Le blog de Monsieur Julien (Rouen)

Chroniques et points de vue sur l'actualité, la politique, la culture, Rouen...

28 novembre 2009

Avant Rouen givrée, Rouen tendue ?

bonhomme_de_neige_couleurFrédéric Quillet nous fait un bel article sur la bonne ambiance à la mairie de Rouen. Voir ICI

Extraits : Valérie Fourneyron a esquivé le débat en appuyant volontairement son intervention autour  du  suicide récent d’un employé de la ville en accusant Edgar Menguy de manipulation honteuse d’un événement privé à des fins politiques. On sentait la réaction préparée. En mettant en cause l’intégrité moral d’Egar Menguy, Valérie Fourneyron  n'a pas été à son avantage. Elle est allée trop loin dans ses insinuations.

C'est juste pour celles et ceux que la politique rouennaise intéresse toujours. Au fait, ça existe encore ?

Bon, allez...on passe à autre chose. Boujou chez vous.

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22 novembre 2009

Rouen va laisser tomber le Melville ?

le_deuxieme_souffle_1966Le 16 novembre 2009

Chers spectateurs,                

Les collectivités locales ayant abandonné leur soutien au  Melville (100 000 euros),  la poursuite
de notre activité va devenir très difficile, voire impossible.
Nous faisons appel à toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas de la disparition du Melville pour qu’ils manifestent leur mécontentement auprès de la Ville de Rouen, la Région et le Département.
La reprise du Gaumont centre ville représente 2 500 000 euros (prix d’achat). Les travaux (rafraîchissement des salles, accés aux handicapés, remise en état du chauffage et de la ventilation, passage au numérique...), estimés à 2 000 000 euros seront à la charge du repreneur.
Avec une programmation Art et Essai, identique à celle du Melville, des tarifs bas, un loyer de
30 000 euros et un pourcentage sur les recettes à reverser à la Ville, le coût de fonctionnement sera bien supérieur à celui du Melville, sans que soient garanties les recettes correspondantes.
il n’est donc pas impossible que le repreneur soit amené à demander rapidement des subventions d’équilibre aux collectivités, bien supérieures à celles attribuées au Melville.

A l’heure où les collectivités connaissent des difficultés financières importantes, ce scénario est-il bien raisonnable ?

Nous avons besoin de votre soutien.
A suivre et à la semaine prochaine, si tout va bien...

Jean-Michel Mongrédien

Directeur- programmateur

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18 novembre 2009

Petite playlist de chansons françaises

Découvrez la playlist julyen avec Serge Reggiani

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31 octobre 2009

Identité nationale, ça veut dire quoi ?

ziegler_r_publiqueMonsieur Besson n'a rien trouvé de mieux pour réaffirmer l'identité nationale que de proposer de nous faire chanter la Marseillaise plus souvent, au moins une fois dans l'année. Un peu comme avec la taxe d'habitation et la redevance audiovisuelle, nous devrons désormais cocher : "Oui, j'ai chanté une fois la Marseillaise dans l'année et je certifie être un bon français". Voilà donc la proposition innovante pour que notre fier et glorieux pays à l'histoire époustouflante reste un pays où chacun vit heureux.

Pitrerie pour occuper la populace idiote que nous sommes ! Et ça marche ! La preuve, tout le monde en parle (et moi aussi).

Il y a un moment, Ségolène Royal, autre rigolote de service, nous avait proposé de tous posséder un drapeau tricolore chez nous. Bien sûr. Faire autant d'études politiques dans les écoles les plus prestigieuses de la République pour sortir ce genre de solutions, il y a vraiment un souci...de formation des "élites" aussi abrutisées que les plus idiots d'entre nous qui ne sommes point passés par ces filières d' "excellence".

Donc, on invente un concept : "identité nationale". On crée même un ministère (car on peut bien se le permettre, aux vues des promesses présidentielles qui étaient de réduire le nombre des ministères) et on place un socialiste prêt à tout pour avoir son petit nom en en-tête des papiers officiels et surtout pour faire parler de sa petite personne. Le tour est joué.
Avant de "placer", un peu comme au jeu d'échecs, ce pion-là, on avait mis celui qui trouvait qu'il y avait trop d'auvergnats en France et qu'un auvergnat, ça allait mais qu' avec plusieurs, ça n'allait plus. Un vrai sosie de Jean-Marie.

Faire aimer la France, c'est fichu, en effet, avec ces idées-là, avec cette gauche qui a abandonné tout et tout le monde, oubliant qui elle défendait, cette gauche, en dessous de tout, servie par des fossoyeurs comme Royal, Hollande, Dray, Valls, Hamon et compagnie, toute cette gauche en train de se décomposer, et qui ne peut plus rien proposer, trop occupée à conserver ses places et ses revenus....

