitude.
François Bayrou "regrette l'affrontement" avec Cohn-Bendit
envoyé par Europe1fr.
dimanche 7 juin 2009
Je suis devenu un blog socialiste...
...pourtant, je ne suis pas toujours tendre ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Ils doivent donc aimer une certaine franchise au PS. De toute manière, c'était bien loin Lille (je travaille, moi !). Mon indépendance me laisse dire des choses très...politiquement incorrectes. S'il y a bien une chose que je déteste sur la toile, c'est bien ces blogs de militants prêts à tout pour défendre leurs candidats.
Il en faut des militants. Je n'ai pas ce don d'abnégation. Je n'en fais toujours qu'à ma tête. Na !
Et puis, un blog n'est qu'un blog donc ce n'est pas très important. Pas de quoi donner une accréditation et encore moins une carte de presse pour des bafouilles pas toujours très bien pensées écrites. Je milite pour un blog du dimanche, à la pausette. Je suis ici pour me détendre ! Vive les vrais journalistes ! Donner son avis et l'écrire est un vrai métier.
Et même si ça fait toujours plaisir d'être lu et apprécié ! J'avoue : je suis ravi.
*********
"Meeting socialiste de Lille du 4 Juin 2009
Je t'envoie les informations complémentaires, l'accréditation blog est à retirer à l'accueil presse.
Merci de m'envoyer ton nom, prénom et numéro de portable pour pouvoir t'inscrire sur la liste.
Jeudi 4 juin 2009
Au ZENITH, bd des Cités Unies
59000 LILLE
18h30: Ouverture des portes au public
19h00 : Accueil par Jean-Christophe Cambadélis
19h05 : Appel des invités
19h25 : Rudy DEMOTTE (MEP, belge)
19h30 : Antoine DETOURNE, président du MJS
19h35 : Gilles PARGNEAUX, tête de liste de la région Nord-Ouest
19h50 : Bertrand DELANOE
20h00 : Laurent FABIUS
20h10 : Intervention de Poul Nyrup RASSMUSSEN, Président du PSE
20h25 : Intervention de Martine Aubry
En présence de : Harlem DESIR, Catherine TRAUTMANN, Henri WEBER, Benoit HAMON
à A l'issue du meeting (vers 21h30/22h) Martine Aubry et les candidats se retrouveront, pour un buffet de fin de campagne, à la brasserie du nouveau lieu culturel « Saint Sauveur ». Un bus sera à disposition de la presse pour se rendre sur le site".
samedi 6 juin 2009
Des pains et des enjeux
François Bayrou a une estime démesurée de lui-même. Nous avions pu le remarquer depuis longtemps. Ce qui n'empêche pas que vu l'offre qui est la nôtre en matière politique, il est loin d'être le pire.
Ce jeudi soir a donc eu lieu un débat assez intéressant, très débridé, genre "débat du café du commerce", organisé par France 2 et sa directrice de l'information Arlette Chabot. Première erreur : la conception du plateau. Deux tables où les débatteurs discutent avec des contradicteurs déterminées et où ont à grand mal à parler avec les autres, quelle idée de génie !
Arlette Chabot a voulu faire du spectacle. Aujourd'hui, elle s'en défend. Qu'elle prenne ses responsabilités.
Il y a eu ces échanges entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit.
Daniel Cohn-Bendit est un écolo-électron libre, légèrement à côté de la plaque, qui défend une idéologie d'un humanisme souvent si débridé qu'il en devient, à un moment, irresponsable.
Ce soir, François Bayrou, quant à lui, s'en est pris une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy (son copain de gouvernement de sous Alain Juppé !) et a accusé - avec excès - Cohn-Bendit d'être un suppôt de la politique de Nicolas Sarkozy. François Bayrou fait une fixation sur Sarkozy. Cela en devient tellement névrotique que Nicolas Sarkozy apparaît comme quelqu'un de finalement plus sympatique et plus proche.
