Politicobs - Le blog de Monsieur Julien - Rouen

Pierre Bénichou en vacances (publié ici le 06/08/09 - en hommage)

pierre_benichou

En vacances, surtout après un mois, on finit toujours par s'emmerder un peu. Heureusement, il y a les podcasts de l'émission "On va s'gêner" dont je suis un aficionado depuis dix ans déjà....

Ce qui est bien, c'est qu'on peut les écouter quand on veut et partout. Je dois même dire qu'il m'arrive de me repasser les émissions que j'ai écoutées, pourtant la veille. C'est dire à quel point je suis accroc.

Autrefois quand Internet n'existait pas, au siècle dernier donc, j'enregistrai sur des cassettes. La fée Internet est passée par là et c'est tant mieux car les horaires 16h-18h ne sont pas tout à fait les miens. Aujourd'hui, je ne loupe rien.

Il y a dix ans donc, j'écoute en direct la première d'un inconnu pour moi : Pierre Bénichou. Cette écoute va révolutionner mes après-midis puisque tel un drogué, j'ai besoin de ma petite dose de Pierre Bénichou. 

Quel dommage de ne pas l'avoir connu plus tôt ce Pierro. Oui, car plus jeune à cette fameuse question - qu'est-ce que tu veux faire plus tard? -, j'aurais répondu : moi, plus tard, je voudrais devenir Pierre Bénichou. Pierre Bénichou sait tout ou en tout cas occupe l'espace sonore en faisant croire qu'il sait tout. Il est du genre à avoir un avis sur tout et rien. Une histoire drôle, une chanson, un poème...il rebondit avec jeunesse d'esprit et truculence sur tout ce qui bouge. Il est aussi un dragueur invétéré, un tripoteur radiophonique, amateur des femmes plantureuses ou un peu sévères (la liste est longue : de Christine Lagarde à Michèle Alliot-Marie en passant par Laurence Boccolini ou Caroline Diament...) et ça aussi c'est drôle.

Et il faut bien le dire, ça part toujours un peu dans tous les sens et c'est pour cela qu'on l'aime notre pierro, notre monument national et public de l'humour. Il est aujourd'hui plus drôle que n'importe quel autre humoriste. Le pire est que ça n'est pas son métier : c'est peut être pour cela qu'il est plus naturel et donc moins sinistre. Le comique de situation et non préparée m'a toujours fait beaucoup rire. 

Pierre Bénichou est donc ce petit garçon d'Oran qui sait nous raconter l'histoire de France de ces dernières années de son oeil de journaliste et d'homme de culture. Cette culture que j'aime, qui n'en fait pas trop, qui est là pour nous alléger et nous donner beaucoup de bonheur. Un véritable humaniste en somme. Ou une somme en humanisme, comme vous voudrez.    

Ces points de vue sur le monde qui nous entoure et vers lequel nous allons sont toujours distillés avec beaucoup de mauvaise foi et derrière les saillies, avec un peu de vérité. 

Et rendons à César ce qui appartient à Pierre Bénichou, il m'a fait aimer la chanson française plus que de raison, donné le goût des poésies classiques, des films en noir et blanc, des petites histoires de la politique... C'est dire s'il est aujourd'hui quelqu'un qui compte pour moi. Il est une sorte de maître qui vous inspire, qui vous suit et qui vous donne quelque chose dont on n'arrive pas à connaître le sens immédiat et qui est pourtant si précieux. Il y a des Hommes, des parcours ("Quel parcours! comme dirait Michel", repris par Pierre...) comme ça qui donnent des clefs.

Ce qui me rassure, c'est de ne pas être le seul à aimer notre Pierro. Il y a un vrai fan club qui se mobilise à noter ses petites phrases. Sorties de leurs contextes, elles perdent un peu de leur substance mais bon, c'est un peu nos évangiles selon Pierro puisque les traces du maître sont rares.

Vivement qu'il nous écrive un livre notre Pierre sur ses souvenirs de Saint-Germain, des soirées parisiennes, du petit monde artistique et politique qu'il a croisé, chez Castel, à la Closerie et ailleurs.... Le fera-t-il un jour? Je n'ai pas l'impression. C'est dommage, il serait un bon témoin. Inutile de dire que je serai le premier à me ruer dessus.