Comment voulez-vous qu'on s'en sorte ? La nation française est cuite, morte et enterrée !

La France est désormais aux mains de brutes qui se fichent de deux siècles de révolutions, de combats pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité....

Et les immigrés de ces dernières décennies, plus ou moins bien intégrés, qu'on a laissé croupir dans des trous à rats, inconnus de ceux qui décident, qui se sont retournés parfois vers eux mêmes, leurs cultures, leur religion (1905...aux oubliettes! ), ce sont eux qui, aujourd'hui, sont les méprisés de la République car la République n'a pas su ouvrir ses bras : elle les a au contraire marginalisés, mis au ban des responsabilités politiques....

Ce qui ne donne pas envie d'être français, en fait, c'est tout ça.

Et ce qui manque à la France (à la gauche aussi), c'est la réaffirmation du sentiment d'appartenir à une République une et indivisible, avec des valeurs, des principes absolus et indiscutables.

Mais tout ça, ce sont des vieilles lunes.

Source tableau : ici
A lire aussi un article sur Caméra diagonale

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14 octobre 2009

Jeanne d'Arc - Laurent Langlois

jeanne_d_arcLu sur Le Nouvel Obs.fr :

"Ouvert depuis plus d'un demi-siècle, le célèbre Musée Jeanne d'Arc de Rouen (Seine-Maritime) risque de fermer ses portes dans quelques jours faute de repreneur. Son propriétaire a en effet décidé de partir en retraite.

Avec plus de 30.000 visiteurs chaque année, le Musée Jeanne d'Arc est une visite incontournable pour les touristes qui viennent à Rouen..." La suite ici

Lu sur Libé Lyon :

"Le management du nouveau directeur général de l'Auditorium, Laurent Langlois, arrivé début mai, exaspère une partie des musiciens, ainsi que le directeur musical, Jun Märkl. Ce dernier voit le nouveau venu piétiner posément ses plates-bandes artistiques [...] Comme s'il arrivait en mission dans une terre connue, Laurent Langlois n'a pas eu cette patience. D'emblée, l'ancien directeur de l'Opéra de Rouen s'est intéressé à la programmation musicale, qui relevait jusque-là du seul chef d'orchestre." La suite ici

Source image : ici

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11 octobre 2009

Soutien à Frédéric Mitterrand

frederic_mitterrandContrairement à Benoît Hamon et Marine Le Pen, je l'avais lu le livre de Frédéric Mitterrand. Je l'ai relu, sur la fin, pour lire ce qui dérange, aujourd'hui. Je n'ai rien trouvé de terrible, rien de pédophile, qui puisse autant faire parler. Le passage que tout le monde cite démontre vraiment qu'on ne lit plus les livres. Tout se passe entre adultes. Certes, les échanges sont tarifés. Chasse en terre inconnue dans des bordels. Et alors?

Frédéric Mitterrand ne décrit pas des bons sentiments. Il raconte ses expériences. Et même si on est étranger à cette démonstration de débauche, on ne peut que saluer le talent littéraire et le souci de faire part d'une certaine réalité.

Il aura fallu quelques années pour que le FN torture cette oeuvre intellectuelle et en fasse une ordure. Un peu à la manière du livre de Pascal Sevran, qu'on triture des années après sa publication.

Que le parti du Front National déforme les choses, on est habitué : ils font ça tout le temps. Il faut visiter le site du FN régulièrement pour voir les poubelles déversées chaque semaine et les fausses interviews imbéciles de Jean-Marie et de sa protégée de fille.

On sait maintenant que Marine Le Pen a tronqué le livre, en a rajouté. Ce qui est détestable, c'est que Benoît Hamon a parlé de ce livre, en regardant la fiche de lecture du livre sur FNAC.com. Il l'a dit lui-même. Le PS, en mal d'existence, ne sait plus comment se montrer. Son porte-parole a péché par excès de bêtise. C'est lui qui devrait démissionner. Les amalgames odieux sont, eux, condamnables.

NB : Les extraits de La mauvaise vie, le livre de Frédéric Mitterrand, sont ici

06 octobre 2009

Rouen : le pas laid des Congrès ?

palais_congresJ'ai trop d'articles en archives et assez peu de temps pour me souvenir de ce que j'ai écrit. Il est bien possible que je me contredise donc...mais ce ne sera pas la première fois.

Voilà donc que Frédéric Quillet arrive à me faire sortir de ma fainéante retraite bloguesque. Retraite ici mais en fait sur le front du travail et un peu fatigué en rentrant. Et puis, disons-le une petite lassitude. Ce n'est peut être que passager. On a ses passes.