Daniel Cohn Bendit, tout aussi véhément, lâche un "ignoble" pour qualifier les mots lancés par Bayrou. Et puis, Bayrou en vient à rappeler un vieux livre de Cohn-Bendit où celui-ci parle qu'il laissait les petits enfants à la maternelle toucher son "grand bazar"(c'est le titre de son livre) au nom, en gros, de la découverte des choses et du monde. Ces confessions sont plus que "border line" comme l'on dit. Un enseignant ou un éducateur au sens large se doit d'être exemplaire dans son comportement et si on peut laisser, dans une certaine mesure, les petits jouer à touche-touche-pipi ensemble ou se faire des bisous en cachette, on n'a pas le droit, en tant qu'adulte, d'avoir des gestes déplacés vis-à-vis des enfants, innocents des perversions de leurs aînés. Oui, Daniel Cohn Bendit est idiot d'avoir écrit tout cela et le justifier. De-là à utiliser un
livre qui date de 1975 pour des élections européennes, il y a là une démarche qui n'est pas honnête.
Les explications sur cette saillie par François Bayrou sont terriblement navrantes. En fait, François Bayrou ne savait plus quoi dire pour rattraper son retard sur la liste européenne de Cohn-Bendit. Tous les moyens sont bons pour faire mal, surtout quand quelqu'un ose voler à Bayrou sa troisième place. Troisième place dont il est un habitué (et dont il faudra qu'il se contente...).
Le plus drôle dans cette émission fut la critique des instituts de sondage. Il y eut un avis général des politiques sur le plateau pour dénoncer ces sondages bidons que le contribuable, qui paye sa redevance audiovisuelle, finance en partie indirectement. Marine Le Pen, aux idées à vomir du père - qui a oublié d'être idiote - s'est retrouvée en accord avec François Bayrou sur l'idée qu'en fait les sondages étaient commandés par France Télévisions, Le Point, Le Monde... et le président Sarkozy.
Sarkozy est partout !
Passons sur le faux débat populiste de l'entrée de la Turquie...largement utilisé par un Philippe de Villiers dont c'est à peu près le seul fonds de commerce.
Passons aussi sur un Jean-Luc Mélenchon fier de son "Front de gauche" et n'acceptant pas d'être traité comme un vulgaire Besancenot. Mélenchon s'imagine avec une grande destinée à gauche comme François Bayrou au centre. Même syndrome d'égocentrisme.
Passons sur Xavier Bertrand...dont les talents de persuasion sont aussi morts que la camomille dans une tasse de tisane.
Soulignons la présence de Martine Aubry qui est passée pour la plus mesurée, mais dont nous avons peine aujourd'hui à se souvenir de vraies propositions pour l'Europe...
Finalement, un débat pour pas grand chose sauf une critique générale du fonctionnement de la politique et des médias.
Pas si inutile mais en rien constructif.
Dimanche, votez socialiste !
Et voilà, j'hésitais entre le Modem et le Parti socialiste.
Deux fois que je prends ma carte au Modem, tout de même.
Et pourtant, comme la première fois où j'ai pu voter, je continue à voter pour le PS.
Rien n'a pu vraiment me faire basculer.
Et même si les critiques adressées au PS peuvent être nombreuses,
je ne me compromets pas dans le choix des convenances à la petite semaine.
Que voulez-vous, je suis fidèle à ma famille de pensée.
Je veux une Europe rose du changement, du progrès social, anti-libérale, humaniste, tolérante...
Je dois rêver. Tant pis !
Des nouvelles du TGV à Rouen
"Fin avril, lors de la présentation du projet de Grand Paris, Nicolas Sarkozy avait parlé de mettre «Le Havre à une heure de Paris». Ce défi contraint la ligne à contourner Rouen sans s'y arrêter. Un mois plus tôt, Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, avait annoncé en Normandie que Rouen serait à terme à une heure de Paris.
Finalement, les premières études plaident pour une ligne Paris - Le Havre avec un arrêt à Rouen. Elle mettrait Rouen à une cinquantaine de minutes de Paris contre 1 heure 10 aujourd'hui et Le Havre à 1 heure 15 de la capitale contre 2 heures actuellement.