Ce n'est pas très beau d'être admiratif. On est toujours un peu bêta. Les bons sentiments ne payent plus.

*****

Pour le reste de vacances, je vous livre une interview parue dans le journal Sud Ouest où Pierre Bénichou raconte ses vacances sur l'île de Ré car tout bon auditeur de l'émission d'Europe 1 sait que "Pedro" a une maison sur l'île où il rencontrait ou même continue à voir le tennisman Lionel Jospin, définitivement sorti du cours. 


pierre_benichouSi beaucoup ne voient plus aujourd'hui en lui qu'un rigolo au service de Ruquier ou Drucker (1), rappelons tout de même que Pierre Bénichou fut surtout le patron du Nouvel Observateur - dont il conserve toujours le titre de conseiller de direction - mais aussi le compagnon de route et de noctambulations du tout Saint-Germain-des-Prés littéraire et canaille. Mais, à 71 ans, le chroniqueur semble désormais essentiellement se régaler à jouer les vieux réacs de compétition, avec une justesse telle que l'on se dit parfois qu'elle ne peut pas être tout à fait feinte. Fort en gueule, capable d'un long monologue sur le dernier modèle de chez Renault autant que de déclamer ex abrupto quelques vers d'Éluard, Bénichou est sans doute l'un des derniers amuseurs osant assumer un humour dont le degré dépasse souvent celui d'une vodka polonaise de contrebande.

« Sud Ouest ».

Vous jouez à longueur d'année les urbains intégristes, comment faites-vous pour renoncer à Paris le temps d'un bol d'air loin de la civilisation ?

Pierre Bénichou.

À la campagne, la journée on se fait chier, et la nuit on a le trac. Je suis un urbain, sinon intégriste, du moins pratiquant. C'est vrai que la nature m'emmerde un peu, surtout le côté écolo à la mode... La réintroduction de l'ours, des loups, tout ça c'est grotesque, alors que pendant des siècles l'homme s'est battu pour vaincre les désastres et les maladies. La campagne, je ne suis pas contre, c'est comme le sport, il faut pratiquer, mais un peu. Sauf que cet été je passe un mois à Loix, d'habitude c'est huit jours maximum.

Personne ne vous assigne pourtant à résidence sur l'île de Ré...

J'aime cette île pour toutes les raisons qui sont contraires aux clichés que certains véhiculent. Ah la vie nocturne, les fêtes de people comme à Ibiza... mais non, c'est Hiroshima ! Surtout à Loix, cette langue de terre isolée au bout des marais salants. À 3 heures de l'après-midi, il n'y a pas âme qui vive dans la rue. Ici on a toujours un peu l'impression d'attendre que les gens arrivent.

Pied-noir, amoureux de Marseille, pourquoi alors ne pas plutôt avoir investi à Saint-Paul de Vence ?

C'est sûr qu'il y a des jours ou je préférerais avoir une petite maison dans le sud. Mais ça a quand même beaucoup de charme par ici, les couchers de soleil sur le marais par exemple. Et puis Saint-Martin, le port de la Flotte, mon village préféré. Ars, aussi, avec son petit côté Jospin-bobo caricatural. En revanche, ne me parlez pas des Portes-en-Ré, ce Saint-Tropez avec son genre faux chic 16e arrondissement, c'est insupportable. Loix, à l'inverse, c'est un peu Bandol, tellement plus ravissant.

Comme vos compatriotes parisiens, on vous imaginait ici à l'ombre d'une vaste demeure, égaré entre la piscine, le jacuzzi et le court de tennis...

Et vous découvrez une petite maison ouvrière avec un jardin de curé. J'ai dû l'acheter 400 000 francs à l'époque, je n'étais que directeur délégué de l'Obs ! Hier, j'ai tout gâché en achetant deux transats bleus... mais finalement ça donne un petit côté vulgaire que j'aime bien, à l'opposé du chic-désuet de Ré qui me gonfle. 70 euros chez Super U, alors qu'une commerçante de La Couarde a essayé de m'en vendre un à 675 euros en solde !

On connaît votre biotope, mais pas franchement votre mode de vie estival.