Mais alors, qu'est-ce qui peut me réveiller un beau mardi de ce bel été indien que nous traversons ?

Le projet du Palais des Congrès, bien sûr ! En voyant les nouvelles images du nouveau projet, je me suis dit : "Tout ça pour ça...". S'en est suivi un grand désespoir sur l'état de santé de nos élus socialistes locaux. J'ai eu un peu de pitié pour eux qui se grillent deux fois (déjà) de façon magistrale pour leurs réélections (leur boulot à eux qui rapportent).

Puis, tout de suite après, j'ai pensé de nouveau (oui, ça fuse chez moi) : "en fait, je crois bien que je m'en fous". Eh oui ! Je m'en tamponne les amygdales. Qu'ils construisent la même daube qui n'a duré que trente ans.

L'architecture sans intérêt dont on se sert pour concevoir les bâtiments à Rouen doit être pensée pour être démolie bientôt.

Les socialistes ont fait de la démagogie à outrance sur les projets précédents présentés par l'ancien maire et ce brave architecte (qui comme celui de la médiathèque) doit en avoir plein le ... des rouennais et leur petite ville pourrie par la pluie et la pollution.

Enfin, les socialistes ont fait leur numéro de référendum, de démocratie participative, d'écoute à deux francs six sous (en fait, sans doute un peu plus...) puis après avoir laissé de côté l'idée électoraliste de faire un jardin à la place du Palais des Congrès, ont sorti de leur chapeau magique un gros gâteau de boudoirs, surmonté de feuilles à la menthe, pour faire la déco et sans doute plaire aux écolos (auxquels on se doit de plaire, sous peine d'être un gros ringard). En réalité, l'édifice qui nous attend est un immeuble style Reconstruction (style stalinien balnéaire ou bunker allemand aéré par meurtrières ) qui plait beaucoup à certains mais qui chez moi provoque un sentiment de mochitude occulaire assez prononcé.

Les premiers projets en verre étaient audacieux : le reflet de la cahédrale dans le futur palais était original.

Car, bien évidemment, pour être sur cette place mythique et historique, il faut s'élever tôt pour plaire. Tout nouveau projet suscitera des discusions, des critiques.

L'idée, cependant de voir un jardin suspendue, genre "Babylone" (c'est d'eux la référence), auquel le bon rouennais aura accès par ascenseur, est tout de même très fumant et sent déjà la panne, puis l'abandon.

Bref, la cathédrale rira encore longtemps de ses voisins toujours aussi ridicules à côté d'elle.

Pour en revenir aux socialistes...il m'est arrivé une apparition miraculeuse, il y a quelques jours.

J'étais un peu comme Bernadette Soubirous, sur le chemin du retour, après une journée de don de moi, quand j'ai vu Laurent Fabius. Oui, j'ai vu Fafa ou Laulau, bref, Laurent Fabius, la terreur des gens de droite dans l'agglomération rouennaise. Le pauvre inaugurait un garage à vélos à Mont-Saint-Aignan, près d'une station TEOR. De loin, j'ai vu que la délégation avait du mal à ouvrir la porte puis le miracle s'est produit : Laurent Fabius est entré. Il a inauguré de sa présence ce garage à vélos. Avec un air (mais quel air peut-on avoir lorsque l'on nous demande d'inaugurer une telle chose?), on va dire presque christique, le président de l'agglomération a honoré tous ses range-vélos suspendus qui ne s'en remettront pas de si tôt d'avoir vu un Premier ministre !

Surréaliste. Un peu comme cette proposition de Palais des Congrès.

Mais Dieu a parlé. Et sur cette pierre, ils vont construire leur nouvelle église bétono-socialo-coco-écolo, tout à leur gloire. Pensent-ils.

25 septembre 2009

Un mot pour un autre

villepinNicolas Sarkozy est à Pittsburg pour changer le cours du monde et entre deux lectures dans l'avion - il paraît qu'il lit Marcel Proust, en ce moment, après avoir terminé Maupassant -, il se prononce sur les affaires judiciaires en cours et le concernant, sur un plateau de télévison, tout à sa gloire, avec deux bassets-journalistes.

L'acteur principal du "story telling" des nouvelles histoires sans cesse répétées du petit Nicolas n'est pas à son premier coup d'essai. Souvenons-nous de l'arrestation tonitruante de Colonna.

Trop fier du coup de filet, on oublie le principe de présomption. On oublie la justice, les procès. On condamne, tout de suite.