Une patte d'oie vers Calais est également prévue à mi-chemin entre Rouen et la capitale. Un nouvel axe vers le nord permettra alors de décongestionner la ligne Eurostar du Paris-Londres. À terme, des Eurostar emprunteront la nouvelle Paris-Le Havre pour bifurquer vers le nord et le tunnel sous la Manche. Une extension de cette ligne vers Caen est aussi à l'étude, tout comme la création d'une gare TGV à Amiens.
L'ensemble de la nouvelle ligne devrait coûter 4 milliards d'euros. «Il n'y aura qu'un seul tronçon coûteux, explique un proche du dossier : le franchissement de la Seine au niveau d'Achères». Le maire du Havre , Antoine Rufenacht aimerait que cette liaison soit prête pour 2017. Un tel calendrier est beaucoup trop serré de l'avis de plusieurs proches du dossier. Aucune décision n'a encore été prise pour le financement et les études d'ingénierie ne devraient pas débuter avant 2010.
En attendant la nouvelle ligne, les habitants de Normandie pourront toutefois bientôt gagner Paris en TGV qui circulera sur les les lignes classiques. À partir du 5 juillet, un train à grande vitesse reliera chaque jour Le Havre, Rouen et Paris avant de poursuivre jusqu'à Strasbourg. Un autre TGV assurera, lui, une liaison Cherbourg, Caen, Paris, Dijon".
Source : Le Figaro du 5 juin 2009
vendredi 5 juin 2009
Scoop : Air France fusionne avec Costa Croisières
Rio ne répond plus. Plouf !
Voilà ce que nous pouvions dire sur cette catastrophe au moment où nous publions.
samedi 30 mai 2009
La seule et vraie raison pour aller voter...
dimanche 17 mai 2009
Mais pour qui voter aux élections européennes ?
Deux choix raisonnables s'imposent. Soit voter pour le Parti socialiste. Soit voter pour le Modem.
Le Parti socialiste s'alliera, c'est sûr, avec les autres partis socialistes d'Europe dans le groupe parlementaire du PSE (Parti Socialiste Européen) au Parlement européen. A en croire Jean-Marie Le Pen (ce qui est un grand risque), 97 % des "lois européennes" au Parlement européen sont votées par la gauche et la droite de "gouvernement européen". Donc qu'on vote pour l'un ou pour l'autre des "gros" partis, on ne voit pas trop où le changement va nous amener. On se souvient ou non du peu de différence qu'il y avait eu lorsque le gauche était en position en Union Européenne de changer les choses. Le libéralisme n'a pas été jugulé. Aucun grand texte social n'a été élaboré.
L'Union Européenne est une grande nébuleuse qui continue à souffrir de beaucoup de maux...
Il reste alors le choix du Modem dirigé par l'opposant numéro un au gouvernement selon les sondages : François Bayrou. C'est vrai qu'il est très sympathique, rassurant, équilibré dans ses déclarations. Le problème, c'est qu'il est le seul à sortir la tête dans "son" parti. Les autres étant des deuxièmes, troisièmes...couteaux. Si la dérive personnelle de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir peut être critiquée voire dénoncée, on ne saurait confier sa voix à un parti, tout entier dédié aussi à son leader, converti par réalisme - ou opportunisme - politique à une opposition dénonciatrice de tout ce que fait la droite alors que bien des idéologies et idéologues du Modem ont fait leurs carrières à droite.
Avec son amour de la France profonde et des clochers, François Bayrou nous refait le coup du père François Mitterrand et dirigera comme Jacques Chirac dans ce même esprit de conciliation nationale et donc de paralysie politique. Pour ne vexer personne, on ne réforme pas. C'est ce qu'a fait Jacques Chirac durant tout son deuxième mandat. On a donné.
Si l'on en croit Maurice Leroy ( ce qui est un moindre risque mais enfin...), il y aurait eu au gouvernement si François Bayrou avait été élu les mêmes Kouchner, Besson....
Ce qui revient à dire que Nicolas Sarkozy essaye déjà de réunir les forces vives nationales, sauf que le président Sarkozy ne s'en sert que comme des marionnettes.
Mais à Strasbourg, où va sièger le Modem ? Là où siègeait l'UDF ? Quoi de neuf alors sous le soleil libéral ? Le Modem siègera aux côtés de la droite libérale du Parlement européen. La chose est entendue. Changer l'Europe, ce n'est pas continuer à voter pour ce camp là.