Vous reproduisez votre schéma de noctambule parisien ?

Non, les gens sont de plus en plus ennuyeux, et, ici, il y a des flics partout sur les routes, impossible d'aller boire un verre. D'ailleurs je suis devenu un partisan de la répression absolue de la vitesse et de l'alcool au volant. Sur Ré, c'est donc plutôt famille, chaînes infos, lecture et sudoku.

Ce jeu me rend fou, je n'arrive jamais à dépasser le premier niveau. Je joue au poker également, deux fois par semaine avec des gars du coin. Mais c'est plutôt version 7 familles que Macao l'enfer du jeu.

Quand il fait très beau, il m'arrive d'aller à la plage. Je ne suis pas un fou de l'effort physique, mais pas non plus de ces intellectuels qui détestent les jeux du corps. L'apéro à la terrasse de La Route du Sel, à Loix, et quelques restaurants enfin, comme La Bicyclette, que je viens de découvrir au Bois-Plage.

Avec plus ou moins de dérision, vous affirmez régulièrement votre haine des cyclistes, qui ne feraient rien qu'à embêter les automobilistes.

Vos trajets rétais doivent être un calvaire ?

Je les déteste d'abord par bonté d'âme : j'ai peur de les écraser. Surtout à Paris où les jeunes prennent des risques inconsidérés. Je me suis d'ailleurs fâché avec mon ami Delanoë à cause des Vélib. Sur Ré ils sont encore plus nombreux, mais je les tolère. Cette île est aussi plate que Djerba, il faut bien que ça serve à quelque chose.

Le péage du pont de Ré ne doit pas spécialement plomber votre budget, mais comprenez-vous que certains redoutent sa suppression ?

Pas du tout. Une fois remboursé, il doit devenir gratuit, même s'il y en a qui craignent d'être envahi par les pauvres.... tout cela pour que trois Parisiens puissent se pâmer d'être en villégiature dans un endroit préservé.

Votre réputation de dandy n'est plus à faire, mais pourquoi ne pas profiter des vacances pour céder à l'appel du short et des tongs ?

On dit que je suis élégant parce que mes chemises sont taillées sur mesure... sauf que je n'ai pas le choix avec mes grands bras de singes. Aujourd'hui, regardez, je me contente d'un pantalon de chez Gap et d'une chemise en lin Monoprix. Ceci dit, ce n'est pas parce c'est l'été que l'on doit forcément s'habiller comme Georges Marchais en vacances !

Vous, l'intellectuel proche de Mitterrand, le fils spirituel de Jean Daniel, le camarade de Belmondo, Delon ou Cassel, êtes désormais la proie d'un grand public fan du Bénichou rigolard.

Et l'on se dit que votre très forte amitié avec Coluche aurait pu vous conduire à une belle carrière de comique...

C'est vrai que l'on me saute dessus de plus en plus souvent, et j'aime bien. Mais l'on m'appelle encore aussi parfois Elkabbach, ou Monsieur Bénamou. Pour le reste, en effet, j'ai mis le nez rouge, j'assume. J'étais le rigolo chez les intellectuels, et je suis désormais l'intellectuel chez les rigolos.

(1) - Il officie sur Europe 1 et Direct 8

Source : Sud Ouest - Interview Sylvain Cottin

jeudi 15 juin 2017

Rouen métropole ou Rouen village ?

Fichier:Photo Fontaine Gros Horloge 3.jpgIl faut savoir ! Rouen est-elle une métropole digne de ce nom ? Une capitale de la Normandie ? Ou est-ce bien une ville provinciale de second rang ? Le socialisme à Rouen vit-il ses derniers instants à Rouen ? N'est-il pas temps d'ouvrir les fenêtres et de dire à ceux qui dirigent notre ville d'aller faire autre chose, tant leur vision de Rouen semble être calquée sur un vieux modèle ? 

Tant de questions ! 

Les dernières nouvelles sont effet déprimantes. Notre ville ne voit plus grand et compte pour satisfaire sans doute d'autres projets fumeux que chacun pourra retrouver dans Rouen Magazine ou sur des panneaux publicitaires partout dans la ville, supprimer des heures d'ouverture de monuments emblématiques de notre ville.