Avoir fait des études de droit à ce niveau, avoir des intérêts dans des cabinets juridiques, n'empêche donc pas de commettre des bévues langagières de débutant.

Maintenant, c'est au tour de l'ancien Premier ministre Villepin d'être la victime du juge présidentiel Sarkozy qui ne s'encombre pas des procédures.

Dominique de Villepin, sorti tout droit d'un autre temps, d'une autre culture plus profonde, joue son rôle de magnifique chevalier de la liberté, victime de la vulgarité du tout-puissant de la République.

Quelle prestance ce Villepin ! Quel charisme ! Une belle façade gaullienne. On attend maintenant son programme pour nous libérer de Nicolas Ier.   

En diplomatie aussi, Nicolas Sarkozy y va fort. La surenchère contre les manoeuvres du président iranien bien décidé à enrichir l'uranium et éliminer Israël semble autant de coups d'épée dans l'eau. Depuis le temps...l'Iran continue sa politique de défiance, sans trop de soucis. Si on se prend une petite bombe nucléaire "made in Téhéran", on saura qui remercier.

Le style présidentiel du hussard mal dégrossi, surtout lorsque l'on voit les résultats de cette politique, nous ouvre désormais les yeux. Par exemple, l'explosion des déficits publics à 8%, le chômage qui grimpe, les banques qui ne sont pas trop inquiétées après avoir été sauvées par les deniers publics, la crise du lait, les clandestins virés à coups de pelleteuses qui iront un peu plus loin...

Nicolas Sarkozy est déclaré coupable...d'incompétences. Le seul vrai problème, c'est qu'en face, la relève est déjà...à terre. Donc, on continue avec le même et on va droit dans le mur, dans la joie et la bonne humeur.

En attendant notre fin tragique, il faut peut être relire nos classiques. Histoire de se changer les idées. Le destin du monde attendra.

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30 août 2009

Sur les traces de Victor Hugo

Quelques photos de mon voyage sur les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Un air très british dépaysant au possible.

Embarquement dans la Cité corsaire et natale de Chateaubriand, puis direction Saint-Hélier, capitale de Jersey, à l'économie très dynamique.

En face du port, le protecteur château Elizabeth.

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Le centre-ville, très victorien.

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Les Français sont des grenouilles et les Jersiais, des crapauds.

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Direction l'est de l'île, au port de Gouray, voir le château de Mont Orgueil, fort imprenable du XIIIe siècle.

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Un chevalier égaré.

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Un portier ronflant.

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Un arbre généalogique.

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Un arbre aux urines : selon la couleur, le diagnostic n'est pas le même.

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L'Union Jack qui flotte.

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Le drapeau jersiais et le drapeau suédois en bonus.

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Après un tour en bus mémorable de l'île, nous voilà à attendre dans un petit bourg.
Rien à faire si ce n'est prendre une boite aux lettres en photo.

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Nous voici à Guernesey. Gros coup de coeur dès l'arrivée.
Avant toute visite, nous déposons nos bagages à l'hôtel qui se trouve dans la rue où a habité Vicor Hugo. 

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Première maison de Victor Hugo.

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Deuxième maison de Victor Hugo. Propriété de la ville de Paris.
Par contre, on ne peut pas payer en euros....

Avant la visite, tour superbe de l'île en bus et visite du port capitale, Saint Peter.

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Château Saint Cornet, qui lui aussi garde l'entrée du port capitale de Saint Peter.

Et enfin la cerise sur...le bouquet, la visite de l'intérieur de la maison de Victor Hugo.
On se rend compte que Victor Hugo avait une passion pour la récupération.

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Chez Victor, la vaisselle est accrochée au plafond.

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Au dessus du "H", Notre Dame de Bonsecours.
Mais rien à voir avec la commune de l'agglomération rouennaise.

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Le fauteuil pour les absents.

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Le salon de réception, très théâtral.

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La bibliothèque de Victor Hugo.

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Le bureau où Victor Hugo n'écrivait pas.

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En face, dans la même pièce, le lit de Victor Hugo où il ne dormait pas.
La pièce symbolisant juste la mort, le jugement dernier...

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A travers une fenêtre de sa chambre. Tiens, on y verrait bien mes doigts...

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Salon avec une belle vue.

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Et pour finir, les jardins de la maison de Totor.
Voilà ce que c'est que de ne plus avoir de batterie...les autres photos sont dans ma tête.

17 août 2009

Pélissier, pas si aimable !

Pelissier_Marechal_en_crim_eC'est en rédigeant l'article sur le 74ème Régiment d'infanterie que j'ai eu à faire
la rencontre d'un certain Aimable Pélissier, qui donna à Rouen son nom à une caserne rouennaise, aujourd'hui désaffectée mais réutilisée, il me semble, en bâtiment administratif.