Lors du meeting de Paris des socialistes pour l'Europe, ce 13 mai, Bertand Delanoë a rappelé simplement pour quoi s'intéresser à l'Europe et aussi à ces élections : la paix et la démocratie. Valeurs simples et nécessaires, qu'on aurait tendance à oublier facilement. La voix de chacun est indispensable. L'abstention n'est pas la solution aux problèmes : elle ne ferait qu'en rajouter.
Pour ces élections, il faut choisir le progrès et la justice. C'est donc à gauche qu'il faut voter(?)*.
*(?) Ajout du 19 mai : je doute...
vendredi 8 mai 2009
Sarkozy et les autres
Je ne devrais peut être pas le dire mais Nicolas Sarkozy me fait rire. Un peu comme Jacques Chirac, ce sont des hommes politiques que l'on prend plaisir à voir se mouvoir. Le président est un peu le héros d'un feuilleton quotidien, avec ses rencontres, ses mesures, à chaque fois renouvelées. De tous ces "Grenelle", "Etats généraux", "G-machin", on a du mal à dire ce qui va améliorer nos vies mais, on dira ce qu'on voudra, la volonté est là.
En 2007, la campagne contre lui avait été féroce. A tel point que certains, dont moi, redoutait vraiment son élection. On nous promettait la guerre civile et le pire pour les banlieues. De tout cela, il n'y a rien eu.
Entre temps, Ségolène Royal s'est révélée une piètre femme politique, sombrant à chaque intervention dans le ridicule le plus abouti.
Ce qui est gênant, finalement, avec ce président, c'est sa proximité trop évidente avec le fric facile, les pouvoirs financiers, les grands patrons.... Les voyages sur le Bolloré's boat est pitoyable, comme l'est l'appartement de plusieurs centaines de m² prêté aux Chirac par la famille Hariri. Tout cela n'honore pas la fonction.
Quand on est au service de l'Etat, on doit gagner suffisamment pour se payer ses propres vacances ou son propre logement...
Nos plus hauts élus de la République devraient s'extraire de toutes ces considérations de prestige et ne garder que l'essentiel. Bref, prendre exemple sur le général De Gaulle, un tant soi peu.
La gauche dénonce toujours le paquet fiscal, qui avant la crise, pouvait se justifier mais qui après, apparaît vraiment comme scandaleux.
Ce que tout le monde oublie, c'est que l'impôt sur le revenu a été allégé, voire supprimé pour les foyers les plus modestes. C'est très facile de le vérifier pour moi qui paye mes premiers impôts sur le revenu et qui se trouve avec une réduction asses sensible. Les riches commentateurs et critiques oublient de préciser cette bouffée d'air. Sans doute doute sont-ils dans d'autres sphères qui les empêchent de comprendre les choses les plus élémentaires.
L'impôt est républicain, inscrit dans la déclaration des Droits de l'Homme de 1789, c'est vrai.
C'est rassurant de payer des impôts : tous les foyers de France devraient en payer, même de manière symbolique, puisque c'est un droit de l'Homme, un droit inaliénable, devant lequel chaque citoyen est l'égal de l'autre.
Mais quel usage fait-on de ces impôts ? Le gâchis est partout et l'argent plus que mal utilisé. Les déficits sont une nouvelle religion.
A en lire certains journaux, on voit que certains de nos hommes et nos femmes politiques profitent du système et commettent le crime démocratique de cumuler leurs traitements. Comme dirait l'autre, on ne peut pas être au four et au moulin.... En vient donc l'idée de supprimer la foire ou le moulin. Ou les deux.
Les Grecs n'étaient pas exemplaires en toute chose mais ils innovaient parfois. Je me souviens de la cérémonie des Euthynè où chaque magistrat ou élu qui reçoit une mission de service public rend des comptes à la fin de son mandat devant un tribunal. Prenons donc exemple.
Le drame de notre époque est que l'on remplit la tête des gens de vide et que l'on porte en triomphe la bêtise qui a un semblant de développement intellectuel. Rien est réfléchi, tout est produit sur commande à la dernière minute.