Des amis du patrimoine se sont offusqués mais la ville de Rouen résiste dans sa politique comptable. Ce doit être la même politique comptable qui a fait fermer les douches municipales...

Il est vrai qu'il faut bien payer l'addition des rythmes scolaires et autres projets démagogiques ou "boboistes"....

La politique, c'est faire des choix. Dommage que ces derniers soient mauvais. 

La ville de Rouen a en effet décidé de restreindre les horaires d'ouverture de quatre monuments d'envergure : le Gros Horloge, l'église Jeanne-d'Arc, l'abbatiale Saint-Ouen et l'église Saint-Maclou. 

Rien que ça ! 

Autant dire que les touristes qui tomberont sur les mauvais jours n'auront rien à voir de notre belle ville qui se veut attractive et touristique. 

Tendance Ouest Rouen nous livre des explications : 

Selon le conseil municipal, ce sont ces employés et leur absentéisme qui posent problème. Les monuments se trouvent donc régulièrement fermés de manière imprévue. "En fermant ces édifices sur certains créneaux, on pourrait être en sureffectif et assurer un roulement pour garantir les ouvertures aux horaires prévus", avance Christine Argelès.

Bien sûr, la solution courageuse serait de s'atteler à l'absentéisme des employés et non procéder à la fermeture des monuments. Mais ça, c'est une autre histoire.

Daniel Caillet, amoureux du patrimoine rouennais dit pourtant sur son site que pour éviter la fermeture de ces monuments la moitié de la semaine - rien que ça -, il faudrait réunir la somme de 50 000 euros. Somme raisonnable aux vues des retombées positives de ces visites culturelles. 

La Métropole Rouen Normandie, qui rêve Rouen comme un phare de l'agglomération, rénovant à grands frais son centre-ville , rebaptisé "Coeur de métropole", serait-elle incapable de basculer des crédits pour un élargissement des horaires d'ouverture des monuments rouennais  ? 

Beaucoup de questions. Peu de réponses. 

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Si, nous avons eu une réponse. Elle est officielle. Mais le recul est-il une preuve d'intelligence ? Et pourquoi tenter le pire et revenir après sur ce qu'on a décidé ? Affligeant, non ? Merci au site P'tit Pat' rouennais pour le document.

communiqué

mercredi 24 mai 2017

Macron président

emmanuel-macron

Oui, il ne vous a pas échappé que le nouveau président de la République est Emmanuel Macron. La France est donc en marche ! Enfin, en train. Euh, oui, c'est sûr, ça va démarrer. Attention au décollage ! C'est ce que les médias entretienent en tous les cas partout. Gardez bien les yeux ouverts, vous allez voir ce que vous allez voir.

La campagne présidentielle a été rude. C'est le moins qu'on puisse dire. François Fillon s'en souvient, tout comme son épouse Pénélope  ainsi qu'Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon qui depuis ne touche plus terre et tant d'autres qui s'y croyaient déjà. Patatras ! Boum ! Plus qu'un et c'est le jeune Emmanuel Macron de 39 ans - vu l'âge des autres en même temps, on ne peut être que jeune - qui a remporté la mise. Même sa grande rivale, Marine Le Pen, aux portes du pouvoir, s'est vautrée lors d'un débat pathétique pour elle, la décrédibilisant pour le restant de sa carrière politique. N'est-ce pas la stratégie de ce parti politique qui lorsqu'il est capable de conquérir le pouvoir renonce par l'excès ? En ce cas, on se dit que le FN trompe véritablement ses électeurs. Les pauvres ! Ils sont chez eux, comme ils le crient avec autant de ferveur que de débilité. Il se croyaient où ? 

L'élu, notre Emmanuel, est sorti grand gagnant, tel le triomphateur incontesté de cette parade électorale où les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, comme on dit, et qu'il est bon de redire. 

Aujourd'hui, il est loin déjà le souvenir de cette marche bien léchée vers le podium sis sur la place Napoléon autour d'un Louvre nocturne et d'une nuée de drapeaux tricolores. Il faut remercier bien fort François Mitterrand pour la pyramide qui a fait de notre Emmanuel un véritable Bonaparte des Temps modernes. Du bas de cette pyramide, Emmanuel Macron te contemple, petit peuple ! 