Une sorte de rebondissement de l'Histoire, comme il est toujours intéressant d'en faire.

Avec un doux prénom comme Aimable, qui donna tant à l'orchestre (rires), on pouvait s'attendre au meilleur. En réalité, c'est au pire qu'Aimable nous a conduit.

Aimable Pélissier est LA gloire locale de Maromme(commune de l'agglomération de Rouen), la seule grande figure qui y est née, et ce en 1794.

Il est un militaire qui eut une carrière exceptionnelle, notamment sous le Second Empire, où il s'illustra, durant la guerre de Crimée, comme commandant en chef des forces françaises au fameux siège de Sébastopol, puis comme maréchal de France après la victoire de Malakoff. Après ces campagnes glorieuses contre la Russie impériale, le vieux briscard fut fait sénateur, duc de Malakoff, avec une rondelette pension de 100.000 francs et ambassadeur de France à Londres. Et puis, pour décorer le tout, on lui remit les insignes de grand chancelier de l'Ordre de la Légion d'honneur.

En fait, la suite de sa carrière ne se comprend qu'en étudiant le début de ses exploits d'officier. En 1860, il est nommé gouverneur-général de l'Algérie et meurt en fonction, non sans heurts là-bas, en 1864. Mais il connut l'Algérie bien avant, dès 1830, au commencement de la conquête du territoire.

Dans l'Empire libéral : Etudes, récits, souvenirs, Emile Ollivier, ancien républicain, chargé de former le dernier gouvernement de Napoléon III, consacre plusieurs pages à Pélissier, tout en vérité :

"Fils d'un colonel d'artillerie, Pélissier, élève de l'Ecole militaire en 1815, entra dans l'état-major dès sa formation en 1818. En qualité d'aide de camp, il participa à l'expédition d'Espagne et à celle de Morée. En Morée, il reçut la croix de Saint-Louis sur la proposition du maréchal Maison. Il suivit Bourmont dans sebastopoll'expédition d'Alger. Depuis, il ne quitta plus l'Algérie et y fit tout son avancement.
Un fait de terrible sévérité se rattachait à son nom. Colonel, il avait été chargé de réduire les Ouled-Riah, cachés dans des grottes vastes et profondes. Il les somme de sortir, ils refusent. Il comble l'entrée des grottes de fascines et les somme de nouveau : ils ne bougent pas. Alors il ordonne de mettre le feu aux fascines et 500 Arabes sont enfumés"

En réalité, ce sera même un millier de morts. Et comme le rapporte l'historien Augustin Bernard dans un livre un peu vieilli : Terrible mais indispensable résolution ! écrivait Saint-Arnaud. Pélissier employait tous les moyens, tous les raisonnements, toutes les sommations. Il a dû agir avec vigueur. J'aurais été à sa place, j'aurais fait de même, mais j'aime mieux que ce lot lui soit tombé qu'à moi. Ce triste incident, grossi par des polémiques passionnées, fit grand bruit en France. Bugeaud couvrit son subordonné, qui n'avait fait qu'exécuter ses ordres (Histoire des colonies françaises, Algérie, Tome 2)

Le colonel Saint-Arnaud et le général-gouverneur Bugeaud, celui à la casquette fameuse, ou encore le général Cavaignac ne sont en effet pas en reste et la pratique des emmurements et des enfumades devient bien commune dans ces régions soulevées de l'Algérie.

algerie_1830_1930Le père Bugeaud conseillera explicitement à ses subordonnés : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, enfumez-les à outrance comme des renards ».
Et Pélissier, décidé à ne point faire tâche, renchérira : « Il faut détruire leurs petits, comme les renards ».

Interpellé par des parlementaires indignés tout de même pour cette forfaiture, Pélissier répliquera « La peau d’un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables ». Le crime est signé et en aucun cas regretté.

Sadek Selam, universitaire algérien, qui classe ces faits avec les crimes contre l'humanité modernes que nous connaissons trop, rappelle qu' "Il convient de préciser que l'armée française a eu recours à l'emmurement des grottes pendant la guerre de 1954 à 1962".

Voilà ce qu'il faudra retenir de notre Aimable Pélissier.

Ne pas oublier, ne pas juger mais ne pas honorer.

On a bien débaptisé le square Solférino...

PS : Article publié à l'origine chez feu Mon-Rouen, qui a cassé sa pipe sans prévenir d'où réédition ici.

Tableau : Isidore Pils, Tranchée devant Sébastopol, Musée des Beaux-Arts, Bordeaux.




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