Le risque est que, déçu de tout, le peuple se fiche complètement de son administration et de son avenir, se repliant sur lui-même et par delà, fasse un bras d'honneur à toutes ces vraies valeurs républicaines.
Non, nous ne sommes pas en 1788 mais plutôt dans les années 30 où l'idéologie de la démagogie régnait en maître.
La crise n'a pas déstabilisé encore le pouvoir qui semble tenir bon. Le plus dramatique est dans l'offre que propose l'opposition. On en viendrait à dire à Nicolas Sarkozy de continuer, vu que de toute manière, il n'y a rien et personne pour le remplacer.
Il est petit, il aime le pognon, il est bling-bling, il bouge beaucoup...mais bon sérieusement, en face, c'est du n'importe quoi.
mercredi 6 mai 2009
Les deux ans de Sarkozy par Jean d'Ormesson
Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République avec une large avance sur Ségolène Royal. Il célébrait le travail, la réussite, le retour de la France au premier plan des nations. Il enflammait les foules. Il rendait confiance aux Français découragés. Tout semblait lui sourire. Les acclamations montaient vers lui. Deux ans plus tard, il est passé des sommets de la popularité aux abîmes de l'impopularité : d'un peu moins de 60 % à un peu plus de 30 %. Une chute de moitié ou presque. Une baisse en tout cas de l'ordre de vingt-cinq points. Que s'est-il passé ?
Une descente aux enfers
Allons vite. Deux choses surtout : d'abord, il n'était pas rond, il ne fumait pas la pipe, il n'était pas radical-socialiste, il n'était pas sensible à la beauté de La Princesse de Clèves, il aimait trop ce qui brille, il s'était rendu successivement au Fouquet's et sur un yacht de luxe au lieu de faire retraite dans un couvent, il était nerveux, super-actif, impulsif, et on le traitait de bling-bling ; et puis, par vagues successives, est arrivée d'Amérique la crise la plus sévère depuis le jeudi noir de 1929. Dès la fin de 2007, la popularité du président fléchit pour des raisons surtout privées et qui lui sont imputables ; dès la rentrée de 2008, le système bancaire se déglingue un peu partout, l'économie mondiale vacille, et il n'y est pour rien. Sarkozy était victime du Fouquet's et de Madoff. Il payait cher ses propres erreurs et les méfaits des autres.
César le savait déjà, il y a un peu plus de deux mille ans : les Français sont difficiles à gouverner. Et ils sont changeants. Regardez les chiffres : un ou deux ans après leur élection, les trois derniers présidents de la République, Giscard, Mitterrand, Chirac, ont connu aussi une baisse importante de leur popularité. Et la crise économique emporte tout sur son passage. Il n'est pas légitime de tirer argument de ce qui n'a pas eu lieu. Il est pourtant permis de se demander - et à gauche et à droite - où le pays en serait aujourd'hui si Ségolène Royal avait été élue, il y a deux ans, à la place de Nicolas Sarkozy.
Tout va mal partout. Tout le monde souffre et se plaint partout. En Angleterre, le travailliste Gordon Brown est dans une situation bien pire que Sarkozy. Le chômage frappe l'Espagne du socialiste Zapatero plus durement que la France de Sarkozy. N'empêche. Les choses vont moins bien en France pour Sarkozy qu'en Amérique pour Obama, acclamé de toutes parts ; où qu'en Italie pour Berlusconi, encore étonnamment populaire. Un étranger, peu au courant des affaires françaises, qui arriverait à Paris comme les Persans de Montesquieu pour tomber sur les grèves et les manifestations, qui écouterait la radio, qui regarderait la télévision, qui jetterait un coup d'œil sur les hebdomadaires, considérerait à coup sûr la chute de Sarkozy comme inéluctable. Il pourrait même se demander si elle n'est pas imminente.