Enfin, rendons à César ce qui appartient à Emmanuel Macron. La prise de fonction du nouveau président a été impeccable.

Tout a été filmé et c'est aussi le drame. On aurait dit un super-héros dans sa jeep bravant les événements et la météo car comme l'ancien locataire élyséen, le futur nouveau a dû affronter la pluie mais la vie est injuste : la pluie qui perle sur le costume d'Emmanuel Macron lui va mieux qu'à François Hollande le poisseux. Il y avait du Roger Moore - paix à son âme - dans cette arrivée à l'Elysée, complétement trempée, refusant le parapluie tendu, non sans humour. Notre Emmanuel est notre James Bond. L'esprit de l'agent 007 va-t-il sortir de ce corps ? 

La suite aux législatives !

lundi 22 mai 2017

Ces mois de 2017 ont été incroyables

françois-fillon-politicobs

L'élection présidentielle française a été un véritable feuilleton. Que de rebondissements ! Celui qui a concerné François Fillon a été le plus tonitruant. La justice, indépendante - ? - , dira si oui ou non le candidat choisi par la droite et le centre était bel et bien l'incorruptible du départ.

Qu'est devenu notre ex-potentiel président ? Il fait du vélo dans la Sarthe. Après avoir pédalé dans la semoule, ça aide. 

Méfions-nous cependant....

Il faut aussi se souvenir de la destinée que beaucoup avaient annoncé à Alain Juppé. Ses prétentions si grandes sont désormais cantonnées à sa mairie de Bordeaux. Le pauvre ! Passer de favori à has been en si peu de temps.... Et puis lui demander de revenir.... Un second choix. Le pauvre ! En politique, personne n'est mort. Enfin, presque.

Place aux jeunes !

Comment incarner la modernité à soixante-dix ans ou presque ? Comment incarner le renouveau après des décennies aux manettes ? 

Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, le Parti socialiste, Les Républicains...RIP.

2017 aura eu le mérite de faire du tri. Et le grand vide n'est pas terminé !  Les Français en ont assez des hommes et femmes politiques qui ont fait de leur vie une passion politique, un parcours professionel. Une carrière. Une rente à vie et familiale, bénéficiant parfois à femme, enfants....Cela vaut bien louis XVI en boulanger, Marie-Antoinette en boulangère et le non-couronné Louis XVII en petit mitron. A la fin du XVIIIe siècle, cela s'était mal terminé. Notre République avec ses avantages est à bout de course comme l'avait été l'Ancien Régime. Nos élites politiques sont déconnectées, non des réalités, mais des véritables besoins. C'est donc pire : eux le savent. 

Pour beaucoup qui sont bien installés dans leurs sièges, la politique est un fond de commerce. A l'avenir, il faudra inventer autre chose. Moins de professionnels de la politique. Plus de citoyens pour un temps qui donneront ce qu'ils savent et puis d'autres pour les remplacer. Ainsi ira le monde politique. Sinon, ce sera l'implosion. 

Enfin ces derniers temps, que de morts ! Que de faire-parts de décès à transmettre ! 

A qui devons-nous tout cela ? Emmanuel Macron ! La France aurait-elle retrouvé son homme providentiel ? Nous verrons. 

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dimanche 22 novembre 2015

Napoléon en mer d'Alain Frerejean

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Si vous voulez embarquer avec Napoléon Bonaparte et l'écouter discuter, ce livre est pour vous. Quoi de mieux qu'un trajet en bateau pour avoir du temps à soi, lire, réfléchir, parler de choses et d'autres. C'est bien connu, Napoléon ne perd pas de temps. Chaque moment est propice, utile à l'esprit.

 La marine n'est pas synonyme de succès militaire pour le grand homme. Napoléon s'est montré un génie sur terre. Sur mer, les déconvenues ont été suffisament nombreuses pour laisser aux Anglais le plaisir de s'illustrer lors des combats navals.

 On sait cependant que Napoléon a une fascination pour la marine.

 «  Des mers, dont nous ne sommes pas maîtres, nous séparent de la patrie, mais aucune ne nous séparent de la patrie, mais aucune ne nous sépare de l'Afrique ni de l'Asie »,

C'est sur mer que Napoléon semble lancer ses plans de domination terrestre.