Les atouts du président
Deux ans après son élection, la force de Sarkozy réside peut-être seulement dans la faiblesse de ses adversaires. Longtemps, la France a été le pays d'une dispersion politique qui allait jusqu'à l'atomisation. Il y avait dans ce pays autant de partis politiques que de fromages. À force de vivre dans ce système, son remplacement par une bipolarisation à l'anglaise ou à l'américaine est passé presque inaperçu. Le Parti communiste, naguère si puissant, qui a même été, un temps, le premier parti de France, n'existe plus. Le Parti radical, longtemps cœur de la nation, s'est pour ainsi dire infusé dans les autres partis : Giscard était radical par opposition au gaullisme, Chirac était radical par fidélité au gaullisme, et, en fin de compte, le socialiste Mitterrand était radical lui aussi. La droite, traditionnellement divisée, a été rassemblée et unifiée par Sarkozy - c'est même ce que la gauche et une frange de la droite lui reprochent le plus vivement. Il n'y a plus que deux forces en France comme dans la plupart des démocraties : l'UMP et le Parti socialiste. Et le Parti socialiste est en mauvais état. Ce ne sont pas ses adversaires qui dénoncent la décadence du Parti socialiste. Ce sont ses propres partisans et, plus étrangement encore, ses propres dirigeants qui n'en finissent pas de s'en désoler bruyamment. Les choses en sont parvenues à un tel point que, par un paradoxe merveilleusement français, la dégringolade du Parti socialiste, loin de réjouir le parti du président, commence à l'inquiéter sérieusement.
Une double impopularité
Deux ans après l'élection de Sarkozy, la situation est assez simple. Pour impopulaire qu'il soit - aux yeux au moins des médias qui n'en finissent pas de résonner de cette impopularité -, Nicolas Sarkozy n'a plus d'adversaire. Il n'en a pas, bien sûr, à droite, malgré Dominique de Villepin qui croit, plus que Besancenot, plus que les communistes et plus que Martine Aubry, à une révolution imminente. Mais, bizarrement, il n'en a plus à gauche. Les choses, naturellement, peuvent changer du tout au tout en trois ans. Mais, aujourd'hui, ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry, ni Dominique Strauss-Kahn, ni, bien sûr, Laurent Fabius, ni personne ne représente un danger réel pour Nicolas Sarkozy. Si l'élection se déroulait demain, le président, au comble de l'impopularité, aurait pourtant de bonnes chances d'être réélu. Oui, Nicolas Sarkozy a cessé d'être populaire. Il est peut-être franchement impopulaire. Mais ses adversaires le sont encore plus que lui.
Le seul à droite
C'est là que le destin risque de tourner sur ses gonds. La faiblesse du Parti socialiste, loin d'être une chance pour le président, est plutôt un drame pour lui comme pour tout le monde - ou pour presque tout le monde. Le danger pour Sarkozy est que l'effondrement du Parti socialiste permette à François Bayrou, qui avait été troisième il y a deux ans, d'être deuxième dans trois ans.
Quelle est la ligne politique de Bayrou ? Le moins qu'on puisse dire est qu'elle est floue. Est-il à droite ? Est-il à gauche ? Qui le sait ? Personne. Et peut-être pas lui-même. C'est sa force. Et sa faiblesse. Beaucoup de gens de droite pensent qu'il est passé à gauche. Mais beaucoup de gens de gauche sont persuadés qu'il est resté à droite. La vérité est qu'il essaie simplement de grappiller des voix et à droite et à gauche. Il est l'héritier de Lecanuet qui était l'adversaire du général de Gaulle ; il est l'héritier de Poher qui était l'adversaire de Pompidou. Et, héritier avec évidence des adversaires du gaullisme, il est l'allié de Villepin qui est l'héritier du gaullisme. L'ambiguïté règne avec une clarté éclatante sur la démarche de Bayrou qui n'a pas d'autre ambition et pas d'autre programme que de devenir président à la place du président. Il ne sort de cette ambiguïté que sur un seul point, qu'il partage avec Villepin, et qui est décisif chez presque tous ceux qui se disent ses partisans : la détestation presque physique de Sarkozy. Cette détestation est le ressort à peu près unique et fort bien formulé de son livre de combat : Abus de pouvoir où une absence d'idées et de propositions est dissimulée avec talent sous le ressentiment.