 Dans les premières pages, on apprend que Napoléon aurait pu ne pas entrer dans l'Histoire et ne rester que simple élève de l'Ecole militaire de Paris. Avouez, le XIXe siècle aurait été bien différent...

 En 1784, Bonaparte est candidat pour accompagner La Pérouse dans son expédition autour du monde qui enthousiasmait tant de gens, jusqu'à Louis XVI. Ses dispositions mathématiques jouent en sa faveur mais sa bellicosité l'écarte.

 En 1788, la disparition de l'équipée scientifique est un drame. Ce rendez-vous manqué avec l'aventure et la mort force Napoléon à abandonner la marine pour l'artillerie, véritable formation du futur général.

 La seconde partie du livre est marquée par l'exil, donc la fin, les confidences sur les instants de gloire et les échecs.

 Cette vie de Napoléon en mer racontée avec l'expertise d'Alain Frerejean est une belle aventure qui se lit comme un roman.

 On ne s'ennuie pas dans ce livre. Le rythme est enlevé et les dialogues vivants.

 « Grâce à Alain Frerejean, écoutons Napoléon ». Ainsi écrit Jean Tulard dans sa préface à l'ouvrage. Rien à ajouter. Embarquement immédiat.

 Et puis, merci aux Edtions La Bisquine pour ce livre !

Sur le site de l'Armitière : Napoléon en mer d'Alain Frerejean

Sur le site de la Fnac : Napoléon en mer d'Alain Frerejean

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vendredi 9 janvier 2015

Je suis Charlie

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samedi 6 décembre 2014

La retraite en Russie ?

FRANCOIS-HOLLANDE-russie-poutineLa photo est embarrassante et grotesque mais elle a le mérite de faire rire. Telle la cantatrice Bianca Castafiore ou une quelconque Cécilia Bartoli, François Hollande, loin d'être à son avantage, prend la pose...pour la déconne, pour faire plaisir, pour occuper le temps faute de mieux.... Chacun décidera. Et pourtant, cet être présidentiel, incapable de redresser la France, dénué de tout soutien populaire,  semble s'amuser hors des frontières françaises. Il a bien raison ! Amusez-vous, notre président ! Votre sort est si atroce à l'ouest de l'Europe !

Après ce croquignolesque cliché, avec à ses côtés le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev - ressemblant à s'y méprendre à Claude Guéant après une cure de frites, François Hollande est allé en Russie rencontrer Vladimir Poutine.

Ah, ah, ah ! Surprise ! Ce n'était pas prévu ! Enfin, c'est ce qu'on vous dit parce que vous êtes bien niais de le croire. Andouilles ! 

François Hollande l'a dit clairement : il ne veut pas de nouveaux murs. Le mur de Berlin est tombé, n'en élévons plus d'autres en Europe, et patati, patata....Paix, fraternité, frites à volonté ! C'est sûr avec sa force de conviction, tout cela sera un mauvais souvenir dans quelques mois.

Et nos bateaux ? Nos Mistral à coque russe donc invendables, seront-ils livrés ? Mais oui ! Comme si la France pouvait se permettre d'avoir des milliards sur les bras alors qu'elle en a déjà plein le dos ? Pour Noël, chers Français, François Hollande vous prépare une belle surprise. Le problème ukrainien sera réglé et les Mistral navigueront vers les eaux de la mer du Nord !

Et tout ça grâce à un manteau de fourrure kazakh ! Fallait y penser ! Merci François Hollande !

rire-poutine-vladimir-françois-hollande-comique

 Quant à sa retraite dorée, le quotidien 20 Minutes précise :

Non, François Hollande ne touchera pas une retraite de 36.000 euros

Ce sera juste 16.000 euros en moins ! Ouf, on avait peur pour lui !

dimanche 30 novembre 2014

Il est revenu !

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Depuis un moment, il voulait revenir. Simplement, voilà qui est fait. Certains diront - des mauvaises langues - qu'il n'a plus grand chose à dire. Au pire, l'avenir le dira à sa place.

Il avait envoyé des cartes postales. Il avait pris du recul.

Bien sûr, je parle de Nicolas Sarkozy. Vous ne pensez tout de même pas que je parle de moi ?

Mais quel intérêt de parler de soi ? Voilà bien un travers qui touche beaucoup !

De retour donc, Nicolas Sarkozy a déjà ménagé la chèvre et le chou en proposant l'abrogation et deux mariages. Je croyais que le courage d'un homme d'Etat, c'était de trancher, de décider.... Encore un compromis...Cela promet pour la suite...Bruno Le Maire, outsider brillant, avec près de 30%, n'est pas allé dans le sens du "Sens Commun" et s'est fait huer. Le courage, est-ce cela ? Pas simplement d'aller dans le sens d'une salle.

Alors, le retour de Nicolas Sarkozy avait tout pour plaire mais les récents choix sont une mauvaise démonstration des nouveaux choix de l'ancien président.

Les élections internes ont élu, ce samedi, le nouveau président de l'UMP. Nicolas Sarkozy est-il sorti grand gagnant dans cette affaire ?

Ce qui faisait la force de Nicolas Sarkozy dans son retour presque napoléonien - jexagère -, c'était de se mettre au-dessus de la mêlée après ces années de silence. Il faut tout bousculer, revenir sur ses erreurs, aller de l'avant en bousculant les fautes du passé, et là, Nicolas Sarkozy a un bilan. On ne peut lui retirer ce qui est échoué et ce qui est réussi. Face à l'action ou l'inaction présente de François Hollande, l'ancien président a un boulevard. Que va-t-il faire de cette chance historique, de cette voie royale ? Qui pour le contrer ? A gauche, personne n'est audible, personne n'a de majorité. Pour l'autre bord, Marine Le Pen n'est pas sérieuse, son programme politque aussi. Alors, l'alternance, c'est la droite ?  Et rien d'autre ?

On peut suivre les discours des uns et des autres sans pouvoir se déplacer et j'ai suivi ceux de Nicolas Sarkozy avec attention. S'en dégage un talent oratoire. Mais au delà des pirouettes d'avocat, quoi d'autre ?

Qui est meilleur que lui en France pour être aujourd'hui le leader politique de l'opposition ? 

Dans les prochains jours, aura-t-on les réponses ?

 

 

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François, Jean-Pierre et les autres

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Il y a une semaine, Rachida Dati était l'invité de Laurent Ruquier dans son émission amusante et longue du samedi soir On n'est pas couché. Bien sûr, on a parlé de l'affaire Jouyet-Fillon qui monopolise le débat politique actuel pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Chacun décidera. On peut juste constater que quand on parle de ces affaires politiciennes, on ne parle pas d'autre chose. On connaît les gagnants de ces écharpages gauche-droite. On finit par dire que tous ces gens se ressemblent, qu'ils sont tous pareils.... La suite est connue.

Donc, Jean-Pierre Jouyet a confié à des journalistes, qu'au cours d'un déjeuner, François Fillon lui avait demandé d'intensifier les attaques judiciaires contre l'ancien président Nicolas Sarkozy, bref, dans le texte rapporté, d'«aller vite pour lui casser les pattes avant».

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est-il, pour rester correct, déloyal ? Rachida Dati a répondu à demi-mot, en évoquant ses déboires dans la conquête de la mairie du VIIe arrondissement, et par voie de conséquence de la non moins prisée mairie de Paris. Pour discréditer l'ancien Garde des Sceaux, la campagne municipale a été lamentable. Selon elle, François Fillon n'a pas joué collectif, comme on dit.

En ajoutant à cela sa lutte à mort pour la présidence de l'UMP, on ne peut pas dire que François Fillon se soit illustré dans les succès. Pire, il y a désormais du sang partout sur les murs.

Jean-Pierre Jouyet, actuel Secrétaire général de l'Elysée, ancien ministre du gouvernement Fillon, figure emblématique de la décriée UMPS, est dans les journaux qualifié de "gaffeur". En effet, quel intérêt aurait-il eu à travestir la réalité des propos échangés ? A droite, on prend la défense molle de François Fillon. Qui y croit ?

Dans ses Etudes d'histoire religieuse, Ernest Renan écrivait :

Le besoin de croire à quelque chose d'extraordinaire est inné dans l'homme.