Le calcul de Bayrou est simple : s'il arrive deuxième à l'élection présidentielle dans trois ans, la gauche tout entière sera contrainte de voter pour lui contre Sarkozy. Arrivé second en 2002, Le Pen n'a pas réussi à l'emporter contre Chirac parce qu'il se situait à sa droite. Se situant à la gauche de Sarkozy, Bayrou espère l'emporter contre lui à l'élection de 2012. On voit le sort cruel des socialistes affaiblis par la montée de Besancenot comme la droite avait été affaiblie naguère par la montée de Le Pen : les voilà menacés d'être contraints à voter demain pour Bayrou comme ils avaient été contraints hier à voter pour Chirac.
Dans ce jeu d'enfer, Sarkozy, en mauvaise position apparente, joue pourtant sur du velours. Malgré Villepin et les siens qui le poursuivent de leur vindicte, il est le seul à droite - et, au lieu d'avoir à sa gauche et au centre un adversaire unique et puissant, il en a deux qui se détestent et se méfient l'un de l'autre, François Bayrou et le Parti socialiste.
Trois ans pour convaincre
Beaucoup de périls nous menacent aujourd'hui : la grippe porcine, peut-être déjà en recul ; un chômage que Sarkozy avait fait baisser de façon spectaculaire et qui s'est remis à grimper comme partout, avec toutes les souffrances qu'il entraîne ; les réformes qui patinent parce que tous les Français les veulent pour les autres et que chaque Français les refuse pour lui-même ; la crise surtout qui frappe le monde entier et qui bouleverse l'économie. Sur tous ces points, qui échappent pour la plupart au contrôle de qui que ce soit, Nicolas Sarkozy fait ce qu'il peut, et plutôt moins mal que les autres. Comment ne pas comprendre, comment ne pas partager la colère de ceux qui manifestent par crainte de perdre leur travail et de voir baisser leur niveau de vie ? Et comment ne pas constater en même temps que les racines de tous les maux qui fondent sur nous sont à chercher dans cette crise mondiale dont les effets finiront bien par s'estomper.
Tout dépend désormais de Sarkozy, de ce qu'il va vouloir, de ce qu'il va faire. Son destin personnel. Et le sort du pays. Il lui faut un nouveau souffle. Après avoir réussi avec éclat à rassembler la droite, il reste trois ans à un président éminemment pragmatique, devenu par la force des choses un négociateur hors pair, pour convaincre ce pays dont de Gaulle pensait qu'il n'était ni de droite ni de gauche, mais qu'il était la France. C'est la grâce qu'on lui souhaite. Ses adversaires n'y croient pas. Ses partisans lui font confiance. L'avenir tranchera.
Source : Le Figaro.
vendredi 24 avril 2009
Docks 76, nouveau "phare ouest"
Cela fait maintenant un certain temps que j'habite les quartiers Ouest de Rouen et je remarque avec grande satisfaction son évolution surprenante et rapide.
Comme beaucoup, je suis allé aux docks dans l'espoir de trouver une jardinerie.... Je me suis trompé : point de plantes là-bas ou pas encore en tout cas.
Mais quelle surprise ! Quel monde !
Je ne me doutais pas un seul instant en me baladant si souvent sur les quais de la Seine et les abords du nouveau pont qu'un nouveau centre commercial de cette taille viendrait à voir le jour.
Les docks 76 sont un centre Saint-Sever bis, avec un tas de magasins (80 selon la brochure) et bien évidemment un cinéma de 14 salles. Un beau Pathé...qui lui, n'est pas de sable !
Un nouveau palais de la consommation en somme, en attendant qu'un palais des sports voit le jour par là-bas aussi....
C'est vrai que les docks se situent loin du centre-ville historique. On y retrouve des enseignes nationales, déjà présentes un peu partout.
Tout paraît gigantesque pour ce quartier, un peu désert, tout entier dédié à la voiture et à ses concessionnaires.
La réalisation de l'ensemble est très soignée. Les entrepôts sont remarquablement restaurés et utilisés.
Les grandes baies nous font admirer le décor de friches aux alentours. Un véritable far-west où le commerce crée la vie et l'attraction. C'est très étrange.
Ces docks comptent sur les cinémas pour faire venir du monde mais cela suffira-t-il?
Un Monoprix s'est installé...pas loin, il existait déjà un Intermarché (le mien)...
Qui ira faire ses courses pour le dépanner au Monop des Docks...?
Des millions ont été investis et je trouve cela très courageux de croire en ce projet. On se dit que s'il y a autant d'argent mis sur le tapis, les choses devraient rouler...
Croisons les doigts et espérons que toute cette offre commerciale s'équilibre avec celles déjà existantes, que tout cela encourage l'emploi...
Souvenons-nous juste...
L'espace du Palais était aussi très prometteur au début...et nous avons vu les déboires du centre, avant que la Fnac vienne sauver le tout.
C'est sans doute parce qu'il faisait beau mais je me suis dit que ce qu'il manquait vraiment dans l'Ouest de Rouen, c'était une belle piscine....
Ce beau soleil, les promenades, le bonheur valent mieux que les achats, non ?
Tout sur les docks ici
samedi 18 avril 2009
Eh, lecteurs !
Heureusement qu'en ces temps difficiles, certains arrivent à nous tirer un sourire. La preuve :
"C'est dingue comme ils sont cons ceux qui aspirent à nous gouverner un jour, je pense très sérieusement que l'on devrait boycotter, que l'on devrait s'abstenir de voter à toutes les élections!! Exemples sympathiques...la lecture du blog de la Sénatrice UDF-Modem-Nouveau Centre de Seine-Maritime ne parle jamais de ceux qui crèvent la faim ou de celles et ceux qui souffrent des fermetures d'usines!.. J'ai envie de dire que Rouen Perspective se dit blog indépendant alors qu'il ne l'est pas ..." (Chouchou, Le journal d'une rouennaise)
Pourquoi donc parler des pauvres ? De toute manière, les vrais pauvres sont soit dans la rue, soit ne votent pas, soit votent à gauche. Donc aucune raison pour un bourgeois de s'intéresser aux pauvres qui vivent dans des logements, même pas classés aux monuments historiques comme ceux du génial concepteur de cage à lapins Marcel Lods.
Mais les pauvres n'ont pas simplement le tort de ne pas avoir d'argent, ils sont aussi ceux qui manquent de culture. Et là, je dis bravo au blog de Catherine Machin-Bidulchouette où la culture règne en maître et où l'intelligence crève le plafond. Comment ne pas s'extasier devant les envolées lyriques sur la loi Hadopi, les archives...
Oui, je suis heureux de payer des impôts pour soutenir tous ces sénateurs épris de mouvement, de gaité et d'envies réformatrices.
Non, en fait, ce n'est pas si mal mais on ne voit pas l'intérêt d'avoir des sénateurs pour faire un travail que des députés, s'ils se bougeaient un peu plus le trognon, pourraient faire*.
Rouen perspectives...encore un nom obscure pour signifier pas grand chose de concret.
Comment peut-on être "indépendant" quand on dit "amen" à tout ce que dit l'UMP ?
On ne peut que rire.
Toute cette histoire de partis, de tendances, de courants politiques...ce ne serait pas plutôt un truc pour avoir des places au chaud dans les palais de la République et des indemnités très éloignées du smic horaire ?
Et celles et ceux qui font de la politique...vous n'avez pas remarqué...ils sont tous médecins, hauts fonctionnaires, professeurs, avocats...
Pourquoi la politique n'a finalement pas évolué depuis le XIXe siècle et qu'on se retrouve avec les mêmes catégories de gens pour représenter une grande majorité de français qui n'appartiennent pas à ces classes aisées ? C'est ça ce que l'on appelle la démocratie ?
Autant mettre sur le trône de France, Napoléon IV, Louis-Philippe II ou Louis XXI...et rétablissons au grand jour le fait du prince, l'arbitraire et les passe-droits.
Non ?
Vous préférez Sarkozy se dandinant sur ses talons devant Obama ou Royal en boubou, c'est ça...
Pauvres gens !
*Ce n'est pas moi qui le dis, voyez ici !






Ecologie 




