Alors, vivement le prochain déjeuner enregistré !

jeudi 9 mai 2013

La statue de Rollon ou "On montre pas du doigt".

rollon (2)La statue de Rollon, premier Duc de Normandie, a une nouvelle fois été mutilée.

Ce qui pour un héritier des Vandales est finalement un bel hommage. Cela montre que ceux qui ont commis ces actes répréhensibles aujourd'hui, savaient que ça ferait plaisir à Rollon de savoir que son message universel de pilleur continue.

Rollon est-il un exemple à suivre ?

Tout d'abord, Rollon (ou Hrolfr) est ce qu'on pourrait appeler un étranger : sans aucune autorisation préalable, le colosse Rollon (deux mètres et plus de cent quarante kilos, paraît-il) est venu de Norvège, avec une bande de copains à lui, des blonds costauds, et des roux pas commodes, des Danois et autres Norvégiens, décidés à "faire le Viking", expression scandinave qui sous-entend, commettre le pire : destruction, incendie, pillage...mais aussi le moins pire : le commerce. Dans son pays d'origine, Rollon était une vraie crapule, c'est d'ailleurs pour cela qu'on lui a demandé de partir.

A cette époque, cela se passe comme ça : on arrive avec des bateaux à tête de dragon, on pille et on négocie après. Dans son élan victorieux, remontant la Seine, Rollon tente d'aller jusqu'à Paris mais c'est à Chartres qu'il est arrêté dans son "raid movie".

Charles III, injustement qualifié de simple, roi de pas encore tout à fait la France et de surtout pas la Navarre, décide de négocier. Ce sera le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, conclu en 911. L'habile Charles lui offre un territoire équivalent à ce que l'on nomme maintenant la Haute-Normandie. En retour, Rollon doit sécuriser les lieux, se faire baptiser et prêter hommage au Roi. Voilà Rollon désormais bien intégré en France. D'ailleurs, maintenant, pour tous, ce sera Robert.

Mais quand on a le crime dans la peau, c'est pour la vie. Cette anecdote trouvée dans l'encyclopédie wikipédienne en est un exemple.  

"Donc, en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurer de la sécurité de sa fille Gisèle, qu'il avait promise comme épouse au jarl de Normands. Ces deux chevaliers ne sont pas présentés à Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté. Lorsque celui-ci apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la Place du Vieux-Marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous".

Celui qu'on n'appellera jamais Bob préféra Poppa (pas Middleton, mais de Bayeux). Et à la mort de Charles, Robert ne put s'empêcher de faire un dernier raid en Picardie. On ne se refait pas.  

Sur le tombeau de Rollon, conservé à la cathédrale de Rouen, sa capitale, est inscrit en latin ceci :

Au sein de ce temple, repose Rollon, père et premier duc de la Normandie, dévastée et fondée par lui. A bout de force de ce labeur, il succomba en 933, âgé de plus de 80 ans.

Dévastée et fondée par lui.... Beau résumé.

Souvenirs, souvenirs.

A Rouen, dans le jardin de l'Hôtel de Ville, depuis 1865, trône une fière statue de Rollon. Longtemps, le pauvre Normand, fort moussu, était amputé d'un membre. Puis, après une campagne de restauration, il revint un jour tout de blanc javellisé et un bras énorme (surdimensionné même) dont l'index montrait le sol. D'habitude, les grands hommes montrent le ciel, l'avenir. Lui, montrait la terre qu'il avait conquise. Et de quelle manière.... Mais, après tout, la vie de Rollon a montré qu'il était assez terre à terre.

Parmi toutes les agressions dont cette statue fut la victime passive, il y a eu cette inscription, plus drôle encore si elle n'avait pas été un tag immonde : "on montre pas du doigt". C'est vrai que montrer du doigt, ce n'est pas bien. Mais depuis le début, l'éducation de Rollon était à refaire.

En attendant, sur la place de l'Hôtel de Ville, Napoléon, tel un patapouf, placé ici à la même date que Rollon, est toujours sur son cheval, dégoulinant de vert de gris.... Tristes vies pour les statues.

A lire :

 L'histoire de la statue de Rollon dans le Jardin de l'Hôtel de Ville